Résumé biographique

Le pilote automobile français Georges Boillot est célèbre pour ses victoires au Grand Prix de France et son rôle de pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale.


Parcours

Georges Boillot, né à Valentigney, débute comme mécanicien avant de devenir coureur cycliste amateur, remportant une soixantaine d’épreuves. En 1908, il intègre l’équipe Lion-Peugeot comme pilote automobile professionnel. Avec Jules Goux, il convainc Peugeot de concourir en catégorie Grand Prix dès 1912. Il remporte le Grand Prix de France en 1912 et 1913, pilotant la révolutionnaire Peugeot L76, conçue avec Ernest Henry. En 1914, il établit un record de vitesse de 99,86 mph à Indianapolis, mais des problèmes de pneus le relèguent à la 14e place. Avec l’éclatement de la Première Guerre mondiale, il rejoint l’Armée de l’Air française, d’abord comme chauffeur du général Joffre, puis comme pilote de chasse.


Repères de carrière

1908 : Débute en tant que pilote automobile professionnel avec Lion-Peugeot.
1910 : Participe à la Targa Florio en Italie.
1912 : Remporte le Grand Prix de France à Dieppe.
1913 : Gagne à nouveau le Grand Prix de France à Amiens.
1914 : Établit un record de vitesse à Indianapolis (99,86 mph).
1915 : Rejoint l’Armée de l’Air française comme pilote de chasse.


Vie personnelle et engagements

Né à Valentigney, Doubs, Georges Boillot est le fils de Louis Boillot, employé chez Peugeot, et de Catherine Jeanperain. Frère aîné d’André Boillot, également pilote, il grandit dans une famille liée à l’industrie automobile. Marié à Jeanne Brosset, il a un fils, Jean, qui deviendra directeur de Peugeot Talbot Sport. Engagé dans l’effort de guerre, il reçoit la Croix de Guerre et la Légion d’Honneur pour son courage. Passionné de cyclisme et d’automobile, il soutient l’innovation technologique dans le sport automobile, contribuant à la conception de la Peugeot L76.


Où se recueillir ?

Georges Boillot est décédé le 19 mai 1916 près de Vadelaincourt, France. Il repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Les lieux de mémoire incluent l’Autodrome de Linas-Montlhéry et la Place Georges Boillot à Valentigney.


Anecdotes

1- Il remporte trois fois la Course de côte du Mont Ventoux (1910, 1912, 1913).
2- Il est surnommé « le sorcier » par les techniciens Peugeot pour son talent.
3- En 1914, il frôle les 100 mph à Indianapolis, un exploit pour l’époque.


Contexte du décès

Georges Boillot meurt le 19 mai 1916 près de Vadelaincourt, à 31 ans, après que son avion est abattu lors d’un combat aérien contre cinq Fokker allemands. Il parvient à abattre l’un d’eux avant de s’écraser.


Points clés

• Métier(s) : Pilote automobile, pilote de chasse, mécanicien
• Résidence principale : Valentigney, France
• Relations : Jeanne Brosset
• Enfants : Jean
• Distinctions : Croix de Guerre, Légion d’Honneur