Jean-Paul Sartre

† à 74 ans
le 21 juin 1905
Décédé le 15 avril 1980 Cause de la mort : œdème pulmonaire

Autre personnalité née le 21/06/1905

Naissance :  Paris (75)France  
Nationalité : française
Taille 163 cm

Biographie

Jean-Paul Sartre, philosophe existentialiste français, auteur de nombreux essais et pièces de théâtre, est une figure centrale de la pensée du XXe siècle et de l’intellectuel engagé.


Parcours

Jean-Paul Sartre naît le 21 juin 1905 à Paris. Orphelin de père à quinze mois, il est élevé par son grand-père maternel, Charles Schweitzer, professeur de langue allemande. Il étudie au lycée Henri-IV, puis à La Rochelle, avant d’intégrer l’École normale supérieure en 1924. Il obtient l’agrégation de philosophie en 1929, année où il rencontre Simone de Beauvoir. Il enseigne la philosophie au Havre, à Neuilly et à Paris jusqu’en 1945. 

Durant la Seconde Guerre mondiale, Sartre est fait prisonnier en 1940 puis libéré en 1941. Il publie La Nausée (1938), L’Être et le Néant (1943) et fonde la revue Les Temps modernes en 1945. Il développe une pensée existentialiste centrée sur la liberté individuelle et la responsabilité. Dans les années 1960, il s’oriente vers le marxisme et rédige Critique de la raison dialectique. Il refuse le prix Nobel de littérature en 1964.


Repères de carrière

1929 : Agrégation de philosophie
1938 : Publication de La Nausée
1943 : Publication de L’Être et le Néant
1945 : Fondation de Les Temps modernes
1960 : Publication de Critique de la raison dialectique
1964 : Refus du prix Nobel de littérature


Vie personnelle et engagements

Jean-Paul Sartre entretient une relation libre et durable avec Simone de Beauvoir de 1929 à sa mort. Ils ne se marient pas et ne vivent pas ensemble, mais partagent leurs réflexions et leurs engagements. Sartre a également eu plusieurs liaisons, notamment avec Michelle Vian, qui l’assiste dans son travail éditorial. Il n’a pas eu d’enfants. 

Engagé politiquement, Sartre soutient les mouvements anticolonialistes, les dissidents soviétiques, les Palestiniens et les étudiants de Mai 68. Il se rapproche du Parti communiste français dans les années 1950, puis s’en éloigne. Il participe à la création du journal Libération en 1973. Il reste actif jusqu’à la fin de sa vie, malgré des problèmes de santé.


Où se recueillir

Jean-Paul Sartre a vécu principalement à Paris. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse, aux côtés de Simone de Beauvoir. Sa tombe est un lieu de mémoire régulièrement visité.


Contexte du décès de Jean-Paul Sartre

Affaibli par des troubles de la vue et des complications pulmonaires, Sartre est hospitalisé à Paris. Il meurt des suites d’un œdème pulmonaire après plusieurs années de déclin physique.


Anecdotes

1- Sartre a rédigé sa première pièce de théâtre, Bariona, alors qu’il était prisonnier de guerre en 1940.
2- Il a vendu lui-même des exemplaires du journal Libération dans les rues de Paris à son lancement en 1973.
3- Il a refusé le Nobel de littérature pour ne pas être institutionnalisé, expliquant qu’un écrivain doit rester libre.


Points clés

• Métier(s) : philosophe, écrivain, dramaturge, essayiste
• Résidence principale : Paris, France
• Relations : Simone de Beauvoir (1929–1980), Michelle Vian (1949–1980)
• Enfants : aucun
• Distinctions : prix Nobel de littérature (1964, refusé), docteur honoris causa de l’université hébraïque de Jérusalem (1976)

