Les scientifiques avec le plus de rues à leur nom en France

Marie Curie est la scientifique la plus présente dans les rues françaises avec 585 voies à son nom, devant Pierre Curie (516 voies) et Denis Papin (510 voies). Ce classement, établi à partir du fichier officiel TOPO de la DGFiP, recense les 50 figures scientifiques dont le nom est le plus souvent donné aux rues, avenues, boulevards et places de France métropolitaine et d'outre-mer.

Le top 50 des scientifiques

# Personnalité Catégorie Voies
1 Marie Curie (1867 – 1934) Scientifiques 585
2 Pierre Curie (1859 – 1906) Scientifiques 516
3 Denis Papin (1647 – 1713) Scientifiques 510
4 Clément Ader (1841 – 1925) Ingénieurs 419
5 Blaise Pascal (1623 – 1662) Scientifiques 405
6 Paul Bert (1833 – 1886) Médecins 366
7 Gustave Eiffel (1832 – 1923) Ingénieurs 353
8 Paul Langevin (1872 – 1946) Scientifiques 345
9 Édouard Branly (1844 – 1940) Scientifiques 339
10 Ambroise Paré (1510 – 1590) Médecins 294
11 Galilée (1564 – 1642) Scientifiques 268
12 Albert Schweitzer (1875 – 1965) Médecins 252
13 Claude Bernard (1813 – 1878) Médecins 236
14 Louis Braille (1809 – 1852) Inventeurs 223
15 Jean Perrin (1870 – 1942) Scientifiques 155
16 Albert Einstein (1879 – 1955) Inventeurs 146
17 Henri Becquerel (1852 – 1908) Scientifiques 146
18 René Descartes (1596 – 1650) Scientifiques 135
19 Thomas Edison (1847 – 1931) Inventeurs 122
20 Jacques Monod (1910 – 1976) Scientifiques 114
21 Marcel Dassault (1892 – 1986) Ingénieurs 105
22 Louis Lumière (1864 – 1948) Inventeurs 99
23 Antoine Lavoisier (1743 – 1794) Scientifiques 97
24 Alfred Nobel (1833 – 1896) Scientifiques 96
25 Nicolas Copernic (1473 – 1543) Scientifiques 95
26 Irène Joliot-Curie (1897 – 1956) Scientifiques 95
27 Nicéphore Niépce (1765 – 1833) Inventeurs 94
28 René Laennec (1781 – 1826) Inventeurs 94
29 André-Marie Ampère (1775 – 1836) Scientifiques 88
30 Nicolas Appert (1749 – 1841) Inventeurs 85
31 Alexander Fleming (1881 – 1955) Scientifiques 78
32 Henri Poincaré (1854 – 1912) Scientifiques 74
33 Isaac Newton (1643 – 1727) Scientifiques 72
34 Archimède (287 – 212 av. J.-C.) Scientifiques 72
35 Émile Roux (1853 – 1933) Médecins 69
36 Georges Cuvier (1769 – 1832) Scientifiques 64
37 Sophie Germain (1776 – 1831) Scientifiques 61
38 Haroun Tazieff (1914 – 1998) Ingénieurs 59
39 Frédéric Joliot-Curie (1900 – 1958) Scientifiques 59
40 Charles Darwin (1809 – 1882) Scientifiques 52
41 Évariste Galois (1811 – 1832) Scientifiques 47
42 André Citroën (1878 – 1935) Ingénieurs 46
43 Georges Duhamel (1884 – 1966) Médecins 42
44 Léon Foucault (1819 – 1868) Scientifiques 39
45 Barthélemy Thimonnier (1793 – 1857) Inventeurs 38
46 Antoine Parmentier (1737 – 1813) Scientifiques 34
47 Alain Bombard (1924 – 2005) Médecins 33
48 Jean-François Champollion (1790 – 1832) Scientifiques 33
49 Dian Fossey (1932 – 1985) Scientifiques 29
50 Albert Jacquard (1925 – 2013) Scientifiques 28

Ce que révèle ce classement

Deux fois moins présents que les écrivains

La France honore deux fois plus ses figures littéraires que ses figures scientifiques dans son odonymie. Une particularité bien documentée qui dit beaucoup du rapport français au savoir et de la prééminence culturelle accordée aux humanités. Pasteur, premier des scientifiques, n'arrive qu'autour de la 40e position du top 100 général.

La science appliquée plus honorée que la science théorique

Le classement met en lumière une préférence française pour les scientifiques dont les travaux ont eu un impact concret : Pasteur (vaccin), Papin (machine à vapeur), Curie (radioactivité), Branly (télégraphie), Ampère, Volta. Les mathématiciens et les astronomes purs y sont nettement moins représentés.

Les femmes presque absentes

À l'exception remarquable de Marie Curie, les femmes scientifiques sont quasi invisibles dans les rues françaises. Cette sous-représentation, sensiblement plus marquée que dans les autres domaines, reflète à la fois la difficulté historique d'accès des femmes aux carrières scientifiques et le retard de la reconnaissance publique de celles qui y sont néanmoins parvenues.

Le panthéon républicain de la science

La plupart des scientifiques du top 50 sont décédés entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale. La IIIe République, qui a fait de l'instruction publique et de la science un pilier de son identité, a profondément marqué l'odonymie scientifique française.

Pour aller plus loin


Sources et méthodologie

Données : fichier officiel TOPO de la DGFiP, version mai 2026 — disponible en open data sur data.gouv.fr. Décompte effectué sur les voies en service au moment de la dernière mise à jour. Mise à jour annuelle prévue.