Résumé biographique

Aviateur français légendaire, Jean Mermoz fut le pionnier des grandes lignes aéropostales transatlantiques, reliant l’Europe à l’Amérique du Sud dans les années 1930. À seulement 35 ans, il disparaît en mer lors de sa 24e traversée de l’Atlantique Sud. Jean Mermoz incarne l’héroïsme romantique de l’aviation naissante, surnommé « l’Archange » par Saint-Exupéry et élevé au rang de mythe national.


Parcours

Jean Mermoz naît le 9 décembre 1901 à Aubenton (Aisne). Passionné d’aviation, il obtient son brevet de pilote militaire en 1921. Démobilisé en 1924, il entre chez Latécoère et pilote la ligne Toulouse-Casablanca-Dakar. Capturé trois jours par les Maures au Sahara en 1926, il est libéré contre rançon. En 1927-1928, il ouvre la section sud-américaine Buenos Aires-Rio-Santiago en franchissant régulièrement les Andes à plus de 5 000 mètres sans oxygène. Le 12-13 mai 1930, il réalise la première traversée postale sans escale de l’Atlantique Sud (Saint-Louis du Sénégal-Natal) en 21 heures à bord du Laté 28 Comte-de-La-Vaulx. Il répète l’exploit 23 fois et ouvre la ligne hydravion Dakar-Natal en 1933. Devenu directeur technique d’Air France, il continue les vols longue distance. 

Le 7 décembre 1936, au départ de Dakar à bord du Latécoère 300 Croix-du-Sud, il fait demi-tour après une panne moteur, repart immédiatement et disparaît en mer avec ses cinq compagnons. Aucun débris n’est retrouvé. Avec 8 200 heures de vol et 28 traversées de l’Atlantique Sud, il a réduit le délai postal Paris-Buenos Aires à quatre jours. Compagnon de la Libération à titre posthume, il devient un héros national célébré par Saint-Exupéry et Kessel. 


Repères chronologiques

1901 : Naissance le 9 décembre à Aubenton.
1921 : Brevet de pilote militaire.
1924 : Entre chez Latécoère.
1926 : Capturé et libéré au Sahara.
1928 : Ouvre la ligne Buenos Aires-Santiago.
1930 : Première traversée postale Atlantique Sud.
1933 : Ouvre la ligne Dakar-Natal en hydravion.
1936 : Disparition le 7 décembre à bord de la Croix-du-Sud.


Vie personnelle et engagements

Fils unique de Charles Mermoz et Gabrielle Gillet, il perd son père à 14 ans et est élevé par sa mère et sa grand-mère. En 1931, il épouse Gilberte Chazottes à Buenos Aires ; le couple reste sans enfants. Passionné de boxe, moto et poésie, il noue des amitiés indéfectibles avec Saint-Exupéry, Guillaumet et Daurat. Franc-maçon à la loge Voltaire, il adhère en 1935 au Parti social français du colonel de La Rocque. 

Il a eu des obsèques nationales le 30 décembre 1936 aux Invalides. Compagnon de la Libération à titre posthume en 1941. Figure tutélaire de l’aviation française, il est célébré dans la littérature et le cinéma. 


Contexte du décès

Le 7 décembre 1936, à 10 h 47, l’hydravion Croix-du-Sud décolle de Dakar pour Natal. À 11 h 48, Mermoz signale une panne moteur arrière droit, largue du carburant et fait demi-tour. L’appareil repart aussitôt. Dernier message : « Coupons moteur arrière droit ». Puis silence radio. Malgré des recherches intensives, aucun débris ni corps n’est retrouvé. L’enquête conclut à une rupture d’hélice ayant provoqué l’incendie du moteur et la perte de contrôle. 


Où se recueillir ?

Il existe un cénotaphe de Jean Mermoz dans la crypte Saint-Louis des Invalides à Paris depuis 1937 , une plaque commémorative et une stèle à Dakar (Sénégal) tout comme un monument à Buenos Aires ; son nom est donné à l’aéroport de Paris-Le Bourget, à de nombreuses avenues, lycées et collèges en France et en Argentine. 


Anecdotes

1 - Capturé par les Maures en 1926, il offre sa montre et marche 60 km dans le désert pour rejoindre un poste français.
2 - Premier pilote à franchir régulièrement les Andes sans oxygène supplémentaire.
3 - Saint-Exupéry lui dédie Terre des hommes : « Mermoz a ouvert la route ».
4 - Son dernier message « Coupons moteur arrière droit » est devenu phrase mythique.
5 - À 35 ans, il totalisait déjà 28 traversées commerciales de l’Atlantique Sud.


Points clés

- Métier(s) : Aviateur, pilote de ligne, pionnier de l’Aéropostale.
- Relations : Marié à Gilberte Chazottes (1931-1936).
- Enfants : Aucun.
- Distinctions : Compagnon de la Libération (posthume), Légion d’honneur, Médaille militaire.