Romancière française majeure de la littérature populaire contemporaine, Anna Gavalda s’est imposée par des histoires intimistes centrées sur le quotidien, la solidarité et les fragilités ordinaires, devenant une figure incontournable des best-sellers tout en restant attachée aux librairies indépendantes et aux lecteurs de tous âges.
Née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt, Anna Gavalda, de son nom civil Anne-Gaëlle Coche, grandit en Eure-et-Loir dans un environnement familial bohème avant de suivre un cursus littéraire exigeant, de l’hypokhâgne au lycée Molière à une maîtrise de lettres à la Sorbonne. Après divers emplois, elle devient professeure de français dans un collège de Seine-et-Marne tout en écrivant en parallèle. En 1992, elle remporte le concours radiophonique « La Plus Belle Lettre d’amour » organisé par France Inter, premier signal de reconnaissance publique. Son recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, publié en 1999 au Dilettante, connaît un succès fulgurant, reçoit le grand prix RTL-Lire et le prix de la nouvelle de l’Académie française, s’exporte dans de nombreuses langues et installe durablement sa voix dans le paysage éditorial français.
Portée par ce succès, Anna Gavalda enchaîne les ouvrages qui confirment son statut d’autrice à grand public. Elle signe les romans Je l’aimais, huis clos sentimental, puis Ensemble, c’est tout, vaste fresque de solitudes urbaines et de recompositions affectives qui devient l’un de ses plus grands succès en librairie avant d’être adapté au cinéma. Elle explore la littérature jeunesse avec 35 kilos d’espoir, prolonge son univers romanesque avec La Consolante et le court roman L’Échappée belle, puis poursuit avec Billie, les recueils La Vie en mieux et Fendre l’armure. Parallèlement, elle préface des ouvrages, écrit pour des albums photographiques, traduit le roman Stoner de John Williams et tient des chroniques sur les livres pour enfants, confirmant un parcours ancré dans la transmission littéraire.
1970 : Naissance à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine, France).
1990 : Hypokhâgne au lycée Molière à Paris, début d’un parcours littéraire structuré.
1992 : Prix « La Plus Belle Lettre d’amour » de France Inter, première reconnaissance nationale.
1999 : Parution du recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part au Dilettante.
2000 : Grand prix RTL-Lire et prix de la nouvelle de l’Académie française pour le recueil de nouvelles.
2002 : Publication des romans Je l’aimais et du roman jeunesse 35 kilos d’espoir.
2004 : Succès massif du roman Ensemble, c’est tout qui s’impose en tête des ventes.
2007 : Sortie au cinéma de l’adaptation d’Ensemble, c’est tout réalisée par Claude Berri.
2008 : Publication de La Consolante, nouveau roman ample et attendu.
2009 : Parution de L’Échappée belle en version remaniée, prix Tortignole l’année suivante.
2013 : Publication du roman Billie au Dilettante.
2014 : Parution du recueil La Vie en mieux qui réunit deux longues nouvelles.
2017 : Sortie du recueil de nouvelles Fendre l’armure et finalisation de sa reconnaissance internationale.
2019 : Sortie du film tiré de Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, réalisé par Arnaud Viard.
Issue d’un milieu décrit comme « bourgeois bohème », Anna Gavalda grandit avec trois frères et sœur dans une ancienne abbaye en Eure-et-Loir, marquée par une enfance rurale, la nature et la vie de fratrie. Son père travaille dans les systèmes informatiques bancaires et sa mère crée des foulards pour de grandes marques, offrant un environnement à la fois technique et créatif. L’adolescence est bouleversée par le divorce de ses parents, qui la conduit en pension dans un établissement catholique, expérience déterminante dans son rapport au langage, à la littérature et aux récits de familles cabossées qu’elle mettra ensuite au centre de ses livres.
Après un mariage qui se termine par un divorce, elle élève deux enfants, Louis, né en 1995, et Félicité, née en 1999, auxquels elle accorde une place centrale dans son organisation de vie et ses choix professionnels. Longtemps installée à Melun, elle reste ancrée dans la banlieue sud-est de Paris, cultivant une certaine discrétion médiatique et préférant les rencontres en librairie et les échanges directs avec les lecteurs à l’exposition télévisuelle. Elle s’implique par ses chroniques dans la promotion de la littérature jeunesse, participe à des jurys littéraires, notamment au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, et soutient régulièrement les librairies indépendantes et lieux dédiés au livre, en cohérence avec l’importance qu’elle accorde à la lecture comme vecteur d’émancipation.
