Médecin, théologien, musicien et philosophe alsacien, Albert Schweitzer a fondé l'hôpital de Lambaréné au Gabon et consacré sa vie au service des populations défavorisées d'Afrique équatoriale. Lauréat du prix Nobel de la paix en 1952, il a développé une éthique universelle fondée sur le principe du « respect de la vie ».
Né en Alsace, alors territoire allemand, Albert Schweitzer mène de front des études en théologie, en philosophie et en musique, devenant un spécialiste de Jean-Sébastien Bach. À 30 ans, il décide de devenir médecin missionnaire. Après son doctorat en médecine, il s'embarque en 1913 pour le Gabon avec son épouse Hélène Bresslau. Il fonde à Lambaréné, sur les rives de l'Ogooué, un hôpital destiné à soigner les populations locales touchées par la lèpre et la maladie du sommeil. Son engagement est interrompu par la Première Guerre mondiale, durant laquelle il est interné en France comme ressortissant allemand.
De retour au Gabon en 1924, il reconstruit et agrandit son hôpital. Schweitzer finance ses activités grâce à des tournées de concerts d'orgue et des conférences en Europe. En 1952, il reçoit le prix Nobel de la paix, dont il utilise la dotation pour construire le village des lépreux à Lambaréné. Jusqu'à sa mort en 1965, il continue de soigner et de militer contre les armements nucléaires aux côtés d'Albert Einstein. L'hôpital de Lambaréné demeure aujourd'hui un centre de recherche médicale.
À partir des années 1960, Albert Schweitzer a fait l'objet de critiques post-coloniales. Certains observateurs lui ont reproché une attitude paternaliste envers les populations africaines, reflétant les préjugés de son époque, ainsi que le refus de moderniser certaines structures de son hôpital. Sa vision de la civilisation a été perçue par certains intellectuels africains comme empreinte d'eurocentrisme. Ses défenseurs soulignent en revanche que son dévouement physique et sa remise en question du progrès technique constituaient une rupture avec les positions coloniales classiques de son temps.
1875 : Naissance le 14 janvier à Kaysersberg, Alsace
1905 : Annonce sa décision de devenir médecin missionnaire
1913 : Arrivée à Lambaréné et fondation de l'hôpital
1917 : Internement en France comme prisonnier civil
1924 : Retour en Afrique pour reconstruire l'hôpital
1928 : Reçoit le prix Goethe de la ville de Francfort
1952 : Lauréat du prix Nobel de la paix (remis en 1953)
1957 : Lancement de son « Appel au monde » contre les essais nucléaires
1965 : Décès le 4 septembre à Lambaréné, Gabon
Fils de pasteur, Albert Schweitzer grandit dans un environnement ancré dans la spiritualité et la culture. Il épouse en 1912 Hélène Bresslau, sociologue et infirmière, sa collaboratrice lors des premières années au Gabon. Le couple a une fille unique, Rhena, née en 1919. Schweitzer était organiste et a rédigé un ouvrage de référence sur la technique de Jean-Sébastien Bach. Après la Seconde Guerre mondiale, il est devenu l'une des consciences de l'Occident sur les dangers d'une science sans éthique, entretenant une correspondance avec des intellectuels comme Romain Rolland ou Stefan Zweig.
Albert Schweitzer s'éteint le 4 septembre 1965, à 90 ans, dans sa chambre de l'hôpital de Lambaréné, entouré de sa fille Rhena et de son personnel soignant. Il est enterré le lendemain sur les rives de l'Ogooué, aux côtés de son épouse Hélène, sous une simple croix de bois fabriquée dans l'atelier de l'hôpital.
L'Hôpital Albert-Schweitzer à Lambaréné (Gabon) est le lieu central de sa mémoire. En France, sa maison à Gunsbach (Haut-Rhin) a été transformée en musée. Sa ville natale, Kaysersberg, abrite également un centre culturel et un musée dédiés.
1 - Albert Schweitzer réparait lui-même les moteurs de ses pirogues ou les toitures de son hôpital, estimant que le travail manuel était aussi noble que la réflexion philosophique.
2 - La Société Bach de Paris lui avait offert un piano muni d'un pédalier d'orgue spécialement tropicalisé, sur lequel il s'exerçait chaque soir après ses consultations.
3 - Il refusait de tuer les insectes dans son bureau, mettant en pratique son principe de ne jamais détruire une vie sans nécessité absolue.
4 - Lors de son discours du prix Nobel à Oslo, il utilisa une partie du temps pour remercier les donateurs anonymes qui permettaient à l'hôpital de fonctionner.
