Jean-Baptiste Kléber

† à 47 ans
le 9 mars 1753
Décédé le 14 juin 1800 Cause de la mort : assassinat
Naissance :  Strasbourg (67)France  
Nationalité : française
Astrologie

Résumé biographique

Jean-Baptiste Kléber, né le 9 mars 1753 à Strasbourg et assassiné le 14 juin 1800 au Caire en Égypte, est un général français qui s'est illustré lors des guerres de la Révolution française, notamment lors de la guerre de Vendée et la campagne d'Égypte.

Extrait de Wikipédia

Biographie

Jean-Baptiste Kléber incarne la figure du soldat bâtisseur devenu stratège. Formé comme architecte avant d'endosser l'uniforme, ce fils d'artisan strasbourgeois a su transformer ses compétences en génie civil et en organisation de chantiers en atouts décisifs sur les champs de bataille. Son commandement méthodique en Vendée puis au Caire révèle un général peu enclin aux envolées lyriques, préférant la rigueur du terrain à la gesticulation politique, jusqu'à payer de sa vie son pragmatisme lors d'un attentat égyptien.


Parcours

Né dans une famille modeste de maçon, Jean-Baptiste Kléber fréquente le collège jésuite de Strasbourg avant d'entrer à l'École des arts et métiers de Paris. Dès 1776, il s'engage comme cadet dans le régiment d'Autriche hussards, mais démissionne cinq ans plus tard pour exercer comme architecte dans les Pays-Bas autrichiens et à Thionville. Cette double formation militaire et technique façonne une méthode de travail fondée sur la précision cartographique et l'analyse du terrain. En 1792, la Révolution le rappelle sous les drapeaux comme capitaine dans les bataillons de volontaires du Haut-Rhin. Sa montée en grade est fulgurante : lieutenant-colonel en octobre 1792, général de brigade en août 1793, puis général de division un an plus tard.

C'est dans la guerre de Vendée que Kléber forge sa réputation. Affecté à l'Armée de l'Ouest, il prend part aux batailles de Cholet en octobre 1793 et du Mans en décembre de la même année. Sa conduite lors de la virée de Galerne et son rôle dans la bataille de Savenay contribuent à briser l'insurrection vendéenne. En 1798, il rejoint l'expédition d'Égypte aux côtés de Bonaparte. Après la prise d'Alexandrie et du Caire, il seconde Desaix dans la conquête de la Haute-Égypte. Lorsque Bonaparte quitte secrètement l'Égypte en août 1799 pour rentrer en France, Kléber se retrouve à la tête de l'armée d'Orient. Il négocie alors la convention d'El-Arich avec les Britanniques pour rapatrier ses troupes, mais Londres refuse de ratifier l'accord. Contraint de reprendre les armes, il remporte la bataille d'Héliopolis en mars 1800, reconquiert Le Caire et rétablit l'autorité française en Égypte.

Le 14 juin 1800, Jean-Baptiste Kléber est poignardé par Soleyman al-Halaby, un étudiant syrien en théologie, dans le jardin du palais d'Elfi-Bey au Caire. L'assassin est arrêté sur place et exécuté peu après. Cette mort brutale prive l'armée française d'un chef dont l'autorité et la clairvoyance stratégique avaient permis de stabiliser une situation militaire délicate. Son décès marque le début du lent déclin de la présence française en Égypte.


Repères chronologiques

  • 1776 : engagement comme cadet dans le régiment d'Autriche hussards
  • 1792 : retour dans l'armée comme capitaine des volontaires du Haut-Rhin
  • 1793 : nommé général de brigade en août
  • 1793 : participe à la bataille de Cholet contre les Vendéens en octobre
  • 1794 : promu général de division
  • 1798 : embarque pour l'expédition d'Égypte avec Bonaparte
  • 1799 : prend le commandement de l'armée d'Orient après le départ de Bonaparte
  • 1800 : remporte la bataille d'Héliopolis le 20 mars
  • 1800 : assassiné au Caire le 14 juin

Vie personnelle et engagements

Fils de Jean-Nicolas Kléber, maçon originaire d'Abenheim en Rhénanie-Palatinat, et de Reine Bonerandi, Jean-Baptiste grandit dans un milieu artisanal modeste mais cultivé. Sa formation initiale d'architecte le distingue des autres officiers de sa génération, issus pour la plupart de la noblesse ou de la petite bourgeoisie militaire. Célibataire, sans descendance connue, il consacre l'essentiel de son existence à sa carrière militaire et à ses travaux de fortification. Ses années passées en Belgique et dans le duché de Luxembourg comme architecte civil lui confèrent une ouverture européenne rare parmi les généraux révolutionnaires. Peu enclin aux intrigues politiques, il exprime régulièrement son scepticisme face aux ambitions personnelles de Bonaparte, notamment dans sa correspondance privée où il critique l'abandon de l'armée d'Égypte.