Les repères géographiques d’Anna Gavalda dessinent une géographie intime centrée sur la région parisienne et quelques lieux de retrait. Sa naissance à Boulogne-Billancourt et son enfance en Eure-et-Loir marquent l’ancrage initial. Adulte, elle vit et travaille dans la banlieue sud-est de Paris, après avoir longtemps résidé à Melun, et reste très présente dans les librairies, salons du livre et festivals. Montolieu, village du livre dans l’Aude où elle a possédé une maison de vacances, illustre son attachement aux lieux entièrement dédiés à la lecture et aux rencontres autour des textes.
1 - Au début de sa notoriété, Anna Gavalda se voit proposer des avances financières considérables par de grands éditeurs concurrents. Elle choisit pourtant de rester fidèle au Dilettante, son éditeur d’origine, assumant un rapport à l’édition davantage fondé sur la confiance que sur la maximisation de ses revenus.
2 - Lors de l’écriture de La Consolante, son ordinateur contenant le manuscrit en cours est volé, ce qui alimente brièvement la curiosité médiatique autour du roman avant même sa parution. L’incident renforce l’image d’une autrice fragilisée mais déterminée à mener à bien des projets littéraires longs et exigeants.
3 - Après une critique très favorable de son travail par le journaliste et écrivain Arnaud Viviant, elle lui envoie un colis décoré de petits cœurs contenant un soutien-gorge, geste à la fois taquin et affectueux qui illustre son humour décalé et sa manière de cultiver des liens singuliers avec ceux qui défendent ses livres dans l’espace médiatique.
4 - Enseignante en collège avant de vivre de sa plume, elle continue d’accorder une importance particulière aux élèves et à la pédagogie de la lecture. Son roman jeunesse 35 kilos d’espoir est largement utilisé en milieu scolaire, prolongeant par la fiction son investissement initial comme professeure de français.
- Métier(s) : Romancière, nouvelliste, autrice jeunesse, chroniqueuse littéraire
- Résidence principale : Banlieue sud-est de Paris, France
- Relations : Divorcée, vie sentimentale tenue à distance de la médiatisation
- Enfants : Deux enfants, Louis (1995) et Félicité (1999)
- Distinctions : Grand prix RTL-Lire 2000 ; prix de la nouvelle de l’Académie française pour Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ; prix Tortignole 2010 pour L’Échappée belle
D'être ensemble, c'est tout.
Les gens qui ont des avis me fatiguent.
Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie.
A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ?
Ce mec, c'était Laurel et Hardy à lui tout seul.
- Tu fais quoi pour Noël ?- Je prends deux kilos.
Les beaux textes valent mieux que les beaux chèques.
Mes grossesses m'ont mis le nombril entre parenthèses...
Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, on les reconnaît.
La cruelle nonchalance de celles qui se savent encore désirables...
Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, voyons, on les reconnaît.
La voix humaine est le plus beau de tous les instruments, le plus émouvant...
Autant prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune
On ne voulait pas recommencer les mêmes erreurs alors on en a fait d'autres...
Tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
Je n'aime pas posséder. Tout ce qui fait ma fortune et ma force est dans ma tête.
Je préfère être princesse d'un petit royaume que courtisane dans un grand château.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part... C'est quand même pas compliqué.
Je venais juste de découvrir que la vie était beaucoup plus gaie quand on était heureux.
L'important, ce n'est pas le lieu où on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
L'Enfer, c'est quand tu peux plus voir les gens que t'aimes... Tout le reste ça compte pas...
Je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
Je tournais en rond. J'attendais. Quelqu'un, quelque chose, un soulagement, une déception. Une histoire.
Je hais l'école. Je la hais plus que tout au monde. Et même plus que ça encore... Elle me pourrit la vie.
Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n'a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.
La main, c'est bien. Ça n'engage pas trop celui qui la donne et ça apaise beaucoup celui qui la reçoit...
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?
"Le droit à l'erreur", toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ? Qui, à part toi ?
Laisse donc les torchons et les serviettes dans le même tiroir, la vie est plus amusante quand il y a un peu de bordel
- Tu crois que c'est comme tes mines de crayon ? Tu crois que ça s'use quand on s'en sert ? - De Quoi ? - Les sentiments.
- Laisse donc les torchons et les serviettes dans le même tiroir, la vie est plus amusante quand il y a un peu de bordel...
Tu sais, Carine, déclarai-je solennellement, le jour où tu aimeras faire pipi dans l'herbe, tu seras beaucoup plus heureuse.
On ne peut pas grandir dans une maison où les gens ne s'aiment plus, si ? - Non. On ne peut pas. Pousser peut-être mais pas grandir.
J'aime bien regarder les gens. Surtout les femmes. Même la plus moche, il y a toujours quelque chose. Au moins l'envie d'être jolie.
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.
La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me donne un sablier.
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes.