Citations

La liberté est choix.
L'argent n'a pas d'idée.
La douleur, c'est le vide.
L'existence précède l'essence.
L'homme est une passion inutile.
L'homme est condamné à être libre.
Jules Renard se taisait par écrit.
Etre libre, c'est savoir dire non.
Le faire est révélateur de l'être.
L'homme est à inventer chaque jour.
Si l'on se bat, on peut être battu.
Ceux qu'on aime, on ne les juge pas.
La modestie est la vertu des tièdes.
Ne pas choisir, c'est encore choisir.
Chaque homme doit inventer son chemin.
Mauriac, l'eau bénite qui fait pschitt.
Je préfère le désespoir à l'incertitude.
Le désir est une conduite d'envoûtement.
Qu'est-ce qu'exister ? Se boire sans soif.
Il y a des souvenirs qu'on ne partage pas.
Etre mort, c'est être en proie aux vivants.
La violence est injuste d'où qu'elle vienne.
Le grade confère autorité et non supériorité.
Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres.
On ne peut vaincre le mal que par un autre mal.
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu.
Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces.
Un droit n'est jamais que l'autre aspect d'un devoir.
Chaque parole a une conséquence. Chaque silence aussi.
La vie humaine commence par l'autre côté du désespoir.
Plus absurde est la vie, moins supportable est la mort.
La guerre, on ne la fait pas : c'est elle qui nous fait.
La facilité c'est le talent qui se retourne contre nous.
L'être dit libre est celui qui peut réaliser ses projets.
L'absence c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes.
La possession est une amitié entre l'homme et les choses.
Aimer est, dans son essence, le projet de se faire aimer.
Il est toujours facile d'obéir, si l'on rêve de commander.
Je ne connais qu'une Eglise : c'est la société des hommes.
L'homme qui se croit déterminé se masque sa responsabilité.
La seule chose qui permet à l'homme de vivre, c'est l'acte.
Le plus lâche des assassins, c'est celui qui a des remords.
Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l'on veut.
Autrui, c'est l'autre, c'est-à-dire le moi qui n'est pas moi.
Les valeurs sont le sens que l'on choisit de donner à sa vie.
J'admire comme on peut mentir en mettant la raison de son côté.
On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de nous.
Le désir s'exprime par la caresse comme la pensée par le langage.
Un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
C'est dans l'angoisse que l'homme prend conscience de sa liberté.
Je ferai le Bien : c'est encore la meilleure manière d'être seul.
Est-ce donc nuire aux gens que de leur donner la liberté d'esprit ?
La violence, sous quelque forme qu'elle se manifeste, est un échec.
Il faut un double soleil pour éclairer le fond de la bêtise humaine.
Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
Au football, tout est compliqué par la présence de l'équipe adverse.
Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets.
Un mystique, c'est toujours un homme qui veut oublier quelque chose.
L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas.
Que l'humanité vienne à disparaître, elle tuera ses morts pour de bon.
S'il veut vous demander conseil, c'est qu'il a déjà choisi la réponse.
Les hommes ne sont impuissants que lorsqu'ils admettent qu'ils le sont.
Le plus grand forfait n'est point de faire le mal, mais de le manifester.
Une vie, c'est fait avec l'avenir, comme les corps sont faits avec du vide.
Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique.
Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre.
Celui qui n'a pas peur n'est pas normal; ça n'a rien à voir avec le courage .
Le secret douloureux des dieux et des rois, c'est que les hommes sont libres.
On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est.
L'ennui avec le Mal, c'est qu'on s'y habitue, il faut du génie pour inventer.
Je me moque du diable ! Il reçoit les âmes, mais ce n'est pas lui qui les damne.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître.
Ce qui est terrible, ce n'est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain.
L'aventure : un événement qui sort de l'ordinaire, sans être forcément extraordinaire.
Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action.
Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est.
La Liberté, ce n'est pas de pouvoir ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on peut.
Ne pas trop réfléchir sur la valeur de l'Histoire. On court le risque de s'en dégoûter.
L'authenticité, c'est d'être le même à travers toutes les situations, un projet unique.
Il ne faut pas que je pense que je ne veux pas penser. Parce que c'est encore une pensée.
C'est là le fond de la joie d'amour, lorsqu'elle existe : nous sentir justifiés d'exister.
Le monde est iniquité ; si tu l'acceptes, tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.
Etre libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut.
Je préfère les gens qui ont peur de la mort des autres : c'est la preuve qu'ils savent vivre.
