Résumé biographique
Humoriste français au style unique, observateur poétique des travers quotidiens, Alex Métayer a marqué la scène cabaret des années 1960 à 2000 par ses spectacles humanistes et satiriques, mêlant tendresse et ironie sociale, tout en s'aventurant au cinéma comme réalisateur et acteur engagé.
Parcours
Alex Métayer débute sa carrière artistique après une jeunesse marquée par la musique. Né en 1930, il obtient un premier prix de clarinette et travaille comme musicien, puis animateur au Club Med. Entrant dans le monde du cabaret rive gauche, il fait ses premiers pas sur scène en 1964 en première partie de Georges Brassens à Bobino. Observateur des petits travers humains, il crée des spectacles comme Mémoire d'un amnésique en 1975, Nous on s'aime en 1977, La Vie en VO en 1978 et Merci disco en 1979. Son style, souvent en costume blanc, met en scène des personnages émouvants et dérisoires. Il participe à l'émission radiophonique L'Oreille en coin sur France Inter. Au théâtre, il se produit au Théâtre de la Ville, à l'Olympia, au Casino de Paris et aux Mathurins. Passionné de cinéma, il réalise le court métrage La Vie des seins en 1973, puis les longs métrages Le bonheur se porte large en 1988 et Mohamed Bertrand-Duval en 1991, où il joue également.
Ses spectacles ultérieurs incluent Y'a un malaise en 1981, Liberté Chérie en 1985, Moral d'Acier en 1990, Le Nouveau et l'Ancien, mais pas le Testament en 1991, Opéra Comique en 1993, Famille Je Vous Haime en 1997 et Alex Métayer perd la tête en 2000. Son sketch emblématique reste Les Pâtes à la Boudoni. Il publie des ouvrages comme Délires en scène en 1990 et Opéra comique en 1993. Militant trotskiste discret au sein de l'Organisation communiste internationaliste dès les années 1970, il intègre une cellule spectacle avec des figures comme Pierre-William Glenn et Alain Corneau. Acteur dans 5 % de risque en 1980, il joue aussi dans Moi et Moi en 1971 et T'as pas un moment ? en 1976. Son dernier texte, Le Clone, reste inédit sur scène.
Repères chronologiques
1930 : Naissance à Berre-l'Étang.
1936 : Installation en Algérie avec sa famille.
1945 : Retour en France après la guerre.
1957 : Mariage avec Jeanne Lacaze.
1964 : Première partie de Georges Brassens à Bobino.
1973 : Réalisation de La Vie des seins.
1975 : Spectacle Mémoire d'un amnésique.
1988 : Film Le bonheur se porte large.
1991 : Film Mohamed Bertrand-Duval.
1993 : Spectacle Opéra Comique et grand prix SACEM.
1996 : Divorce d'avec Jeanne Lacaze.
2000 : Spectacle Alex Métayer perd la tête.
2002 : Mariage avec Agnès Laguerre.
2004 : Décès à Levallois-Perret.
Vie personnelle et engagements
Alex Métayer naît Alexandre Marcel Jacques Métayer, fils d'Alexandre Métayer, officier dans l'armée de l'air, et d'Alphonsine Dulong. En 1936, la famille s'installe en Algérie pour la mutation du père. De retour en France après la Seconde Guerre mondiale, il quitte l'école tôt et étudie par correspondance, obtenant un premier prix de clarinette. Il épouse Jeanne Lacaze en 1957, union qui dure jusqu'au divorce en 1996. Le couple a un fils, Éric Métayer, né en 1958. En 2002, il se remarie avec Agnès Laguerre, avec qui il a un second fils, Clément Métayer, né en 1993.
Membre discret de l'Organisation communiste internationaliste trotskyste dès les années 1970, il intègre une cellule spectacle incluant Pierre-William Glenn, Bernard Murat, Alain Corneau, Dominique Labourier et Jacques Kirsner. Passionné de musique, il commence comme musicien et animateur. Ses engagements associatifs restent liés à sa carrière artistique, sans autres détails publics documentés.
Contexte du décès
Alex Métayer meurt des suites d'un cancer à l'âge de 73 ans, à Levallois-Perret. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique par la famille. Les obsèques ont lieu au cimetière du Montparnasse, avec une cérémonie publique sur des airs de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. Georges Moustaki a prononcé un hommage. Claude Brasseur a salué sa mémoire lors de la cérémonie. Michel Leeb a rendu un hommage officiel. Une rue porte son nom à Berre-l'Étang, marquant une reconnaissance municipale immédiate.
Lieux de mémoire
Alex Métayer est inhumé au cimetière du Montparnasse, 9e division, cinquième tombe en partant des marches du moulin. Une rue à Berre-l'Étang, sa ville natale, porte son nom en hommage à sa carrière.
Anecdotes
1 - Passionné de clarinette, Alex Métayer remporte un premier prix avant de se tourner vers l'humour, intégrant cet instrument dans certains sketches pour une touche musicale unique.
2 - Militant trotskiste discret, il rejoint une cellule spectacle dans les années 1970, influençant subtilement ses œuvres satiriques sans jamais l'afficher publiquement.
3 - Son sketch Les Pâtes à la Boudoni devient culte, caricaturant les travers culinaires avec une ironie tendre qui définit son style humaniste.
4 - Réalisateur autodidacte, il tourne Le bonheur se porte large en 1988, mêlant comédie et engagement social, reflet de sa vision poétique du quotidien.
5 - Son dernier texte, Le Clone, reste inédit sur scène, marquant une fin créative inachevée due à sa maladie.
Points clés
- Métier(s) : humoriste, comédien, metteur en scène, réalisateur, scénariste
- Résidence principale : Levallois-Perret
- Relations de couple: Jeanne Lacaze (1957-1996), Agnès Laguerre (2002-2004)
- Enfants : Éric Métayer (1958), Clément Métayer (1993)
- Distinctions : Grand prix SACEM (1993)







