Cette année marque le 227ᵉ anniversaire de sa disparition.
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est une figure du Siècle des Lumières qui a marqué l'histoire par ses œuvres littéraires et son tempérament d'aventurier. Créateur du personnage de Figaro, il fut tour à tour horloger du roi, agent diplomatique, armateur et soutien de l'indépendance américaine.
Fils d'un horloger, Pierre-Augustin Caron s'illustre d'abord par l'invention d'un nouvel échappement à cheville, une prouesse technique qui lui ouvre les portes de la cour de Versailles. Anobli sous le nom de Beaumarchais, il devient professeur de harpe des filles de Louis XV et s'initie aux affaires financières auprès de Pâris-Duverney. Sa carrière littéraire décolle avec Le Barbier de Séville en 1775, où il introduit le personnage de Figaro, valet frondeur et spirituel. Parallèlement, il mène une vie d'agent diplomatique pour le compte de Louis XV puis de Louis XVI, effectuant des missions en Angleterre et en Autriche. Son engagement dans la guerre d'indépendance des États-Unis, via la compagnie Roderigue Hortalez et Cie, témoigne de son rôle géopolitique, fournissant armes et munitions aux insurgés américains.
La consécration théâtrale arrive avec Le Mariage de Figaro, dont la satire sociale audacieuse est perçue comme un signe avant-coureur de la Révolution française. Malgré la censure royale qui retarde la pièce pendant trois ans, son triomphe en 1784 assoit sa renommée. Beaumarchais fonde la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour protéger les droits des créateurs. Durant la Révolution, son parcours devient chaotique : suspecté, il doit s'exiler après avoir tenté de fournir des fusils à la République. Il rentre en France en 1796 et meurt à Paris après avoir achevé sa trilogie de Figaro avec La Mère coupable.
La vie de Beaumarchais fut jalonnée de procès retentissants, notamment l'affaire Goëzman en 1773, qui l'opposa au Parlement Maupeou. Accusé de corruption, il utilisa ses Mémoires judiciaires pour dénoncer l'arbitraire du système de justice français, transformant une dispute privée en un débat national. Bien que condamné au « blâme » et à la perte de ses droits civiques, ce procès fit de lui un défenseur populaire contre l'injustice.
1732 : Naissance le 24 janvier à Paris
1753 : Invention de l'échappement à cheville
1756 : Mariage avec Madeleine-Catherine Franquet et prise du nom de Beaumarchais
1761 : Acquisition d'une charge de secrétaire du roi
1773 : Début de l'affaire Goëzman et publication des Mémoires
1775 : Première du Barbier de Séville
1776 : Création de la société Roderigue Hortalez et Cie
1777 : Fondation de la Société des auteurs dramatiques
1784 : Triomphe du Mariage de Figaro
1799 : Décès le 18 mai à Paris
Pierre-Augustin Caron est le fils d'André-Charles Caron et de Marie-Louise Pichon. Il se marie à trois reprises : avec Madeleine-Catherine Franquet, Geneviève-Madeleine Lévêque, et enfin Marie-Thérèse de Willer-Mawlaz en 1786. Il a une fille unique, Eugénie de Beaumarchais, née en 1777. Engagé pour la cause des lettres, il consacre une partie de sa fortune à l'édition des œuvres de Voltaire. Ses passions incluent la musique, la mécanique horlogère et le droit d'auteur.
Beaumarchais meurt subitement d'une apoplexie dans la nuit du 17 au 18 mai 1799, à l'âge de 67 ans. Son corps a ensuite été transféré au cimetière du Père-Lachaise.
- Il répara la montre d'un courtisan jaloux avec une dextérité qui humilia son détracteur en public.
- Il a financé sur ses propres deniers le navire Le Fier Rodrigue pour aider les troupes de George Washington.
- Il fut l'un des premiers à imposer le paiement de droits d'auteur, refusant que les auteurs soient spoliés par les théâtres.
- Métier(s) : Écrivain, horloger, diplomate, éditeur
- Résidence principale : Paris, France
- Relations de couple : Marie-Thérèse de Willer-Mawlaz (dernière épouse)
- Enfants : Eugénie de Beaumarchais
- Distinctions : Anoblissement (1761), Secrétaire du Roi
Tout finit par des chansons.