Regardez une femme enceinte : vous croyez qu'elle traverse la rue ou qu'elle travaille ou même qu'elle vous parle. C'est faux. Elle pense à son bébé.
C'est plus facile d'être malheureux qu'heureux, et moi, tu m'entends, je n'aime pas les gens qui choisissent la facilité, je n'aime pas les geignards.
Et plus je l'ignorais et plus je tombais amoureux d'elle. Comme une maladie. Tu éternues, une fois, deux fois, tu frissonnes et voilà. C'est trop tard.
"On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en partant." Eh bien, l'amour, c'est le contraire. L'amour, on le reconnaît au souk qu'il fout en débarquant.
Un jour on voudrait mourir et le lendemain on réalise qu'il suffisait de descendre quelques marches pour trouver le commutateur et y voir un peu plus clair...
Vingt ans. Cet âge décourageant où l'on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d'illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi.
L'Actualité, ça n'existe pas, ça ne veut rien dire. L'actualité, ce sont des gens. Des milliards de gens qui rient, qui pleurent, qui souffrent et qui tombent amoureux.
D'être ensemble, c'est tout.
Les gens qui ont des avis me fatiguent.
Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie.
A quoi ça sert les émotions pour soi tout seul ?
Ce mec, c'était Laurel et Hardy à lui tout seul.
- Tu fais quoi pour Noël ?- Je prends deux kilos.
Les beaux textes valent mieux que les beaux chèques.
Mes grossesses m'ont mis le nombril entre parenthèses...
Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, on les reconnaît.
La cruelle nonchalance de celles qui se savent encore désirables...
Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, voyons, on les reconnaît.
La voix humaine est le plus beau de tous les instruments, le plus émouvant...
Autant prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune
On ne voulait pas recommencer les mêmes erreurs alors on en a fait d'autres...
Tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
Je n'aime pas posséder. Tout ce qui fait ma fortune et ma force est dans ma tête.
Je préfère être princesse d'un petit royaume que courtisane dans un grand château.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part... C'est quand même pas compliqué.
Je venais juste de découvrir que la vie était beaucoup plus gaie quand on était heureux.
L'important, ce n'est pas le lieu où on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
L'Enfer, c'est quand tu peux plus voir les gens que t'aimes... Tout le reste ça compte pas...
Je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
Je tournais en rond. J'attendais. Quelqu'un, quelque chose, un soulagement, une déception. Une histoire.
Je hais l'école. Je la hais plus que tout au monde. Et même plus que ça encore... Elle me pourrit la vie.
Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n'a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.
La main, c'est bien. Ça n'engage pas trop celui qui la donne et ça apaise beaucoup celui qui la reçoit...
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?
"Le droit à l'erreur", toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ? Qui, à part toi ?
Laisse donc les torchons et les serviettes dans le même tiroir, la vie est plus amusante quand il y a un peu de bordel
- Tu crois que c'est comme tes mines de crayon ? Tu crois que ça s'use quand on s'en sert ? - De Quoi ? - Les sentiments.
- Laisse donc les torchons et les serviettes dans le même tiroir, la vie est plus amusante quand il y a un peu de bordel...
Tu sais, Carine, déclarai-je solennellement, le jour où tu aimeras faire pipi dans l'herbe, tu seras beaucoup plus heureuse.
On ne peut pas grandir dans une maison où les gens ne s'aiment plus, si ? - Non. On ne peut pas. Pousser peut-être mais pas grandir.
J'aime bien regarder les gens. Surtout les femmes. Même la plus moche, il y a toujours quelque chose. Au moins l'envie d'être jolie.
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.
La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me donne un sablier.
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes.
Regardez une femme enceinte : vous croyez qu'elle traverse la rue ou qu'elle travaille ou même qu'elle vous parle. C'est faux. Elle pense à son bébé.
C'est plus facile d'être malheureux qu'heureux, et moi, tu m'entends, je n'aime pas les gens qui choisissent la facilité, je n'aime pas les geignards.
Et plus je l'ignorais et plus je tombais amoureux d'elle. Comme une maladie. Tu éternues, une fois, deux fois, tu frissonnes et voilà. C'est trop tard.
"On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en partant." Eh bien, l'amour, c'est le contraire. L'amour, on le reconnaît au souk qu'il fout en débarquant.
Un jour on voudrait mourir et le lendemain on réalise qu'il suffisait de descendre quelques marches pour trouver le commutateur et y voir un peu plus clair...
Vingt ans. Cet âge décourageant où l'on croit encore que tout est possible. Tant de probabilités et tant d'illusions. Tant de coups à prendre dans la figure aussi.
L'Actualité, ça n'existe pas, ça ne veut rien dire. L'actualité, ce sont des gens. Des milliards de gens qui rient, qui pleurent, qui souffrent et qui tombent amoureux.