Homme de convictions républicaines, Jean-Baptiste Kléber défend néanmoins une vision pragmatique du pouvoir. Il préfère les solutions négociées aux massacres inutiles, comme en témoigne sa tentative de convention avec les Britanniques pour évacuer l'Égypte. Ses échanges avec les savants de l'expédition, notamment ceux de l'Institut d'Égypte fondé au Caire, montrent un intérêt marqué pour les sciences et l'archéologie. Certains rapports mentionnent sa participation aux relevés topographiques et son soutien aux travaux de cartographie du territoire égyptien. Sa mort soudaine l'empêche de rentrer en France pour y assumer les fonctions politiques auxquelles son prestige militaire aurait pu le destiner.


Contexte du décès

Jean-Baptiste Kléber meurt à l'âge de quarante-sept ans, poignardé le 14 juin 1800 dans le jardin du palais d'Elfi-Bey au Caire. L'assassin, Soleyman al-Halaby, étudiant en théologie venu de Syrie, frappe le général à plusieurs reprises. Arrêté immédiatement, il est condamné et exécuté par empalement quelques jours plus tard. Le corps de Kléber est embaumé et rapatrié en France en 1818. Des obsèques nationales sont organisées à Strasbourg, où une statue équestre est érigée en son honneur place Kléber. Ses restes sont inhumés dans un caveau sous cette statue, avant d'être transférés au château de Vincennes lors de la Seconde Guerre mondiale par les autorités allemandes. Rendus à Strasbourg en 1962, ils reposent désormais dans le caveau d'origine sous la place qui porte son nom.


Lieux de référence

Jean-Baptiste Kléber repose à Strasbourg, place Kléber, dans un caveau sous la statue équestre inaugurée en 1840. Ce monument central de la ville constitue un hommage public majeur. Né à Strasbourg dans une maison modeste du quartier artisanal, il y passe son enfance avant de partir étudier à Paris puis exercer comme architecte en Belgique et au Luxembourg. Le Caire, théâtre de sa gloire militaire et de sa mort violente, demeure le lieu emblématique de sa fin de carrière. Le palais d'Elfi-Bey, où il établit son quartier général et trouve la mort, symbolise l'ambiguïté de cette aventure égyptienne mêlant conquête, administration et hostilité locale. Strasbourg l'honore comme enfant de la cité, tandis que Le Caire conserve la mémoire de l'officier français tué en plein commandement.


Anecdotes

  • Avant de devenir général, Jean-Baptiste Kléber exerce comme architecte dans les Pays-Bas autrichiens et conçoit plusieurs plans de bâtiments publics, combinant ainsi l'art de la fortification et l'esthétique urbaine.
  • Lors de la bataille de Cholet, il reçoit une blessure à la tête mais refuse de quitter le champ de bataille, poursuivant le commandement malgré l'hémorragie.
  • Sa correspondance avec Bonaparte révèle des critiques acerbes : il qualifie le départ secret du futur empereur comme une désertion et reproche l'abandon de l'armée d'Égypte sans moyens suffisants.
  • Pendant la campagne d'Égypte, Kléber participe activement aux travaux de l'Institut d'Égypte et assiste aux premières descriptions scientifiques des temples de Louxor et Karnak.
  • Son assassin, Soleyman al-Halaby, déclare lors de son procès avoir agi par conviction religieuse et en réaction à l'occupation française, refusant tout mobile personnel ou politique organisé.

Points clés

  • Métier(s) : général, architecte
  • Distinctions : commandant en chef de l'armée d'Orient

Autres militaires

Questions autour de Jean-Baptiste Kléber

Qui est né le même jour que Jean-Baptiste Kléber ?
À quel âge est mort Jean-Baptiste Kléber ?
Jean-Baptiste Kléber est mort à 47 ans, le 14 juin 1800.
Qui est mort le même jour que Jean-Baptiste Kléber ?
Jacques Rouland, Yves-Marie Maurin, John Logie Baird, Pierre Charles L'Enfant et Henry Mancini sont morts le 14 juin comme Jean-Baptiste Kléber.
Qui est né à Strasbourg ?
Carole Richert, Yvan Burger, André Wilms, Valérie Stroh et Pio Marmaï sont nés à Strasbourg comme Jean-Baptiste Kléber.
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