Figure majeure du football espagnol moderne, David Villa s’est imposé comme un buteur décisif en club comme en sélection, cumulant trophées nationaux et internationaux et une réputation forgée de l’Atlético à Barcelone, de Valence à New York et au Japon.
Né à Tuilla, dans la commune de Langreo en Asturies, David Villa Sánchez est formé dans les clubs locaux avant d’intégrer le centre de formation du Sporting de Gijón, où il débute en équipe réserve puis en équipe première au tournant des années 2000. Ses statistiques élevées en Segunda División attirent rapidement l’attention de l’élite espagnole. En 2003, il rejoint le Real Zaragoza, où il découvre la Liga et s’illustre immédiatement, contribuant à la conquête de la Coupe du Roi et de la Supercoupe d’Espagne. Ses performances l’installent parmi les attaquants les plus prometteurs du pays. En 2005, il signe à Valence, où il franchit un cap supplémentaire : buteur régulier, leader offensif, il participe à un nouveau sacre en Coupe du Roi, tout en s’imposant comme l’un des attaquants les plus complets d’Europe.
En 2010, son transfert au FC Barcelone l’inscrit au cœur d’une équipe dominante : il y remporte la Liga, plusieurs titres nationaux et surtout la Ligue des champions 2011, marquée par son but en finale. Après un passage à l’Atlético de Madrid, ponctué par un titre de champion d’Espagne et une finale de Ligue des champions, il devient le premier joueur emblématique du New York City FC, où il s’impose comme recordman de buts du club et MVP de la MLS en 2016. Une parenthèse en prêt à Melbourne City puis un ultime défi au Vissel Kobe, au Japon, où il conclut sa carrière professionnelle en remportant la Coupe de l’Empereur, complètent son parcours de joueur. Parallèlement, avec l’Espagne, il devient meilleur buteur de l’histoire de la sélection et remporte l’Euro 2008 puis la Coupe du monde 2010.
À l’été 2020, une ancienne stagiaire du New York City FC accuse David Villa de harcèlement sexuel pour des faits allégués durant son passage au sein du club de MLS. Le joueur nie publiquement ces accusations. Le New York City FC ouvre alors une enquête interne et indique ensuite avoir mis au jour des comportements jugés « inappropriés et inacceptables » au sein du club envers la plaignante, sans le citer nommément dans son communiqué. Aucun jugement pénal n’est rendu public à son encontre, mais cette affaire marque durablement la perception de son passage à New York et nourrit un débat médiatique autour des conditions de travail au sein de la franchise.
2000 : débuts professionnels avec le Sporting de Gijón B, puis intégration rapide de l’équipe première
2003 : transfert au Real Zaragoza et découverte de la Liga
2004 : victoire en Coupe du Roi et en Supercoupe d’Espagne avec Zaragoza
2005 : signature au Valence CF et installation parmi les meilleurs buteurs de Liga
2008 : meilleur buteur de l’Euro et titre de champion d’Europe avec l’Espagne
2010 : transfert au FC Barcelone et titre de champion du monde avec la Roja
2011 : but en finale de Ligue des champions et victoire avec le Barça à Wembley
2013 : passage à l’Atlético de Madrid et titre de champion d’Espagne
2014 : désignation comme premier joueur du New York City FC, puis prêt à Melbourne City
2016 : trophée de MVP de la MLS et statut de meilleur buteur de l’histoire du NYCFC
2019 : dernière saison professionnelle au Vissel Kobe et victoire en Coupe de l’Empereur
2020 : retraite sportive après le sacre en coupe nationale japonaise
2021 : prise de fonctions de responsable global du football à l’Odisha FC en Inde
2023 : prise de participation dans le CF Benidorm et nomination comme vice-président du club
Né dans une famille ouvrière des Asturies, avec un père mineur, David Villa voit son avenir footballistique menacé dès l’enfance par une fracture du fémur, qui l’oblige à une rééducation longue mais structurante. Aidé par son père, il développe une véritable ambidextrie qui deviendra l’une de ses signatures de jeu. En 2003, il épouse Patricia González, son amour d’enfance, ancienne joueuse de football, qui l’accompagne tout au long de ses différents déménagements de Gijón à Valence, Barcelone, Madrid, New York puis le Japon. Le couple a trois enfants, Zaida, Olaya et Luca, au cœur de son discours lorsqu’il évoque la fin de sa carrière et la volonté d’accorder davantage de temps à sa vie familiale.
Au-delà du terrain, David Villa multiplie les engagements autour du football de formation et de l’action sociale. Très actif au sein de campagnes menées avec l’UNICEF, il participe régulièrement à des événements caritatifs et lance dès 2008 des camps estivaux où des enfants sont encadrés par des professionnels. Son réseau DV7 Soccer Academy développe ensuite des académies sur plusieurs continents, notamment en Espagne et aux États-Unis. Après sa retraite, il s’implique dans des projets structurants : participation au projet avorté Queensboro FC à New York, rôle de dirigeant à l’Odisha FC en Inde, puis co-dirigeant et vice-président du CF Benidorm. Il associe aussi DV7 à des initiatives sociales, en particulier en direction de jeunes issus de quartiers défavorisés ou de populations migrantes.
Depuis la fin de sa carrière de joueur, David Villa partage son temps entre l’Espagne et divers projets internationaux liés au groupe DV7. On peut le voir ponctuellement lors de matchs et d’événements du CF Benidorm, dont il est vice-président, ou dans le cadre d’académies et de camps DV7 organisés dans plusieurs villes espagnoles. Il participe aussi à des opérations de promotion ou de formation à l’étranger, notamment en lien avec les académies DV7 et des initiatives sociales menées en collaboration avec des fondations et partenaires locaux.
1 - Enfant, David Villa voit sa carrière menacée par une fracture du fémur droit. Sa rééducation, organisée par son père, passe par un travail intensif du pied gauche, au point de faire de lui un buteur ambidextre redouté dans la surface de réparation.
2 - Surnommé « El Guaje » (« le gamin » en asturien), il se forge une réputation en jouant dès l’enfance avec des adversaires plus âgés. Ce surnom, resté célèbre, accompagne sa trajectoire de Tuilla jusqu’aux plus grands stades européens et internationaux.
3 - Longtemps jugé trop petit par certains recruteurs, notamment par le Real Oviedo qui refuse de le retenir, il impose finalement son profil en Segunda División puis en Liga, jusqu’à devenir meilleur buteur de l’histoire de la sélection espagnole, devant des attaquants emblématiques comme Raúl.
4 - Avec la Roja, il marque l’Euro 2008 par un triplé contre la Russie et la Coupe du monde 2010 par des buts décisifs, devenant le meilleur buteur espagnol en phase finale de Coupe du monde, tout en s’inscrivant comme l’un des symboles de l’âge d’or du football espagnol.
- Métier(s) : Ancien footballeur professionnel, dirigeant et investisseur dans des clubs et académies de football
- Résidence principale : Information non publique, déplacements fréquents entre l’Espagne et ses projets internationaux
- Relations : Marié à Patricia González (depuis 2003)
- Enfants : Zaida, Olaya et Luca Villa
- Distinctions : Champion d’Europe 2008, champion du monde 2010, Ligue des champions 2011, titres nationaux en Espagne et au Japon, MVP de la MLS 2016, multiple meilleur buteur avec l’Espagne