Moi, je suis méchante : ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
L'homme sans aucun appui et sans aucun secours est condamné chaque instant à inventer l'homme.
Etre libre, ce n'est point pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut.
Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
Le meilleur travail n'est pas celui qui te coûtera le plus mais celui que tu réussiras le mieux.
On n'est pas un homme tant qu'on n'a pas trouvé quelque chose pour quoi on accepterait de mourir.
Le monde peut fort bien se passer de littérature. Mais il peut se passer de l'homme encore mieux.
Je ne suis pas un homme, je ne suis rien. Il n'y a que Dieu. L'homme, c'est une illusion d'optique.
Quand beaucoup d'hommes sont ensemble, il faut les séparer par des rites, ou bien ils se massacrent.
Nous ne voulons rien manquer de notre temps : peut-être en est-il de plus beaux, mais c'est le nôtre.
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
Ceux qui me voient se fient rarement à ma parole : je dois avoir l'air trop intelligent pour la tenir.
Le fascisme n'est pas défini par le nombre de ses victimes, mais par la façon dans laquelle il les tue.
Un amour, une carrière, une révolution : autant d'entreprises que l'on commence en ignorant leur issue.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
Etre homme, c'est tendre à être Dieu ; ou, si l'on préfère, l'homme est fondamentalement désir d'être Dieu.
Parler c'est agir : toute chose qu'on nomme n'est déjà plus tout à fait la même, elle a perdu son innocence.
Pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter.
Il suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l'humanité entière.
Un livre n'est rien qu'un petit tas de feuilles sèches, ou alors, une grande forme en mouvement : la lecture.
Toute destruction brouillonne affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants.
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'autre.
Un intellectuel est quelqu'un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place.
Ce n'est jamais quand des yeux vous regardent qu'on peut les trouver beaux ou laids, qu'on peut remarquer leur couleur.
Dieu est mort, n'entendons pas par là qu'il n'existe pas, ni même qu'il n'existe plus... Il nous parlait et il se tait...
Nous ne sommes nous qu'aux yeux des autres et c'est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.
Voulez-vous que je vous dise pourquoi vous n'avez pas peur de la mort ? Chacun de vous pense qu'elle tombera sur le voisin.
En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d'être libres: nous sommes condamnés à la liberté.
Il n'y a pas de bons pères, c'est la règle. Qu'on n'en tienne pas rigueur aux hommes, mais au lien de paternité qui est pourri.
Le populisme est un enfant de vieux, le triste rejeton des derniers réalistes ; c'est encore un essai pour tirer son épingle du jeu.
Plus claire la lumière, plus sombre l'obscurité... Il est impossible d'apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres.
La violence n'est pas un moyen parmi d'autres d'atteindre la fin, mais le choix délibéré d'atteindre la fin par n'importe quel moyen.
Un intellectuel, pour moi, c'est cela : quelqu'un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
L'existence précède l'essence. Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit ensuite.
Le comédien, lorsqu'il a fini de travailler, redevient un homme comme les autres ; alors que l'acteur "se joue lui-même" à toutes les secondes.
Chaque époque découvre un aspect de la condition humaine, à chaque époque l'homme se choisit en face d'autrui, de l'amour, de la mort, du monde.
Si grave que soit le jeu, si raisonnables et sérieux que nous soyons, c'est quand même le projet de séduire les femmes qui est au poste de commande.
L'homme se fait ; il n'est pas tout fait d'abord, il se fait en choisissant sa morale, et la pression des circonstances est telle qu'il ne peut pas ne pas en choisir une.
Il est beaucoup plus facile pour un philosophe d'expliquer un nouveau concept à un autre philosophe qu'à un enfant. Pourquoi ? Parce que l'enfant pose les vraies questions.
La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme : il s'y projette, s'y reconnaît ; seul, ce miroir critique lui offre son image.
Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous découvrirons : c'est sur la route, dans les villes, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes.
L'action, quelle qu'elle soit, modifie ce qui est au nom de ce qui n'est pas encore. Puisqu'elle ne peut s'accomplir sans briser l'ordre ancien, c'est une révolution permanente.
La liberté est choix.
L'argent n'a pas d'idée.
La douleur, c'est le vide.
L'existence précède l'essence.
L'homme est une passion inutile.
L'homme est condamné à être libre.
Jules Renard se taisait par écrit.
Etre libre, c'est savoir dire non.
Le faire est révélateur de l'être.
L'homme est à inventer chaque jour.
Si l'on se bat, on peut être battu.
