Résumé biographique
Figure marquante du duo comique des années 1960-1970, Sophie Daumier s’impose comme comédienne et humoriste française grâce à ses sketches avec Guy Bedos, ses rôles au cinéma dans Carambolages, Dragées au poivre ou Une histoire simple, et son témoignage sur la maladie de Huntington.
Parcours
Née Élisabeth Simonne Juliette Clémence Hugon le 24 novembre 1934 à Boulogne-sur-Mer, Sophie Daumier grandit dans un milieu musical auprès de son père, le compositeur Georges Hugon. Elle se forme à la danse classique au théâtre du Châtelet à Paris et suit des cours de dessin avant de partir en tournée de french cancan sous le nom de Betty Hugon. Engagée ensuite au cabaret La Nouvelle Ève comme chanteuse fantaisiste, elle adopte successivement les pseudonymes Betty Laurent puis Betty Daumier. Elle débute au cinéma en 1955 dans Paris canaille, puis se tourne vers le théâtre et perce en 1957 avec la pièce Patate de Marcel Achard, qui l’incite à prendre le prénom Sophie. Dans les années 1960-1970, elle alterne scènes, tournages et spectacles en duo avec Guy Bedos.
Repères de carrière
24/11/1934 : Naissance à Boulogne-sur-Mer, dans une famille de musiciens.
1955-1956 : Débuts au cinéma dans Paris canaille de Pierre Gaspard-Huit.
1957 : Révélation théâtrale avec Patate, mise en scène par Pierre Dux, au théâtre Saint-Georges.
Début 1960 : Liaison avec le rocker Vince Taylor, en parallèle de ses premiers grands rôles au cinéma.
1963 : Tournage de Carambolages et Dragées au poivre, où elle retrouve Guy Bedos et son fils Philippe chante Lili Gribouille.
19/02/1965 : Mariage avec Guy Bedos après le spectacle Milord l’Arsouille.
1966 : Spectacle Tête-bêche à la Comédie des Champs-Élysées, écrit avec Jean-Loup Dabadie.
Années 1970 : Succès des sketches en duo, dont La drague, La rupture et Les Vacances à Marrakech.
1971 : Apparition dans le film Pouce, aux côtés de Guy Bedos.
1977 : Rôles dans ... Comme la lune et Violette et François au cinéma.
1978 : Interprète Esther dans Une histoire simple de Claude Sautet.
1979 : Tournage de Les Givrés et parution du livre Parle à mon cœur, ma tête est malade chez Hachette.
Années 1980 : Engagements publics autour de la chorée de Huntington et participation à des actions de sensibilisation.
01/01/2004 : Décès à Paris et inhumation au cimetière du Père-Lachaise.
Vie personnelle et engagements
Fille du compositeur Georges Hugon et d’une mère musicienne, Sophie Daumier grandit entre Boulogne-sur-Mer et la région d’Yssingeaux, liée à sa famille maternelle. Elle devient mère de Philippe, né en 1954, avant le début des années 1960 ; l’enfant sera ensuite adopté par Guy Bedos. Au début des années 1960, elle entretient une relation avec le chanteur de rock Vince Taylor. Elle rencontre Guy Bedos au théâtre, l’épouse en 1965 et forme avec lui un couple artistique et conjugal jusqu’à leur divorce en 1977. À partir des années 1980, atteinte de la maladie de Huntington comme sa mère et plus tard son fils Philippe, elle se mobilise pour la sensibilisation à cette pathologie, notamment lors d’une soirée autour de Starmania et via des actions menées avec La Maison du Souffle.
Anecdotes
1 – Avant de devenir Sophie Daumier, elle se produit sous trois pseudonymes successifs : Betty Hugon, Betty Laurent puis Betty Daumier, entre cabaret et premiers rôles au cinéma.
2 – C’est Marcel Achard, auteur de la pièce Patate, qui l’encourage à choisir le prénom Sophie et à stabiliser son nom de scène.
3 – Dans le film Dragées au poivre, son fils Philippe, alors enfant, interprète la chanson Lili Gribouille, avant d’être adopté plus tard par Guy Bedos.
4 – Diagnostiquée atteinte de la maladie de Huntington, elle publie en 1979 le livre Parle à mon cœur, ma tête est malade, où elle revient sur vingt-cinq ans de carrière et de vie personnelle.
5 – En 1988, lors d’une soirée liée à la comédie musicale Starmania, elle lance un appel public pour la création de structures d’accueil spécialisées pour les malades de Huntington en France.
6 – Elle repose au cimetière du Père-Lachaise, dans la 45e division, entre les tombes de Marie Trintignant et de Gilbert Bécaud, ce qui en fait un lieu de recueillement fréquenté par les amateurs de théâtre et de chanson.
Lieux de mémoire
Les repères principaux de Sophie Daumier s’articulent entre Boulogne-sur-Mer, sa ville natale, et Paris, où elle se forme et travaille au théâtre du Châtelet, aux cabarets comme La Nouvelle Ève et à la Comédie des Champs-Élysées. Elle passe une partie de son enfance à Yssingeaux. Décédée à Paris, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, devenu son lieu de mémoire central.
Contexte du décès
Atteinte depuis le début des années 1980 de la maladie de Huntington, Sophie Daumier voit progressivement ses capacités physiques et professionnelles diminuer. Elle meurt dans la nuit du 31 décembre 2003 au 1er janvier 2004, à son domicile du 11e arrondissement de Paris, officiellement décédée le 1er janvier 2004 des suites de cette affection neurodégénérative. Ses obsèques sont célébrées à l’église Saint-Roch, paroisse parisienne des artistes, en présence de proches et de collègues du spectacle. Elle est ensuite inhumée au cimetière du Père-Lachaise, dans la 45e division, où sa tombe, située entre celles de Marie Trintignant et Gilbert Bécaud, fait l’objet de visites et d’hommages réguliers.
Points clés
• Métier(s) : comédienne, humoriste, scénariste, autrice
• Résidence principale : Paris, France
• Relations : Vince Taylor (début des années 1960), Guy Bedos (mariage 1965, divorce 1977)
• Enfants : Philippe (1954-2010)
• Distinctions : principale reconnaissance publique liée à ses rôles au théâtre, au cinéma et à ses duos comiques avec Guy Bedos, ainsi qu’à son engagement autour de la maladie de Huntington








