Georges Simenon, né le 13 février 1903 à Liège et mort le 4 septembre 1989 à Lausanne, est l’auteur belge francophone le plus traduit au monde et le créateur du commissaire Maigret. Prolifique, il a publié près de 400 romans et nouvelles sous son nom, vendu à plus de 500 millions d’exemplaires et traduit dans 47 langues. En 2026, son œuvre continue d’être rééditée et adaptée.
Georges Simenon débute comme journaliste à La Gazette de Liège en 1919. Il publie son premier roman Au pont des Arches en 1921 sous pseudonyme. Installé à Paris dès décembre 1922, il écrit des centaines de contes et romans populaires sous 27 pseudonymes. En 1929, il crée le commissaire Maigret dans Pietr-le-Letton, publié en 1931 chez Fayard. Il signe alors 75 romans et 28 nouvelles avec ce personnage jusqu’en 1972. Il effectue de nombreux reportages et voyages, vit à La Rochelle, en Vendée pendant la guerre, puis aux États-Unis de 1945 à 1955 où il écrit 48 livres. Il s’installe en Suisse en 1955, d’abord à Échandens puis à Épalinges en 1963 et enfin à Lausanne en 1974.
Il cesse d’écrire des romans en 1972 après 193 œuvres signées de son nom. Il dicte ensuite 21 ouvrages autobiographiques et des dictées intimes. Membre de l’Académie royale de Belgique depuis 1952, il laisse une œuvre traduite dans le monde entier, dont les romans durs et les Maigret ont été adaptés au cinéma et à la télévision à de nombreuses reprises. Ses livres restent parmi les plus vendus de la littérature francophone au XXe siècle.
Pendant l’Occupation, Georges Simenon vend les droits de cinq romans à la Continental Films, société contrôlée par les Allemands. En janvier 1945, il est placé en résidence surveillée en France pour suspicion de collaboration. Une enquête de trois mois conclut à l’absence de preuves suffisantes et il est libéré. Son frère Christian a combattu dans la division SS Wallonie. En 1977, lors d’un entretien avec Federico Fellini, il déclare avoir eu des relations avec 10 000 femmes, dont 8 000 prostituées. Il a également reconnu avoir frappé sa seconde épouse Denyse Ouimet.
1903 : Naissance le 13 février à Liège.
1919 : Débuts comme journaliste à La Gazette de Liège.
1921 : Premier roman publié.
1923 : Mariage avec Régine Renchon dite Tigy.
1931 : Création du commissaire Maigret.
1939 : Naissance de son fils Marc.
1945 : Départ pour les États-Unis.
1950 : Divorce de Tigy et mariage avec Denyse Ouimet.
1953 : Naissance de sa fille Marie-Jo.
1972 : Arrêt définitif des romans.
1978 : Suicide de sa fille Marie-Jo.
1984 : Opération d’une tumeur au cerveau.
1989 : Décès le 4 septembre à Lausanne.
Né à Liège d’un père comptable d’assurances, Désiré Simenon, et d’une mère employée de magasin, Henriette Brüll, Georges Simenon grandit dans un milieu modeste. Il épouse Régine Renchon en 1923 ; ils ont un fils, Marc, né en 1939. Divorcé en 1950, il se remarie le même jour avec Denyse Ouimet dont il a trois enfants : John né en 1949, Marie-Jo née en 1953 et décédée par suicide en 1978, et Pierre né en 1959. À partir de 1961, Teresa Sburelin, engagée comme domestique, devient sa compagne jusqu’à sa mort.
Colette lui conseille de simplifier son style au début de sa carrière. Il accorde un long entretien à Federico Fellini en 1977. Il n’a exercé aucun engagement associatif ou politique connu. Passionné de navigation, il possède un bateau dans les années 1930. Il vit retiré dans sa dernière maison de Lausanne avec Teresa Sburelin.
