Gaspard-Gustave Coriolis

1792–1843 · † à 51 ans
Naissance
21 mai 1792
Décès
Nationalité
Astrologie

Biographie

Gaspard-Gustave Coriolis, mathématicien et ingénieur français né en 1792 à Paris et mort en 1843 dans la même ville, a donné son nom à la force de Coriolis. Membre de l'Académie des sciences, directeur des études de l'École polytechnique, il a aussi introduit en mécanique les notions modernes de travail et d'énergie cinétique.


Parcours

Issu d'une famille aristocratique provençale appauvrie par la Révolution, Gaspard-Gustave Coriolis grandit à Nancy où son père Jean-Baptiste-Elzéar de Coriolis, ancien officier de Louis XVI, s'est reconverti dans l'industrie. Élève brillant malgré une santé fragile, il est reçu deuxième au concours d'entrée de l'École polytechnique en 1808. Il intègre ensuite l'École des ponts et chaussées, dont il sort en 1813 pour exercer comme ingénieur ordinaire dans les départements de la Meurthe, de la Meuse et des Vosges, notamment à Épinal. En octobre 1816, sur la recommandation d'Augustin-Louis Cauchy, alors enseignant à l'École polytechnique, il est nommé répétiteur du cours d'analyse et de mécanique. Cette nomination marque le début d'une carrière scientifique parisienne où il publie en 1829 son ouvrage de référence Du calcul de l'effet des machines, dans lequel il définit le terme de travail au sens mécanique moderne.

La même année 1829, Coriolis devient professeur d'analyse géométrique et de mécanique générale à l'École centrale des arts et manufactures, où l'un des fondateurs, Eugène Péclet, épousera sa sœur Cécile. Après 1830, il décline le poste laissé vacant par Cauchy à Polytechnique pour se consacrer à la recherche. En 1831, il enseigne la mécanique appliquée à l'École des ponts aux côtés de Claude-Louis Navier. En 1835, il publie deux textes majeurs, Théorie mathématique des effets du jeu de billard et le mémoire Sur les équations du mouvement relatif des systèmes de corps, où il établit les équations de la force d'inertie complémentaire qui portera son nom. À la mort de Navier en 1836, Coriolis lui succède à la chaire de mécanique appliquée des ponts et chaussées et à l'Académie des sciences.


Repères chronologiques

1792 : naissance à Paris, dans la paroisse Saint-Christophe-au-Gros-Caillou
1808 : reçu deuxième au concours d'entrée de l'École polytechnique
1813 : sortie de l'École nationale des ponts et chaussées, ingénieur en province
1816 : nomination comme répétiteur d'analyse et de mécanique à l'École polytechnique
1829 : publication de Du calcul de l'effet des machines et nomination à l'École centrale des arts et manufactures
1831 : enseignement de la mécanique appliquée à l'École des ponts aux côtés de Claude-Louis Navier
1832 : présentation à l'Académie des sciences du mémoire Sur le principe des forces vives dans les mouvements relatifs des machines
1835 : parution de Théorie mathématique des effets du jeu de billard et du mémoire Sur les équations du mouvement relatif des systèmes de corps
1836 : élection à l'Académie des sciences, section de mécanique, le 28 janvier, et succession à Navier à l'École des ponts
1838 : nomination comme directeur des études de l'École polytechnique, succédant à Pierre Louis Dulong
1843 : décès le 19 septembre à Paris, au 21 rue Descartes, inhumation au cimetière du Montparnasse
1844 : publication posthume du Traité de la mécanique des corps solides
1889 : inscription de son nom parmi les soixante-douze savants honorés sur la frise du premier étage de la tour Eiffel


Vie personnelle et engagements

Gaspard-Gustave Coriolis est le fils aîné de Jean-Baptiste-Elzéar de Coriolis, ancien sous-lieutenant du régiment de Bourbonnais devenu capitaine en 1784 puis industriel à Nancy, et de Marie-Sophie de Maillet, originaire de Nancy et issue d'une famille aristocratique lorraine. Parmi ses ancêtres maternels figure le diplomate et naturaliste Benoît de Maillet, consul de France en Égypte au tournant du XVIIIe siècle. Coriolis est l'aîné d'une fratrie de six enfants dont trois meurent en bas âge. Son frère Jean-François Prosper de Coriolis, né en 1800, disparaît prématurément. Sa sœur Cécile épouse l'ingénieur Eugène Péclet, cofondateur de l'École centrale, qui devient ainsi son beau-frère.

Sa scolarité primaire se déroule à Nancy avant son entrée à l'École polytechnique. Sa santé reste fragile tout au long de sa vie et limite ses déplacements de chantier. Aucune union ni descendance ne sont documentées dans les sources consultées. Sur le plan scientifique, il entretient des relations étroites avec Augustin-Louis Cauchy, son protecteur à Polytechnique, ainsi qu'avec Claude-Louis Navier, dont il prend la succession. Il confie son cours de mécanique appliquée à Adhémar Barré de Saint-Venant lorsque sa santé l'oblige à se retirer. Il appartient à la même génération que Sadi Carnot, Augustin Fresnel et Siméon Denis Poisson.


