René Descartes (1596-1650) est un philosophe, mathématicien et physicien français. Ses travaux ont posé les fondements de la géométrie analytique et d'une méthode de connaissance fondée sur le doute, dont la formule « Je pense, donc je suis » constitue le point de départ.
René Descartes naît le 31 mars 1596 à La Haye-en-Touraine, dans une famille de petite noblesse de robe. Son père Joachim est conseiller au parlement de Bretagne. Sa mère Jeanne Brochard décède en 1597. Il entre à onze ans au collège royal jésuite Henri-le-Grand de La Flèche, où il bénéficie d'un régime lui permettant de rester au lit le matin en raison de sa santé fragile. Il y reçoit un enseignement de philosophie scolastique et de mathématiques jusqu'en 1614. En 1616, il obtient sa licence et son baccalauréat en droit à l'université de Poitiers.
En 1618, Descartes s'engage à l'école de guerre de Maurice de Nassau aux Pays-Bas, où il rencontre le physicien Isaac Beeckman. Le 10 novembre 1619, pendant ses quartiers d'hiver à Ulm, il fait trois songes qu'il interprète comme la révélation d'une vocation philosophique. Il séjourne ensuite en Italie avant de revenir en France. En 1628, il s'installe aux Pays-Bas, où il compose ses œuvres principales : les Règles pour la direction de l'esprit (inachevées), le Traité du monde (qu'il renonce à publier après la condamnation de Galilée en 1633), le Discours de la méthode (1637), les Méditations métaphysiques (1641) et les Principes de la philosophie (1644). En 1649, il quitte les Pays-Bas pour Stockholm, invité par la reine Christine de Suède. Il y contracte une pneumonie et décède le 11 février 1650.
La théorie cartésienne de l'animal-machine suscite des débats dès sa formulation. Descartes soutient que les animaux, dépourvus d'âme pensante, fonctionnent comme des automates mécaniques, incapables de sensations ou de souffrances. Cette position est contestée par des milieux religieux et par des philosophes des Lumières, notamment Voltaire et Rousseau. Elle est ultérieurement remise en cause par le développement de l'éthologie et des sciences cognitives.
René Descartes ne se marie pas et mène une vie consacrée à la réflexion. Lors de son séjour aux Pays-Bas, il entretient une relation avec Helena Jans van der Strom, de laquelle naît en 1635 une fille prénommée Francine. La mort de Francine en 1640, à l'âge de cinq ans, d'une fièvre scarlatine, constitue une perte qu'il exprime dans sa correspondance. Il change fréquemment de domicile aux Pays-Bas pour préserver sa tranquillité. Il refuse honneurs et postes universitaires et entretient une correspondance abondante avec des savants européens, notamment Marin Mersenne.
Il entretient une correspondance philosophique avec la princesse Élisabeth de Bohême sur les passions de l'âme et le rapport entre corps et esprit, ce qui donne lieu à son dernier ouvrage, Les Passions de l'âme (1649). Son projet philosophique vise à fonder la connaissance sur l'exercice du doute et l'autonomie de la raison individuelle.
René Descartes meurt le 11 février 1650 à Stockholm, à l'âge de cinquante-trois ans. La reine Christine lui impose des leçons matinales à cinq heures dans une bibliothèque du château royal. Habitué à se lever tard, Descartes souffre du froid de l'hiver scandinave et du rythme contraignant. Il contracte une pneumonie début février 1650. Les médecins de la cour pratiquent une saignée, qui affaiblit encore son état. Il décède dix jours après les premiers symptômes. Ses restes sont d'abord inhumés à Stockholm, puis rapatriés en France en 1667. Depuis 1819, ils reposent en l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris, à l'exception du crâne, conservé au Musée de l'Homme.
René Descartes naît à La Haye-en-Touraine, renommée Descartes en 1802 en son honneur, où sa maison natale est transformée en musée en 1974. Il passe la majeure partie de sa vie adulte aux Pays-Bas, dans diverses villes dont Amsterdam, Leyde et Utrecht. Il décède à Stockholm en 1650. Ses restes reposent à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris.
Je pense, donc je suis.
L'erreur, c'est seulement un défaut.
Plutôt changer mes désirs que l'ordre du monde.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
La raison est la seule chose qui nous rend hommes.
Si l'homme est libre, c'est Dieu qui ne l'est pas.
Passion est passivité de l'âme et activité du corps.
Ce qui est ordinairement le plus envié, c'est la gloire.
Toute science est une connaissance certaine et évidente.
Ainsi les plus généreux ont coutume d'être les plus humbles.
C'est proprement ne valoir rien que de n'être utile à personne.
La parole a beaucoup plus de force pour persuader que l'écriture.
Souvent une fausse joie vaut mieux qu'une tristesse dont la cause est vraie.
C'est aussi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.
Il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l'envie.
Lorsqu'on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.
On ne peut se passer d'une méthode pour se mettre en quête de la vérité des choses.
La volonté est tellement libre de sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte.
Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien.
J'appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l'on cherche.
Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu'est-ce qu'une chose qui pense ?
Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.
Il n'y a personne qui ne désire se rendre heureux ; mais plusieurs n'en savent pas le moyen.
Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.
C'est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher.
Je prends beaucoup plus de plaisir à m'instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés.
Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie.
L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.
Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut.
Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès.
On connaîtra bien qu'il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d'autrui, de faire des choses fort accomplies.
La puissance de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.
Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions que l'on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances.
Ce qu'on nomme communément envie est un vice qui consiste en une perversité de nature qui fait que certaines gens se fâchent du bien qu'ils voient arriver aux autres hommes.
La pluralité des voix n'est pas une preuve, pour les vérités malaisées à découvrir, tant il est bien plus vraisemblable qu'un homme seul les ait rencontré que tout un peuple.
Je pense, donc je suis.
L'erreur, c'est seulement un défaut.
Plutôt changer mes désirs que l'ordre du monde.
Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant.
La raison est la seule chose qui nous rend hommes.
Si l'homme est libre, c'est Dieu qui ne l'est pas.
Passion est passivité de l'âme et activité du corps.
Ce qui est ordinairement le plus envié, c'est la gloire.
Toute science est une connaissance certaine et évidente.
Ainsi les plus généreux ont coutume d'être les plus humbles.
C'est proprement ne valoir rien que de n'être utile à personne.
La parole a beaucoup plus de force pour persuader que l'écriture.
Souvent une fausse joie vaut mieux qu'une tristesse dont la cause est vraie.
C'est aussi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.
Il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l'envie.
Lorsqu'on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.
On ne peut se passer d'une méthode pour se mettre en quête de la vérité des choses.
La volonté est tellement libre de sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte.
Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien.
J'appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l'on cherche.
Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu'est-ce qu'une chose qui pense ?
Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu.
Il n'y a personne qui ne désire se rendre heureux ; mais plusieurs n'en savent pas le moyen.
Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.
C'est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher.
Je prends beaucoup plus de plaisir à m'instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés.
Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie.
L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.
Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut.
Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n'avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès.
On connaîtra bien qu'il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d'autrui, de faire des choses fort accomplies.
La puissance de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.
Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions que l'on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances.
Ce qu'on nomme communément envie est un vice qui consiste en une perversité de nature qui fait que certaines gens se fâchent du bien qu'ils voient arriver aux autres hommes.
La pluralité des voix n'est pas une preuve, pour les vérités malaisées à découvrir, tant il est bien plus vraisemblable qu'un homme seul les ait rencontré que tout un peuple.