Georges Simenon s’éteint le 4 septembre 1989 à l’âge de 86 ans dans sa maison de Lausanne. Opéré d’une tumeur au cerveau en 1984, il utilise un fauteuil roulant depuis la fin 1988 après une chute. Il meurt paisiblement au petit matin en tenant la main de sa compagne Teresa Sburelin. Selon ses volontés, son corps est incinéré le 6 septembre 1989. Ses cendres sont dispersées dans le jardin de sa maison, mélangées à celles de sa fille Marie-Jo.
Georges Simenon est incinéré le 6 septembre 1989. Ses cendres sont dispersées dans le jardin de sa dernière maison à Lausanne, sous un cèdre, mélangées à celles de sa fille Marie-Jo. Il avait vécu précédemment dans sa grande demeure d’Épalinges, surnommée le « bunker », revendue en 1973.
1 - En 1977, lors d’un entretien avec Federico Fellini, il déclare avoir eu des relations avec 10 000 femmes dont 8 000 prostituées depuis l’âge de 13 ans et demi.
2 - Il écrivait un roman en onze jours, produisant chaque matin quatre-vingts pages dactylographiées avant de vomir sous l’effet de la tension nerveuse.
3 - Superstitieux, il a fait déclarer sa naissance le 12 février 1903 sur l’acte officiel alors qu’il est né après minuit le 13 février, jour de malchance selon lui.
4 - En 1926-1927, il entretient une liaison avec Joséphine Baker et travaille comme son secrétaire particulier.
5 - En 1972, il annonce son retrait de l’écriture romanesque en exclusivité à Paris Match, vend ses voitures et emménage dans une petite maison avec Teresa Sburelin.
6 - Après la mort de sa fille Marie-Jo en 1978, il dicte des textes intimes sur son deuil et conserve ses cendres jusqu’à la fin de sa vie.
· Métier(s) : Écrivain, romancier
· Résidence principale : Lausanne (Suisse)
· Relations de couple : Régine Renchon (1923-1950), Denyse Ouimet (1950-1964), Teresa Sburelin (compagne de 1961 à 1989)
· Enfants : Marc (1939), John (1949), Marie-Jo (1953-1978), Pierre (1959)
· Distinctions : Membre de l’Académie royale de Belgique, auteur le plus traduit de langue française après Jules Verne et Alexandre Dumas
La bonne cuisine, c'est le souvenir.
L'homme, c'est chez la femme que je l'ai trouvé.
Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
Les événements mémorables ne ressemblent jamais à ce qu'on attend d'eux.
Je n'utilise pas d'adverbes. Je n'utilise que des mots à trois dimensions.
Moins on est intelligent, plus on a de chance d'être romancier. Sinon, on écrit des thèses.
Un personnage de roman, c'est n'importe qui dans la rue, mais qui va jusqu'au bout de lui-même.
Il faut essayer, sentir. Avoir boxé, menti... Avoir tout fait, non à fond mais assez pour comprendre.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
L'homme a voulu vivre en société, mais aussi depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie à lutter contre elle.
L'union la plus grande possible que l'on peut avoir entre deux êtres, c'est faire l'amour. Ce n'est pas avec des mots que l'on communique.
Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaître le travail d'alchimie qui s'est produit en nous.
La bonne cuisine, c'est le souvenir.
L'homme, c'est chez la femme que je l'ai trouvé.
Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
Les événements mémorables ne ressemblent jamais à ce qu'on attend d'eux.
Je n'utilise pas d'adverbes. Je n'utilise que des mots à trois dimensions.
Moins on est intelligent, plus on a de chance d'être romancier. Sinon, on écrit des thèses.
Un personnage de roman, c'est n'importe qui dans la rue, mais qui va jusqu'au bout de lui-même.
Il faut essayer, sentir. Avoir boxé, menti... Avoir tout fait, non à fond mais assez pour comprendre.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
L'homme a voulu vivre en société, mais aussi depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie à lutter contre elle.
L'union la plus grande possible que l'on peut avoir entre deux êtres, c'est faire l'amour. Ce n'est pas avec des mots que l'on communique.
Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaître le travail d'alchimie qui s'est produit en nous.