Ceux qu'on aime, on ne les juge pas.
La modestie est la vertu des tièdes.
Ne pas choisir, c'est encore choisir.
Chaque homme doit inventer son chemin.
Mauriac, l'eau bénite qui fait pschitt.
Je préfère le désespoir à l'incertitude.
Le désir est une conduite d'envoûtement.
Qu'est-ce qu'exister ? Se boire sans soif.
Il y a des souvenirs qu'on ne partage pas.
Etre mort, c'est être en proie aux vivants.
La violence est injuste d'où qu'elle vienne.
Le grade confère autorité et non supériorité.
Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres.
On ne peut vaincre le mal que par un autre mal.
La vie, c'est une panique dans un théâtre en feu.
Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces.
Un droit n'est jamais que l'autre aspect d'un devoir.
Chaque parole a une conséquence. Chaque silence aussi.
La vie humaine commence par l'autre côté du désespoir.
Plus absurde est la vie, moins supportable est la mort.
La guerre, on ne la fait pas : c'est elle qui nous fait.
La facilité c'est le talent qui se retourne contre nous.
L'être dit libre est celui qui peut réaliser ses projets.
L'absence c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes.
La possession est une amitié entre l'homme et les choses.
Aimer est, dans son essence, le projet de se faire aimer.
Il est toujours facile d'obéir, si l'on rêve de commander.
Je ne connais qu'une Eglise : c'est la société des hommes.
L'homme qui se croit déterminé se masque sa responsabilité.
La seule chose qui permet à l'homme de vivre, c'est l'acte.
Le plus lâche des assassins, c'est celui qui a des remords.
Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l'on veut.
Autrui, c'est l'autre, c'est-à-dire le moi qui n'est pas moi.
Les valeurs sont le sens que l'on choisit de donner à sa vie.
J'admire comme on peut mentir en mettant la raison de son côté.
On peut toujours faire quelque chose de ce qu'on a fait de nous.
Le désir s'exprime par la caresse comme la pensée par le langage.
Un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
C'est dans l'angoisse que l'homme prend conscience de sa liberté.
Je ferai le Bien : c'est encore la meilleure manière d'être seul.
Est-ce donc nuire aux gens que de leur donner la liberté d'esprit ?
La violence, sous quelque forme qu'elle se manifeste, est un échec.
Il faut un double soleil pour éclairer le fond de la bêtise humaine.
Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
Au football, tout est compliqué par la présence de l'équipe adverse.
Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets.
Un mystique, c'est toujours un homme qui veut oublier quelque chose.
L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas.
Que l'humanité vienne à disparaître, elle tuera ses morts pour de bon.
S'il veut vous demander conseil, c'est qu'il a déjà choisi la réponse.
Les hommes ne sont impuissants que lorsqu'ils admettent qu'ils le sont.
Le plus grand forfait n'est point de faire le mal, mais de le manifester.
Une vie, c'est fait avec l'avenir, comme les corps sont faits avec du vide.
Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique.
Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre.
Celui qui n'a pas peur n'est pas normal; ça n'a rien à voir avec le courage .
Le secret douloureux des dieux et des rois, c'est que les hommes sont libres.
On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est.
L'ennui avec le Mal, c'est qu'on s'y habitue, il faut du génie pour inventer.
Je me moque du diable ! Il reçoit les âmes, mais ce n'est pas lui qui les damne.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
On ne met pas son passé dans sa poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître.
Ce qui est terrible, ce n'est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain.
L'aventure : un événement qui sort de l'ordinaire, sans être forcément extraordinaire.
Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action.
Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est.
La Liberté, ce n'est pas de pouvoir ce que l'on veut, mais de vouloir ce que l'on peut.
Ne pas trop réfléchir sur la valeur de l'Histoire. On court le risque de s'en dégoûter.
L'authenticité, c'est d'être le même à travers toutes les situations, un projet unique.
Il ne faut pas que je pense que je ne veux pas penser. Parce que c'est encore une pensée.
C'est là le fond de la joie d'amour, lorsqu'elle existe : nous sentir justifiés d'exister.
Le monde est iniquité ; si tu l'acceptes, tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.
Etre libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut.
Je préfère les gens qui ont peur de la mort des autres : c'est la preuve qu'ils savent vivre.
Moi, je suis méchante : ça veut dire que j'ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
L'homme sans aucun appui et sans aucun secours est condamné chaque instant à inventer l'homme.
Etre libre, ce n'est point pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut.
Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