Contexte du décès

Gaspard-Gustave Coriolis meurt le 19 septembre 1843 à Paris, au 21 rue Descartes, dans le 12e arrondissement ancien. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique dans les sources biographiques consultées : il souffrait depuis l'enfance d'une santé fragile et de troubles récurrents qui s'étaient aggravés à partir de 1838, l'obligeant à renoncer à son cours de mécanique appliquée. Le général commandant l'École polytechnique avait refusé sa démission et l'avait maintenu en fonction de directeur des études jusqu'à sa mort. Ses obsèques se tiennent le lendemain ; l'éloge funèbre est prononcé par le mathématicien Jacques Binet, son collègue à Polytechnique et à l'Académie des sciences.


Lieux de mémoire

Gaspard-Gustave Coriolis repose au cimetière du Montparnasse à Paris, dans la 12e division. Son nom est inscrit en lettres d'or sur la frise du premier étage de la tour Eiffel parmi les soixante-douze savants français honorés par Gustave Eiffel en 1889. Un cratère lunaire situé sur la face cachée de la Lune et un navire océanographique français mis en service en 1963 portent également son nom.


Anecdotes

1 - À l'âge de douze ans, Gaspard-Gustave Coriolis aurait apporté à son professeur de Nancy une démonstration nouvelle du théorème de Pythagore, anecdote rapportée par l'historien Alexandre Moatti dans sa thèse biographique consacrée au mathématicien.
2 - Surnommé « Trompe-la-mort » par les élèves de l'École polytechnique en raison de sa santé toujours fragile, il maintint pourtant son poste de directeur des études jusqu'à son dernier jour, le commandement de l'École ayant refusé sa demande de démission.
3 - Sa Théorie mathématique des effets du jeu de billard de 1835 s'appuie sur l'observation directe des coups du joueur français François Mingaud, confrontée aux travaux antérieurs de Siméon Denis Poisson sur le frottement et à ceux de Johann Albrecht Euler.
4 - Lorsque Augustin-Louis Cauchy refuse en 1830 de prêter serment au nouveau régime et part en exil, son poste à Polytechnique est proposé à Coriolis, qui le décline afin de garder du temps pour ses recherches.
5 - Son beau-frère Eugène Péclet, mari de sa sœur Cécile, est l'un des fondateurs de l'École centrale des arts et manufactures où Coriolis lui-même enseigne la mécanique générale à partir de 1829.


Points clés

- Métier(s) : mathématicien, ingénieur, professeur de mécanique
- Résidence principale : Paris, 21 rue Descartes en fin de vie
- Relations de couple : aucune union documentée dans les sources consultées
- Enfants : aucune descendance documentée
- Distinctions : membre de l'Académie des sciences (1836), directeur des études de l'École polytechnique (1838-1843), nom inscrit sur la tour Eiffel parmi les soixante-douze savants honorés


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Questions autour de Gaspard-Gustave Coriolis

Quelle est la contribution scientifique principale de Gaspard-Gustave Coriolis ?
Gaspard-Gustave Coriolis a mis en équations en 1835 la force d'inertie complémentaire qui apparaît dans un référentiel en rotation, aujourd'hui appelée force de Coriolis. Elle est centrale en mécanique, en météorologie et en océanographie.
Quels termes Gaspard-Gustave Coriolis a-t-il introduits en mécanique ?
Dans son ouvrage Du calcul de l'effet des machines paru en 1829, Gaspard-Gustave Coriolis a fixé le sens moderne des notions de travail et d'énergie cinétique, en établissant l'expression 1/2 mv² pour cette dernière.
Où Gaspard-Gustave Coriolis a-t-il fait ses études ?
Gaspard-Gustave Coriolis a été reçu deuxième au concours d'entrée de l'École polytechnique en 1808, puis a poursuivi sa formation à l'École nationale des ponts et chaussées dont il est sorti en 1813.
Quelles fonctions Gaspard-Gustave Coriolis a-t-il occupées à l'École polytechnique ?
Gaspard-Gustave Coriolis y a d'abord été répétiteur d'analyse et de mécanique à partir de 1816, sur recommandation d'Augustin-Louis Cauchy, avant d'en devenir directeur des études en 1838, succédant à Pierre Louis Dulong.
Pourquoi le nom de Gaspard-Gustave Coriolis figure-t-il sur la tour Eiffel ?
Le nom de Gaspard-Gustave Coriolis a été retenu en 1889 par Gustave Eiffel parmi les soixante-douze savants français inscrits en lettres d'or sur la frise du premier étage, en hommage à sa contribution à la mécanique appliquée.
Quel ouvrage Gaspard-Gustave Coriolis a-t-il consacré au billard ?
Gaspard-Gustave Coriolis a publié en 1835 la Théorie mathématique des effets du jeu de billard, fondée sur l'observation des coups du joueur François Mingaud et sur les travaux de Siméon Denis Poisson concernant le frottement.
Qui est né le même jour que Gaspard-Gustave Coriolis ?
Albrecht Dürer, Krilin, Philippe II, Richard Hatch et Fairuza Balk sont nés le 21 mai comme Gaspard-Gustave Coriolis.
À quel âge est mort Gaspard-Gustave Coriolis ?
Gaspard-Gustave Coriolis est mort à 51 ans, le 19 septembre 1843.
Qui est mort le même jour que Gaspard-Gustave Coriolis ?
Mayer Amschel Rothschild, Jake LaMotta, Zine el-Abidine Ben Ali, Hiroshi Yamauchi et Charles Gérard sont morts le 19 septembre comme Gaspard-Gustave Coriolis.
Quels scientifiques sont nés à Paris comme Gaspard-Gustave Coriolis ?
Quels scientifiques français sont du signe Gémeaux comme Gaspard-Gustave Coriolis ?
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