Ancienne ministre de la Culture et conseillère d'État, Rima Abdul Malak s'est imposée comme une figure centrale des politiques culturelles françaises contemporaines. Son parcours, marqué par une expertise internationale et un engagement de terrain, l'a menée des organisations humanitaires aux plus hautes fonctions de l'exécutif français.
Rima Abdul Malak débute sa carrière au sein de l'organisation Clowns Sans Frontières, dont elle assure la direction générale pendant six ans. Cette expérience lui permet de coordonner des missions culturelles dans des zones de conflit, renforçant sa conviction du rôle social de l'art. En 2008, elle rejoint l'Institut français en tant que responsable du pôle musique, avant d'intégrer le cabinet de l'adjoint à la Culture de la Mairie de Paris en 2010. Elle devient directrice de cabinet du conseiller Culture à la Ville de Paris, où elle travaille sur des projets structurants pour la capitale. En 2014, elle est nommée attachée culturelle à l'Ambassade de France à New York. Durant ce mandat, elle promeut la création française aux États-Unis, supervise la rénovation de la librairie Albertine et lance des programmes de résidence innovants qui consolident les échanges artistiques transatlantiques.
En 2019, elle est nommée conseillère Culture et Médias au cabinet du Président de la République, Emmanuel Macron. À ce poste stratégique, elle gère notamment la crise sanitaire dans le secteur culturel et pilote le déploiement du Pass Culture. Elle accède à la fonction de ministre de la Culture en mai 2022, succédant à Roselyne Bachelot. Son ministère est marqué par la défense de l'audiovisuel public, le soutien à la création face aux enjeux numériques et la préparation de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après son départ du gouvernement en janvier 2024, elle réintègre le Conseil d'État tout en restant une voix écoutée sur les enjeux de diplomatie culturelle. En 2025 et 2026, elle poursuit son investissement dans des réflexions prospectives sur l'accès universel à l'art et le rayonnement de la francophonie dans un contexte de mondialisation croissante.
2000 : Direction générale de l'association internationale Clowns Sans Frontières.
2008 : Responsable du pôle musiques actuelles au sein de l'Institut français.
2010 : Conseillère culturelle au cabinet de Christophe Girard à la Mairie de Paris.
2012 : Directrice de cabinet de Bruno Julliard, premier adjoint à la Mairie de Paris.
2014 : Nommée attachée culturelle à l'Ambassade de France à New York.
2019 : Devient conseillère Culture et Médias à la présidence de la République.
2022 : Nommée ministre de la Culture au sein du gouvernement d'Élisabeth Borne.
2023 : Pilote le projet de loi relatif à la restitution de biens culturels.
2024 : Quitte ses fonctions ministérielles lors du remaniement de janvier.
2024 : Réintégration officielle au Conseil d'État en tant que conseillère d'État.
2025 : Participation à des cycles de conférences sur la diplomatie d'influence.
2026 : Poursuite de ses missions au Conseil d'État et d'engagements associatifs.
Née à Beyrouth, au Liban, Rima Abdul Malak quitte son pays natal à l'âge de dix ans pour s'installer en France avec ses parents. Son père est un ancien banquier et sa mère s'investit dans l'éducation. Elle effectue ses études secondaires à Lyon avant d'intégrer l'Institut d'études politiques de Lyon, puis d'obtenir un DESS en développement et coopération internationale à l'Université Panthéon-Sorbonne. Cette double culture franco-libanaise est un pilier de son identité et de son engagement pour la diversité. Elle est très discrète sur sa vie privée, ne faisant aucune déclaration publique sur sa situation matrimoniale ou familiale, préférant centrer ses interventions sur son parcours académique et ses missions institutionnelles.
Très proche des cercles intellectuels et artistiques, elle entretient des liens professionnels avec des figures telles que Jack Lang ou l'écrivain Amin Maalouf. Ses engagements associatifs demeurent centrés sur l'accès à la culture pour les populations les plus fragiles, héritage de ses années chez Clowns Sans Frontières. Elle soutient activement les initiatives liées à la francophonie et à la reconstruction du patrimoine libanais. Passionnée de littérature contemporaine et de musiques actuelles, elle participe régulièrement à des jurys artistiques et à des cercles de réflexion sur l'avenir des institutions muséales. Elle est reconnue par ses pairs pour sa connaissance approfondie des mécanismes de financement de la culture et son attachement indéfectible à la liberté de création et d'expression.
1 - Rima Abdul Malak a passé une partie de son enfance sous les bombardements à Beyrouth avant que sa famille ne décide de s'exiler en France en 1989. Ce traumatisme initial a nourri sa volonté d'utiliser la culture comme un outil de résilience et de paix.
2 - Durant son mandat à New York, elle a réussi le pari de transformer la librairie Albertine, située sur la Cinquième Avenue, en un lieu de débat intellectuel majeur, accueillant des auteurs français et américains pour des échanges inédits sur la société contemporaine.
3 - Elle est connue pour son habitude de se rendre anonymement dans les théâtres et les salles de concert, estimant que le contact direct avec le public et les œuvres est essentiel pour comprendre les réalités du terrain culturel français.
4 - Lors de sa nomination au ministère de la Culture, elle a choisi de placer son mandat sous le signe de "la culture pour tous", un slogan qu'elle a concrétisé par des déplacements fréquents dans des zones rurales et des quartiers prioritaires.
- Métier(s) : Conseillère d'État, Ancienne ministre de la Culture
- Résidence principale : Paris (France)
- Relations de couple : Information non rendue publique
- Enfants : Information non rendue publique
- Distinctions : Chevalier de l'ordre national du Mérite