- Métier(s) : Médecin, théologien, musicien, philosophe
- Résidence principale : Lambaréné (Gabon) / Gunsbach (France)
- Relations de couple : Hélène Bresslau (épouse)
- Enfants : Rhena Schweitzer-Miller
- Distinctions : Prix Nobel de la paix (1952), Prix Goethe (1928)
La force qui ne connaît que la révolte s'y use.
Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.
Le nationalisme, c'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse.
Le monde est inexplicablement mystérieux et plein de souffrance.
Toute pensée qui pénètre en profondeur s'achève en un mysticisme moral.
L'exemplarité n'est pas une façon d'influencer les autres. C'est la seule.
Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.
Les gouvernements s'entendent lorsque les peuples les obligent à s'entendre.
L'humanité consiste dans le fait qu'aucun homme n'est sacrifié à un objectif.
Il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit de ceux qui ne pensent pas comme nous.
De quelque côté qu'un homme se tourne. Il en trouvera un autre qui a besoin de lui.
L'homme a perdu la capacité de prévoir et d'anticiper. Il finira par détruire la terre.
L'homme a perdu la capacité de prévoir et d'anticiper - Il finira par détruire la terre.
Celui à qui la souffrance est épargnée doit se sentir appelé à soulager celle des autres.
L'enfant qui sait se pencher sur l'animal souffrant saura un jour tendre la main à son frère.
La vérité n'a pas d'heure, elle est de tous les temps, précisément lorsqu'elle nous paraît inopportune.
L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin.
Il ne peut être atteint mais il demeure un guide.
Tant qu'il n'étendra pas le cercle de sa compassion à tous les êtres vivants, l'homme ne trouvera pas de paix.
Le succès n'est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faîtes, vous réussirez.
En dépit de tout, je garde la conviction que l'amour, la paix, la douceur et la bonté sont la force qui est au-dessus de tout pouvoir.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autre une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du Monde.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du monde.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité.
C'est de cela que dépend l'avenir du monde.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul : le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.
La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle.
Quelqu'un qui s'est habitué à considérer la vie de n'importe quelle créature vivante comme sans valeur, finit par penser qu'une vie humaine ne vaut rien.
En tirant d'affaire un insecte en détresse, je ne fais que d'essayer de payer quelque chose de la dette toujours renouvelée par l'homme à l'égard des bêtes.
S'unir à l'essence universelle, se fondre en Dieu, c'est aboutir à une détermination passive de l'existence humaine, c'est se perdre dans l'océan de l'infini.
Qu'est-ce que le nationalisme ? C'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l'idée fixe est à la conviction normale.
La force qui ne connaît que la révolte s'y use.
Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.
Le nationalisme, c'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse.
Le monde est inexplicablement mystérieux et plein de souffrance.
Toute pensée qui pénètre en profondeur s'achève en un mysticisme moral.
L'exemplarité n'est pas une façon d'influencer les autres. C'est la seule.
Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.
Les gouvernements s'entendent lorsque les peuples les obligent à s'entendre.
L'humanité consiste dans le fait qu'aucun homme n'est sacrifié à un objectif.
Il ne faut pas croire tout ce qu'on nous dit de ceux qui ne pensent pas comme nous.
De quelque côté qu'un homme se tourne. Il en trouvera un autre qui a besoin de lui.
L'homme a perdu la capacité de prévoir et d'anticiper. Il finira par détruire la terre.
L'homme a perdu la capacité de prévoir et d'anticiper - Il finira par détruire la terre.
Celui à qui la souffrance est épargnée doit se sentir appelé à soulager celle des autres.
L'enfant qui sait se pencher sur l'animal souffrant saura un jour tendre la main à son frère.
La vérité n'a pas d'heure, elle est de tous les temps, précisément lorsqu'elle nous paraît inopportune.
L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin.
Il ne peut être atteint mais il demeure un guide.
Tant qu'il n'étendra pas le cercle de sa compassion à tous les êtres vivants, l'homme ne trouvera pas de paix.
Le succès n'est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faîtes, vous réussirez.
En dépit de tout, je garde la conviction que l'amour, la paix, la douceur et la bonté sont la force qui est au-dessus de tout pouvoir.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autre une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du Monde.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du monde.
Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité.
C'est de cela que dépend l'avenir du monde.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul : le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.
La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle.
Quelqu'un qui s'est habitué à considérer la vie de n'importe quelle créature vivante comme sans valeur, finit par penser qu'une vie humaine ne vaut rien.
En tirant d'affaire un insecte en détresse, je ne fais que d'essayer de payer quelque chose de la dette toujours renouvelée par l'homme à l'égard des bêtes.
S'unir à l'essence universelle, se fondre en Dieu, c'est aboutir à une détermination passive de l'existence humaine, c'est se perdre dans l'océan de l'infini.
Qu'est-ce que le nationalisme ? C'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l'idée fixe est à la conviction normale.