L'usage est souvent un abus.
Métier d'auteur, métier d'oseur.
L'ennui n'engraisse que les sots.
Que les gens d'esprit sont bêtes !
Je ne dispute pas de ce que j'ignore.
Médiocre et rampant on arrive à tout.
On est toujours l'enfant de quelqu'un.
Toute vérité n'est pas bonne à croire.
Le récit d'un mal trop connu touche peu.
Il est si doux d'être aimé pour soi-même.
Il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher.
Les maximes constituent la sagesse des nations.
Le vent, qui éteint une lumière, allume un brasier.
La sottise et la vanité sont compagnes inséparables.
En fait d'amour, vois-tu, trop n'est pas même assez.
Les femmes aiment beaucoup qu'on les appelle cruelles.
Si l'amour porte des ailes, n'est-ce pas pour voltiger?
Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur.
Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.
Vouloir du bien à une femme, est-ce en vouloir à son mari ?
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.
Recevoir, prendre et demander, voilà le secret en trois mots.
Une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique.
Il faut un peu de vraisemblance, même dans les actes vertueux.
Pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe.
Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort.
Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.
(...) Sans la liberté de blamer, il n'est point d'éloge flatteur.
Qui t'a donné une philosophie aussi gaie ? L'habitude du malheur.
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
De toutes les choses sérieuses, le mariage étant la plus bouffonne
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
Au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu'il n'est plus d'amis.
Dans la vie comme dans les montres, tout est une question de ressort.
Ecouter, c'est pourtant tout ce qu'il y a de mieux pour bien entendre.
Il faut bien que je me cite, puisque c'est toujours moi qu'on attaque.
Ce moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ;
On ne peut corriger les hommes qu'en les faisant voir tels qu'ils sont.
Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
L'homme que l'on sait timide est dans la dépendance de tous les fripons.
J'aime ta joie parce qu'elle est folle ; elle annonce que tu es heureux.
En art il n'est pas nécessaire de comprendre les choses pour en discuter.
La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre.
Je vois qu'on n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
La colère, chez les bons coeurs, n'est qu'un besoin pressant de pardonner !
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Toute vérité n'est pas bonne à dire ; toute vérité n'est pas bonne à croire ;
Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare pour une femme !
La jalousie n'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou.
Ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux... Avec délices !
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
Ô ces femmes ! voulez-vous donner de l'adresse à la plus ingénue ? enfermez-la !
Ce qu'on nomme passion n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
L'amour... n 'est que le roman du cur : c'est le plaisir qui en est l'histoire .
Les femmes sont comme les girouettes : quand elles se fixent, elles se rouillent.
Quel diable d'homme, et qu'il est contrariant ! il dit du bien de tout le monde !
En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heureux.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
Le désir nous met au pied des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
Les gens qui ne veulent rien faire de rien, n'avancent rien, et ne sont bons à rien.
Le désir nous met aux pieds des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
Je suis persuadé qu'un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.
En amour, les jeunes paient pour ce qu'ils font, les vieux pour ce qu'ils ne font pas.
Les vicieux du siècle en sont comme les saints : qu'il faut cent ans pour les canoniser.
Le plus affreux supplice n'est-il pas de haïr, quand on sait qu'on est faite pour aimer ?
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
Ce que les femmes aiment le plus, c'est d'être louées pour des talents qu'elles n'ont pas.
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur n'est-il pas de les juger ?
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot.
Pour obtenir une femme qui le veut bien, il faut la traiter comme si elle ne le voulait pas.
En occupant les autres de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
En vérité, quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve !
Hasard ! dieu méconnu ! les Anciens t'appelaient destin ! nos gens te donnent un autre nom...
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
Se venger de ceux qui nuisent à nos projets en renversant les leurs : c'est ce que chacun fait.
Ce n'est rien d'entreprendre une chose dangereuse, mais d'échapper au péril en la menant à bien.
Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.
