Georg Simon Ohm demeure l'un des pionniers de la physique électrique dont les travaux ont bouleversé la compréhension des circuits électriques au XIXe siècle. Professeur et chercheur persévérant, il a démontré la relation mathématique entre tension, courant et résistance, établissant les fondements de l'électrotechnique moderne. Son nom reste inscrit dans le système international d'unités, l'ohm désignant la résistance électrique.
Né à Erlangen dans le royaume de Bavière, Georg Simon Ohm grandit dans une famille modeste. Son père, Johann Wolfgang Ohm, serrurier de métier, possède une solide culture scientifique autodidacte et transmet à ses fils une passion pour les mathématiques et la philosophie. Georg fréquente l'université d'Erlangen où il entame des études de mathématiques et de physique, qu'il interrompt temporairement faute de ressources financières. Il exerce alors comme précepteur privé en Suisse, puis à Bamberg, avant de reprendre et d'achever son cursus universitaire en 1811.
Entre 1817 et 1826, Ohm enseigne les mathématiques et la physique au lycée jésuite de Cologne. C'est dans ce cadre qu'il entreprend ses recherches expérimentales sur l'électricité, s'inspirant des travaux d'Alessandro Volta sur la pile électrochimique et de ceux de Joseph Fourier sur la conduction thermique. Avec du matériel qu'il fabrique lui-même, notamment des fils métalliques de différentes longueurs et épaisseurs, il mesure systématiquement les courants électriques produits par diverses configurations de piles. En 1827, il publie "Die galvanische Kette, mathematisch bearbeitet", ouvrage dans lequel il formule la relation mathématique liant intensité du courant, différence de potentiel et résistance du conducteur. Cette loi, exprimée par l'équation U = R × I, constitue le socle de l'analyse des circuits électriques.
La réception initiale de ses travaux se révèle décevante. Le ministre prussien de l'Éducation juge ses théories trop spéculatives, lui reprochant un excès de formalisme mathématique au détriment de l'observation expérimentale. Ohm démissionne de son poste à Cologne en 1827 et traverse une période de précarité professionnelle. Il obtient finalement un poste de professeur à l'École polytechnique de Nuremberg en 1833, puis accède à l'université de Munich en 1849 comme professeur de physique expérimentale. La reconnaissance internationale arrive progressivement : la Royal Society de Londres lui décerne la médaille Copley en 1841, et l'Académie des sciences de Bavière le nomme membre en 1845. Il meurt à Munich le 6 juillet 1854, quelques années seulement après avoir obtenu la consécration académique qu'il espérait depuis des décennies.
Georg Simon Ohm reste célibataire toute sa vie et ne laisse aucune descendance connue. Son cercle familial immédiat se limite à son frère cadet, Martin Ohm, mathématicien réputé qui devient professeur à l'université de Berlin et contribue au développement de l'analyse mathématique. Les deux frères partagent une formation intellectuelle rigoureuse dispensée par leur père, autodidacte passionné qui compense les lacunes de l'enseignement scolaire local. Cette éducation familiale forge chez Georg une approche rigoureuse et méthodique de la science, privilégiant la formalisation mathématique des phénomènes naturels.
Profondément marqué par les difficultés financières de sa jeunesse, Ohm mène une existence austère, consacrée presque exclusivement à l'enseignement et à la recherche. Son rejet initial par les autorités académiques allemandes le contraint à vivre plusieurs années dans une situation précaire, acceptant des postes de niveau inférieur à ses qualifications. Cette période d'incompréhension suscite chez lui une amertume durable. Malgré la reconnaissance tardive de la communauté scientifique internationale, notamment britannique et française, Ohm conserve une méfiance envers les institutions prussiennes. Sa correspondance révèle un homme réservé, perfectionniste, peu enclin aux mondanités académiques, mais animé par une conviction inébranlable dans la validité de ses découvertes théoriques face au scepticisme ambiant.
Georg Simon Ohm décède le 6 juillet 1854 à Munich, à l'âge de 65 ans. Il succombe vraisemblablement à une maladie naturelle liée à l'âge, dans la ville où il occupe depuis cinq ans la chaire de physique expérimentale. Sa disparition intervient alors que sa renommée scientifique commence à s'affirmer pleinement en Europe, mais elle passe relativement inaperçue dans l'opinion publique allemande, davantage tournée vers les bouleversements politiques de l'époque. Les hommages proviennent principalement des milieux scientifiques européens qui reconnaissent désormais l'importance fondamentale de ses travaux pour le développement de l'électrotechnique naissante.
Georg Simon Ohm naît et grandit à Erlangen, ville universitaire de Bavière située au nord de Nuremberg. Il y effectue ses études supérieures avant de partir enseigner dans divers établissements allemands et suisses. Cologne marque un tournant décisif dans sa carrière : c'est au lycée jésuite de cette ville rhénane qu'il réalise entre 1817 et 1826 les expériences fondamentales conduisant à la formulation de sa loi. Après son départ forcé de Cologne, il s'installe à Nuremberg où il enseigne pendant seize ans à l'École polytechnique. Ses dernières années se déroulent à Munich, capitale du royaume de Bavière, où il occupe enfin un poste universitaire prestigieux. C'est dans cette ville qu'il s'éteint en 1854. Erlangen et Munich, villes bavaroises intimement liées à sa formation et à sa reconnaissance tardive, demeurent les principaux lieux de mémoire associés à son parcours scientifique.