Cette année marque le 1er anniversaire de sa disparition.
Monique Tarbès, comédienne et chanteuse française née Monique Angleraud à Paris en 1934 et disparue en 2025, fut l'une des figures les plus populaires du second rôle dans le cinéma, le théâtre et la télévision françaises des années 1960 aux années 1980.
Née dans le 14e arrondissement de Paris le 22 mai 1934, Monique Angleraud emprunte le nom de scène Tarbès lors de son premier mariage avec le chef opérateur Jean-Jacques Tarbès. Elle se forme au chant en 1963 au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille, où elle interprète Le joli mois de mai, séquence aujourd'hui conservée à l'INA. Cette double formation chant et comédie nourrit toute sa carrière. Au cinéma, elle débute en 1959 dans Katia de Robert Siodmak, puis enchaîne les seconds rôles dans La Bonne Occase de Michel Drach (1965), L'Or du duc de Jacques Baratier (1965), Les Cracks d'Alex Joffé (1968) et Fantasia chez les ploucs de Gérard Pirès (1971). Sa silhouette et sa voix la rendent rapidement identifiable.
Au début des années 1970, elle tourne deux fois sous la direction de Philippe de Broca : Le Magnifique (1973) où elle incarne Madame Berger aux côtés de Jean-Paul Belmondo, puis Tendre Poulet (1978) dans le rôle de la dame pipi. Elle apparaît également dans Lumière de Jeanne Moreau (1976), L'Année sainte de Jean Girault (1976) et Le Trio infernal de Francis Girod (1974). Au théâtre, elle joue Sacha Guitry, Feydeau et Neil Simon, et tient le rôle d'Adèle dans Le Don d'Adèle de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, monté au Théâtre Marigny en 1972 dans une mise en scène de Jean Le Poulain. À la télévision, elle est la voix des Rebuts de presse dans Droit de réponse de Michel Polac, diffusé de 1981 à 1987.
1934 : naissance à Paris 14e sous le nom de Monique Angleraud
1959 : premier rôle au cinéma dans Katia de Robert Siodmak
1963 : passage au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille
1964 : enregistrement de la reprise de Fais-moi mal Johnny de Boris Vian
1965 : La Bonne Occase de Michel Drach et L'Or du duc de Jacques Baratier
1966 : naissance de son fils Baptiste, né de son union avec Gilles Dreu
1972 : Le Don d'Adèle au Théâtre Marigny pour Au théâtre ce soir
1973 : Madame Berger dans Le Magnifique de Philippe de Broca
1976 : Lumière de Jeanne Moreau et L'Année sainte de Jean Girault
1978 : Tendre Poulet et début de Clémence dans 1, rue Sésame sur TF1
1981 : voix des Rebuts de presse dans Droit de réponse de Michel Polac
2000 : Joyeuses Pâques de Jean Poiret au Théâtre des Variétés
2002 : épisode Secret de famille d'Une femme d'honneur
2010 : Thé et confidences au Théâtre Galli de Sanary-sur-Mer
2025 : mort à Villeveyrac le 7 décembre, à l'âge de 91 ans
Née Monique Angleraud à Paris en 1934, elle adopte le patronyme Tarbès en épousant le chef opérateur Jean-Jacques Tarbès, né en 1933 et mort en 2000, collaborateur de Jean-Pierre Melville et de Claude Lelouch. De cette première union naît une fille, Catherine Tarbès. Elle épouse en secondes noces le chanteur Gilles Dreu, né la même année qu'elle en 1934 et disparu également en 2025, interprète du tube Alouette. Leur fils Baptiste, qui portera le nom Chapuisat, naît en juillet 1966 et c'est lui qui annoncera la mort de sa mère à l'Agence France-Presse.
Au Petit Conservatoire de Mireille, elle côtoie une génération d'élèves passés par cette pépinière télévisée parrainée par Jean Cocteau et qui forma notamment Françoise Hardy. Elle se lie aux auteurs et compositeurs de chansons satiriques de son époque, reprenant Boris Vian, Charles Aznavour, Francis Blanche, Bernard Dimey et Ricet Barrier. Très présente à la télévision des années 1980, elle participe à des émissions de divertissement comme L'Académie de 9 de Jean-Pierre Foucault et Les Jeux de 20 heures aux côtés de Maître Capello.
Monique Tarbès meurt le 7 décembre 2025 à Villeveyrac, commune de l'Hérault située dans le bassin de Thau, à l'âge de 91 ans. Sa disparition reste confidentielle pendant deux semaines à la demande de la famille : c'est son fils Baptiste Chapuisat qui annonce officiellement la nouvelle à l'Agence France-Presse le 22 décembre 2025. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique par la famille. Les hommages publiés par Libération, Le Parisien, 20 Minutes, Sceneweb et le quotidien suisse Le Matin saluent une comédienne de second rôle reconnaissable à sa gouaille et à sa voix, populaire auprès des téléspectateurs des années 1970 et 1980. Son mari Gilles Dreu est mort la même année.
Le lieu d'inhumation n'a pas été rendu public par la famille. Villeveyrac, dans l'Hérault, est la commune où la comédienne s'était retirée et où elle est morte. Une partie de son patrimoine sonore et audiovisuel, notamment son passage au Petit Conservatoire de la chanson en 1963, est conservée par l'Institut national de l'audiovisuel et accessible via la plateforme Madelen.
1 - En 1964, Monique Tarbès enregistre une reprise de Fais-moi mal Johnny de Boris Vian et Alain Goraguer, chanson interdite d'antenne à sa sortie en 1956 ; elle l'enregistre accompagnée d'Alain Goraguer lui-même et de son orchestre.
2 - Sa carrière au cinéma compte 19 ans d'activité documentée par AlloCiné, alors qu'elle a poursuivi parallèlement sa carrière théâtrale jusqu'en 2010 avec Thé et confidences au Théâtre Galli de Sanary-sur-Mer.
3 - Pour la bande originale de L'Or du duc en 1965, elle interprète deux chansons écrites par Robert Rocca sur des musiques de Charles Trenet, alors qu'elle tient également le rôle de Madame de Talois-Minet à l'écran.
4 - Entre 1978 et 1982, elle incarne Clémence, la concierge de l'émission jeunesse 1, rue Sésame sur TF1, adaptation française de Sesame Street, rôle qui l'ancre durablement dans la mémoire d'une génération d'enfants.
5 - Pendant six saisons, de 1981 à 1987, elle prête sa voix à la rubrique satirique des Rebuts de presse dans Droit de réponse, le talk-show de Michel Polac sur TF1, sans jamais y apparaître à l'image.
- Métier(s) : comédienne et chanteuse
- Résidence principale : Villeveyrac, Hérault
- Relations de couple : Jean-Jacques Tarbès (premier mariage), Gilles Dreu (second mariage)
- Enfants : Catherine Tarbès et Baptiste Chapuisat
- Distinctions : aucune distinction officielle documentée