Un homme obscur ou inconnu peut valoir mieux que sa réputation, qui n'est que l'opinion d'autrui.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur, Monsieur, n'est-il pas de les juger ?
Si le fond des procès appartient aux plaideurs, on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, Madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.
Coeurs sensibles, coeurs fidèles
Qui blâmez l'amour léger.
Si l'amour porte des ailes
N'est-ce pas pour s'envoler ?
Coeurs sensibles, coeurs fidèles qui blâmez l'amour léger. Si l'amour porte des ailes n'est-ce pas pour s'envoler ?
On parle comme on sent : mettez le plus glacé des juges à plaider dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi !
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits.
Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
Un beau discours imprimé, composé par un homme de bien, auquel il n'a manqué qu'un peu d'esprit pour être un écrivain médiocre.
Ce qui multiplie les libelles est la faiblesse de les craindre ; ce qui fait vendre les sottises est la sottise de les défendre.
La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : "Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut".
La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut.
Ô femme ! femme ! femme ! créature faible et décevante !... nul animal créé ne peut manquer à son instinct ; le tien est-il donc de tromper ?
Nos jugements sur les moeurs se rapportent toujours aux femmes ; on n'estime pas assez les hommes pour tant exiger d'eux sur ce point délicat.
Plus le gouvernement est sage, est éclairé, moins la liberté de dire est en presse ; chacun y faisant son devoir, on n'y craint pas les allusions.
Quand on craint une chose, tous nos regards se portent vers cet objet trop alarmant : quoi qu'on dise ou qu'on fasse, la frayeur empoisonne tout !
Il est bien difficile de plaire à des gens qui, par métier, doivent ne jamais trouver les choses gaies assez sérieuses, ni les graves assez enjouées.
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore, d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu'on entend..., voilà toute la politique.
Ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est la plus éveillée. Nous n'avons point de lendemain qui nous excuse, nous.
Fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider.
Ah ! fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider.
Les femmes n'étudient pas assez l'art de soutenir notre goût, de se renouveler à l'amour, de ranimer, pour ainsi dire, le charme de leur possession par celui de la variété.
Tout finit par des chansons.
L'usage est souvent un abus.
Métier d'auteur, métier d'oseur.
L'ennui n'engraisse que les sots.
Que les gens d'esprit sont bêtes !
Je ne dispute pas de ce que j'ignore.
Médiocre et rampant on arrive à tout.
On est toujours l'enfant de quelqu'un.
Toute vérité n'est pas bonne à croire.
Le récit d'un mal trop connu touche peu.
Il est si doux d'être aimé pour soi-même.
Il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher.
Les maximes constituent la sagesse des nations.
Le vent, qui éteint une lumière, allume un brasier.
La sottise et la vanité sont compagnes inséparables.
En fait d'amour, vois-tu, trop n'est pas même assez.
Les femmes aiment beaucoup qu'on les appelle cruelles.
Si l'amour porte des ailes, n'est-ce pas pour voltiger?
Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur.
Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant.
Vouloir du bien à une femme, est-ce en vouloir à son mari ?
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.
Recevoir, prendre et demander, voilà le secret en trois mots.
Une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique.
Il faut un peu de vraisemblance, même dans les actes vertueux.
Pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe.
Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort.
Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.
(...) Sans la liberté de blamer, il n'est point d'éloge flatteur.
Qui t'a donné une philosophie aussi gaie ? L'habitude du malheur.
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
De toutes les choses sérieuses, le mariage étant la plus bouffonne
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
Au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu'il n'est plus d'amis.
Dans la vie comme dans les montres, tout est une question de ressort.
Ecouter, c'est pourtant tout ce qu'il y a de mieux pour bien entendre.
Il faut bien que je me cite, puisque c'est toujours moi qu'on attaque.
Ce moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ;
On ne peut corriger les hommes qu'en les faisant voir tels qu'ils sont.
Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
L'homme que l'on sait timide est dans la dépendance de tous les fripons.
J'aime ta joie parce qu'elle est folle ; elle annonce que tu es heureux.
En art il n'est pas nécessaire de comprendre les choses pour en discuter.
La difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre.
Je vois qu'on n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
La colère, chez les bons coeurs, n'est qu'un besoin pressant de pardonner !
