Résumé biographique

René Malleville, syndicaliste et personnalité médiatique française née en 1947, se distingue par son engagement ouvrier à la Régie des Transports de Marseille et ses actions radicales pour défendre les droits des chauffeurs de bus. Créateur de son propre syndicat en 1984, il mène des grèves et des blocages qui marquent l'histoire sociale locale, avant de devenir conseiller municipal et chroniqueur.


Parcours

René Julien Lucien Malleville naît le 1er décembre 1947 à Carcassonne. Fils d'un policier, il est le cadet d'une fratrie de quatre enfants originaire de Salles-sur-l'Hers. À l'âge de quatre ans, son père est muté au Maroc jusqu'en 1957, date à laquelle la famille s'installe à Marseille. Scolarisé à l'école Saint-Mitre puis au collège et lycée des Chartreux, il se forme comme soudeur. À seize ans, il assiste à son premier match de l'Olympique de Marseille au Vélodrome. Il effectue son service militaire, se marie et devient père avant 1968. Rentré dans la vie civile, il entre à la Régie des Transports de Marseille comme chauffeur de bus et adhère à la section CGT de la RTM. Il s'engage en politique en 1970 et est élu conseiller municipal de Marseille en 1977 sous l'étiquette socialiste, aux côtés de Gaston Defferre. Il exerce jusqu'en 1983, date à laquelle Defferre l'écarte de sa liste en le qualifiant de grande gueule. Il reprend alors son poste à la RTM. Jugeant la CGT trop modérée, il fonde en 1984 le Syndicat des roulants et techniques, indépendant, pour défendre plus fermement les intérêts des salariés.

Sous la direction de Robert Vigouroux, il organise des actions directes, incluant la séquestration du dirigeant de la RTM en 1989 et un blocus complet de Marseille avec les bus pendant six heures, ce qui entraîne sa révocation immédiate de la RTM. Soutenu par quinze amis, il rachète le bar Le Bretagne dans le quartier de La Joliette, qui devient un lieu de rassemblement pour les supporters des Yankees du Vélodrome. En 2008, il revient en politique sur la liste de Jean-Noël Guérini et est élu conseiller communautaire et délégué aux sports dans le 2e secteur de Marseille. À partir de 2009, il intervient dans les médias comme chroniqueur sur l'OM, avec La Minute de René sur Le Phocéen à partir de 2012, atteignant 300 000 vues par vidéo. Il anime Mon OM à moi sur Radio Star et apparaît sur France Bleu Provence. En mars 2020, il rejoint Touche pas à mon poste sur C8 comme chroniqueur jusqu'en novembre 2020. Diagnostiqué d'un cancer du pancréas et du foie en août 2021, il suit un traitement jusqu'à son décès le 19 septembre 2021 à Marseille.


Controverse

En 1989, René Malleville séquestre le dirigeant de la RTM lors d'un conflit social sur les conditions de travail, entraînant sa révocation immédiate par la direction. Aucune poursuite judiciaire n'est engagée, mais l'action est condamnée par les syndicats traditionnels comme excessive.

En 2020, lors de son passage à Touche pas à mon poste, il quitte l'émission après un différend avec Benjamin Castaldi et Jean-Michel Maire, qui le moquent pendant son intervention sur l'OM. Il dénonce publiquement le manque de respect, recevant des menaces contre sa famille sur les réseaux sociaux. L'émission diffuse ses excuses, sans suite formelle.


Repères de carrière

1968 : Entrée comme chauffeur de bus à la RTM et adhésion à la CGT.
1977 : Élu conseiller municipal de Marseille sous Gaston Defferre.
1983 : Écarté des listes électorales par Defferre.
1984 : Fondation du Syndicat des roulants et techniques.
1989 : Séquestration du dirigeant de la RTM et révocation.
1990 : Achat et ouverture du bar Le Bretagne.
2008 : Élu conseiller communautaire sur la liste de Jean-Noël Guérini.
2009 : Début des chroniques sur l'OM dans les médias.
2012 : Lancement de La Minute de René sur Le Phocéen.
2020 : Chroniqueur dans Touche pas à mon poste sur C8.
2021 : Annonce de son cancer du pancréas et du foie.


Vie personnelle et engagements

René Malleville grandit dans une famille modeste originaire de Salles-sur-l'Hers, avec un père policier muté au Maroc de 1951 à 1957. Il a trois frères aînés. Il épouse Annie vers 1965, rencontrée à quinze ans, avec qui il reste marié 53 ans jusqu'à sa mort. Le couple a trois enfants non nommés publiquement et cinq petits-enfants. Il réside à Marseille toute sa vie adulte.

Ses engagements se concentrent sur la défense des droits ouvriers via son syndicat et des actions pour les enfants défavorisés à Marseille. Il soutient des associations locales d'aide sociale. Catholique pratiquant, il défend l'identité marseillaise et occitane dans ses interventions publiques, sans position politique militante après 2014.


Filiation

Parents : Hildebert Malleville (policier) et mère non nommée.
Épouse : Annie Malleville (mariée vers 1965-2021).
Enfants : Trois enfants (noms et dates non sourcés).
Frères et sœurs : Trois frères aînés (noms non sourcés).


Où se recueillir ?

René Malleville est inhumé depuis le 24 septembre 2021 au cimetière Saint-Pierre de Marseille, avec une réplique du trophée de la Ligue des champions 1993 offerte par la famille Tapie.


Contexte du décès

René Malleville meurt le 19 septembre 2021 à Marseille des suites d'un cancer du pancréas et du foie, diagnostiqué en août 2021. Il suit une chimiothérapie jusqu'à la fin. Les obsèques ont lieu le 24 septembre 2021 à l'église Saint-Mitre,  avec plus de mille personnes présentes.


Anecdotes

1 - À seize ans, René Malleville assiste à son premier match de l'OM au Vélodrome, développant une passion pour le club qui dure toute sa vie.
2 - En 1984, déçu par la CGT jugée trop timide, il fonde son propre syndicat pour mener des actions plus directes à la RTM.
3 - Renvoyé en 1989 après un blocus de Marseille avec les bus, quinze amis lui prêtent de quoi acheter le bar Le Bretagne.
4 - Lors des municipales de 1983, Gaston Defferre l'appelle grande gueule et l'exclut de sa liste électorale.
5 - En 2020, il quitte TPMP en larmes après des moqueries de chroniqueurs, protégeant ainsi sa famille des menaces en ligne.
6 - Supporter des Yankees puis des Dodgers, il enregistre le single Point de vue sur l'OM en 2005, vendu à 4800 exemplaires.


Points clés

- Métier(s) : Syndicaliste, conseiller municipal, chroniqueur, patron de bar
- Résidence principale : Marseille, cimetière Saint-Pierre
- Relations : Annie Malleville (vers 1965-2021)
- Enfants : Trois enfants (dates non sourcées)
- Distinctions : Non sourcées