L'actrice, mannequin et écrivaine italienne Dalila Di Lazzaro demeure l'une des icônes de beauté les plus marquantes du cinéma européen des années 1970 et 1980. Sa trajectoire, marquée par des collaborations avec de grands maîtres du septième art, est également indissociable d'un parcours personnel d'une grande résilience.
Dalila Di Lazzaro commence sa carrière dans le mannequinat, où son physique singulier et ses yeux clairs lui permettent de devenir rapidement une égérie publicitaire très sollicitée en Italie. Elle fait ses premiers pas au cinéma sous le pseudonyme de Dalila Di Lamar, apparaissant dans des productions de genre avant d'être remarquée par Andy Warhol et Paul Morrissey. Ces derniers lui offrent un rôle clé dans Chair pour Frankenstein en 1973, une œuvre qui lance sa carrière à l'échelle internationale. Sa présence à l'écran, alliant une sensualité évidente à une certaine mélancolie, séduit des réalisateurs de renom. En 1976, elle tourne sous la direction d'Alberto Lattuada dans Oh, Serafina !, un succès qui assoit sa crédibilité en tant qu'actrice dramatique. Elle devient alors l'une des figures de proue du cinéma italien de cette période, alternant comédies sophistiquées et drames intenses.
Durant les années 1980, elle collabore avec des cinéastes français majeurs, notamment aux côtés d'Alain Delon dans Trois hommes à abattre en 1980. Son talent s'exprime également dans des productions internationales, où elle donne la réplique à des acteurs tels que Klaus Kinski. Toutefois, sa carrière subit un ralentissement forcé suite à de graves problèmes de santé, notamment des accidents de la route qui lui causent des douleurs chroniques invalidantes. Éloignée des plateaux de tournage, elle entame une seconde carrière fructueuse dans l'écriture. Ses ouvrages autobiographiques, dont le best-seller Il mio cielo, rencontrent un large succès public, lui permettant de partager ses épreuves et sa philosophie de vie. En 2024 et 2025, elle demeure une figure respectée de la culture italienne, intervenant régulièrement dans les médias pour témoigner de son parcours et de son engagement pour la reconnaissance de la douleur chronique.
1953 : Naissance le 29 janvier à Udine, dans le Frioul-Vénétie Julienne.
1972 : Apparition dans Si tous les salopards étaient morts.
1973 : Rôle dans Chair pour Frankenstein, produit par Andy Warhol.
1975 : Tourne dans La Poupée du gangster avec Sophia Loren et Marcello Mastroianni.
1976 : Succès majeur avec Oh, Serafina ! d'Alberto Lattuada.
1977 : Incarne un rôle marquant dans Le Chat avec Philippe Noiret.
1980 : Partage l'affiche de Trois hommes à abattre avec Alain Delon.
1985 : Rôle dans Phenomena de Dario Argento.
1991 : Tragique décès de son fils unique, Christian.
2006 : Publication de son premier livre autobiographique Il mio cielo.
2013 : Retour ponctuel au cinéma dans L'ultima ruota del carro de Giovanni Veronesi.
2024 : Publication de nouveaux récits et témoignages littéraires.
2026 : Figure emblématique de la résilience artistique en Italie.
La vie privée de Dalila Di Lazzaro a été marquée par de grandes joies mais aussi par des drames profonds. Mère très jeune, elle a eu un fils unique, Christian, né en 1969. La perte de ce dernier dans un accident de la route en 1991 à l'âge de 22 ans a constitué la tragédie majeure de son existence, un sujet qu'elle a abordé avec une grande dignité dans ses écrits. Très discrète sur ses relations sentimentales actuelles, elle a côtoyé durant sa carrière les plus grandes personnalités du monde des arts et de la mode. Elle réside principalement à Milan, ville où elle a trouvé un équilibre entre ses activités d'écrivaine et sa vie de femme engagée, loin de l'ostentation des années fastes du cinéma italien.
Sur le plan social, l'actrice est devenue une porte-parole active pour la reconnaissance des maladies chroniques et des douleurs neuropathiques, dont elle souffre depuis de nombreuses années. Elle participe également à des campagnes de sensibilisation pour la sécurité routière et le soutien aux familles endeuillées. Passionnée par la spiritualité et la philosophie, elle consacre une grande partie de son temps à l'étude et à la méditation. Ses relations dans le milieu artistique restent fortes, notamment avec des figures historiques du cinéma des années 1970 avec qui elle entretient des amitiés fidèles. Son engagement pour la cause des femmes et pour l'adoption, sujet qu'elle a souvent défendu publiquement, illustre une personnalité complexe, tournée vers l'autre et vers la quête de sens.
Dalila Di Lazzaro vit à Milan, épicentre de son activité littéraire et médiatique. Elle garde toutefois un attachement profond pour sa ville natale d'Udine et pour les paysages du Frioul. On peut également l'apercevoir lors de salons du livre à travers toute l'Italie, où elle vient à la rencontre de ses lecteurs pour des séances de dédicaces particulièrement suivies.
1 - À ses débuts, Dalila Di Lazzaro a été sollicitée par le réalisateur Federico Fellini pour participer à l'un de ses projets, mais elle a dû décliner l'offre pour des raisons contractuelles, un regret qu'elle a parfois évoqué lors d'entretiens ultérieurs.
2 - L'actrice a confié que sa collaboration avec Alain Delon fut l'une des plus professionnelles de sa carrière, soulignant la rigueur et l'élégance du comédien français sur le plateau de Trois hommes à abattre.
3 - Pour son rôle dans Chair pour Frankenstein, elle a dû passer de nombreuses heures au maquillage, les techniques de l'époque étant particulièrement rudimentaires et éprouvantes pour les comédiens sous les éclairages de studio.
4 - Dalila Di Lazzaro est une grande amatrice de peinture classique ; elle a souvent déclaré que l'observation des toiles des maîtres italiens l'avait aidée à concevoir sa propre présence visuelle et son sens de la pose devant la caméra.
- Métier(s) : Actrice, mannequin, écrivaine.
- Résidence principale : Milan, Italie.
- Relations de couple : Non documentées officiellement.
- Enfants : Christian (1969-1991).
- Distinctions : Prix pour l'ensemble de sa carrière et succès littéraires majeurs.