L'amour n'est que le roman du coeur : c'est le plaisir qui en est l'histoire.
Toute vérité n'est pas bonne à dire ; toute vérité n'est pas bonne à croire ;
Tu te croyais laide ; mais si tu savais comme le plaisir pare pour une femme !
La jalousie n'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou.
Ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux... Avec délices !
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
Ô ces femmes ! voulez-vous donner de l'adresse à la plus ingénue ? enfermez-la !
Ce qu'on nomme passion n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
L'amour... n 'est que le roman du cur : c'est le plaisir qui en est l'histoire .
Les femmes sont comme les girouettes : quand elles se fixent, elles se rouillent.
Quel diable d'homme, et qu'il est contrariant ! il dit du bien de tout le monde !
En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heureux.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
Le désir nous met au pied des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
Les gens qui ne veulent rien faire de rien, n'avancent rien, et ne sont bons à rien.
Le désir nous met aux pieds des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
Je suis persuadé qu'un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.
En amour, les jeunes paient pour ce qu'ils font, les vieux pour ce qu'ils ne font pas.
Les vicieux du siècle en sont comme les saints : qu'il faut cent ans pour les canoniser.
Le plus affreux supplice n'est-il pas de haïr, quand on sait qu'on est faite pour aimer ?
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
Ce que les femmes aiment le plus, c'est d'être louées pour des talents qu'elles n'ont pas.
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur n'est-il pas de les juger ?
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot.
Pour obtenir une femme qui le veut bien, il faut la traiter comme si elle ne le voulait pas.
En occupant les autres de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
En vérité, quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve !
Hasard ! dieu méconnu ! les Anciens t'appelaient destin ! nos gens te donnent un autre nom...
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.
Se venger de ceux qui nuisent à nos projets en renversant les leurs : c'est ce que chacun fait.
Ce n'est rien d'entreprendre une chose dangereuse, mais d'échapper au péril en la menant à bien.
Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.
Un homme obscur ou inconnu peut valoir mieux que sa réputation, qui n'est que l'opinion d'autrui.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur, Monsieur, n'est-il pas de les juger ?
Si le fond des procès appartient aux plaideurs, on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, Madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.
Coeurs sensibles, coeurs fidèles
Qui blâmez l'amour léger.
Si l'amour porte des ailes
N'est-ce pas pour s'envoler ?
Coeurs sensibles, coeurs fidèles qui blâmez l'amour léger. Si l'amour porte des ailes n'est-ce pas pour s'envoler ?
On parle comme on sent : mettez le plus glacé des juges à plaider dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi !
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; il n'y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits.
Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
Un beau discours imprimé, composé par un homme de bien, auquel il n'a manqué qu'un peu d'esprit pour être un écrivain médiocre.
Ce qui multiplie les libelles est la faiblesse de les craindre ; ce qui fait vendre les sottises est la sottise de les défendre.
La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : "Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut".
La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit : Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut.
Ô femme ! femme ! femme ! créature faible et décevante !... nul animal créé ne peut manquer à son instinct ; le tien est-il donc de tromper ?
Nos jugements sur les moeurs se rapportent toujours aux femmes ; on n'estime pas assez les hommes pour tant exiger d'eux sur ce point délicat.
Plus le gouvernement est sage, est éclairé, moins la liberté de dire est en presse ; chacun y faisant son devoir, on n'y craint pas les allusions.
Quand on craint une chose, tous nos regards se portent vers cet objet trop alarmant : quoi qu'on dise ou qu'on fasse, la frayeur empoisonne tout !
Il est bien difficile de plaire à des gens qui, par métier, doivent ne jamais trouver les choses gaies assez sérieuses, ni les graves assez enjouées.
Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore, d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu'on entend..., voilà toute la politique.
Ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est la plus éveillée. Nous n'avons point de lendemain qui nous excuse, nous.
Fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider.
Ah ! fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider.
Les femmes n'étudient pas assez l'art de soutenir notre goût, de se renouveler à l'amour, de ranimer, pour ainsi dire, le charme de leur possession par celui de la variété.