Le meilleur travail n'est pas celui qui te coûtera le plus mais celui que tu réussiras le mieux.
On n'est pas un homme tant qu'on n'a pas trouvé quelque chose pour quoi on accepterait de mourir.
Le monde peut fort bien se passer de littérature. Mais il peut se passer de l'homme encore mieux.
Je ne suis pas un homme, je ne suis rien. Il n'y a que Dieu. L'homme, c'est une illusion d'optique.
Quand beaucoup d'hommes sont ensemble, il faut les séparer par des rites, ou bien ils se massacrent.
Nous ne voulons rien manquer de notre temps : peut-être en est-il de plus beaux, mais c'est le nôtre.
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
Ceux qui me voient se fient rarement à ma parole : je dois avoir l'air trop intelligent pour la tenir.
Le fascisme n'est pas défini par le nombre de ses victimes, mais par la façon dans laquelle il les tue.
Un amour, une carrière, une révolution : autant d'entreprises que l'on commence en ignorant leur issue.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
Etre homme, c'est tendre à être Dieu ; ou, si l'on préfère, l'homme est fondamentalement désir d'être Dieu.
Parler c'est agir : toute chose qu'on nomme n'est déjà plus tout à fait la même, elle a perdu son innocence.
Pour que l'événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu'on se mette à le raconter.
Il suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l'humanité entière.
Un livre n'est rien qu'un petit tas de feuilles sèches, ou alors, une grande forme en mouvement : la lecture.
Toute destruction brouillonne affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants.
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'autre.
Un intellectuel est quelqu'un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place.
Ce n'est jamais quand des yeux vous regardent qu'on peut les trouver beaux ou laids, qu'on peut remarquer leur couleur.
Dieu est mort, n'entendons pas par là qu'il n'existe pas, ni même qu'il n'existe plus... Il nous parlait et il se tait...
Nous ne sommes nous qu'aux yeux des autres et c'est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.
Voulez-vous que je vous dise pourquoi vous n'avez pas peur de la mort ? Chacun de vous pense qu'elle tombera sur le voisin.
En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d'être libres: nous sommes condamnés à la liberté.
Il n'y a pas de bons pères, c'est la règle. Qu'on n'en tienne pas rigueur aux hommes, mais au lien de paternité qui est pourri.
Le populisme est un enfant de vieux, le triste rejeton des derniers réalistes ; c'est encore un essai pour tirer son épingle du jeu.
Plus claire la lumière, plus sombre l'obscurité... Il est impossible d'apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres.
La violence n'est pas un moyen parmi d'autres d'atteindre la fin, mais le choix délibéré d'atteindre la fin par n'importe quel moyen.
Un intellectuel, pour moi, c'est cela : quelqu'un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester.
L'existence précède l'essence. Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit ensuite.
Le comédien, lorsqu'il a fini de travailler, redevient un homme comme les autres ; alors que l'acteur "se joue lui-même" à toutes les secondes.
Chaque époque découvre un aspect de la condition humaine, à chaque époque l'homme se choisit en face d'autrui, de l'amour, de la mort, du monde.
Si grave que soit le jeu, si raisonnables et sérieux que nous soyons, c'est quand même le projet de séduire les femmes qui est au poste de commande.
L'homme se fait ; il n'est pas tout fait d'abord, il se fait en choisissant sa morale, et la pression des circonstances est telle qu'il ne peut pas ne pas en choisir une.
Il est beaucoup plus facile pour un philosophe d'expliquer un nouveau concept à un autre philosophe qu'à un enfant. Pourquoi ? Parce que l'enfant pose les vraies questions.
La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme : il s'y projette, s'y reconnaît ; seul, ce miroir critique lui offre son image.
Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous découvrirons : c'est sur la route, dans les villes, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes.
L'action, quelle qu'elle soit, modifie ce qui est au nom de ce qui n'est pas encore. Puisqu'elle ne peut s'accomplir sans briser l'ordre ancien, c'est une révolution permanente.

Autres dramaturges nés dans les années 1900

Questions autour de Jean-Paul Sartre

Qui est né le même jour que Jean-Paul Sartre ?
Xavier Gélin, Lana Del Rey, Guy Lux, Philippe Sarde et Yang Liwei sont nés le 21 juin comme Jean-Paul Sartre.
À quel âge est mort Jean-Paul Sartre ?
Jean-Paul Sartre est mort à 74 ans, le 15 avril 1980.
Qui est mort le même jour que Jean-Paul Sartre ?
Edward Smith, Gaston Leroux, Abraham Lincoln, Charles Vanel et Madame de Maintenon sont morts le 15 avril comme Jean-Paul Sartre.
Qui est né à Paris comme Jean-Paul Sartre ?
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