Jean-Paul Ollivier, né le 22 mai 1944 à Concarneau, est un journaliste sportif et écrivain français. Surnommé Paulo la science, il a commenté quarante éditions du Tour de France sur Antenne 2 puis France 2 et signé une cinquantaine d'ouvrages consacrés au cyclisme, à Charles de Gaulle et à la Bretagne.
Jean-Paul Ollivier débute à la radio le jour de ses vingt ans, le 22 mai 1964, en présentant son premier journal parlé à RTF-Djibouti, où il effectue son service militaire. Spécialisé en politique étrangère jusqu'en 1968, il y signe l'une des interviews fondatrices de sa carrière, celle de l'empereur Haïlé Sélassié dans son palais d'Addis-Abeba. Il rejoint ensuite la station ORTF de Rennes, future Télé-Bretagne, où il couvre l'actualité régionale pendant quatre années avant un second séjour à Djibouti en 1972. Le 28 décembre 1975, il participe au lancement de Stade 2 sur Antenne 2 aux côtés de Robert Chapatte, Léon Zitrone, Roger Couderc et Thierry Roland. Il y débute aussi sa longue carrière de commentateur du Tour de France, d'abord en suivant la course à l'arrière d'une moto durant les années 1980 et 1990, en compagnie notamment de Patrick Chêne et Bernard Thévenet à l'antenne.
En 2000, Charles Biétry, alors directeur des sports de France Télévisions, lui propose d'intégrer la cabine des commentateurs à l'arrivée d'étape pour évoquer le patrimoine des villes traversées. C'est Gérard Holtz, son complice à l'antenne, qui le baptise alors Paulo la science. Il occupe cette place de 2001 à 2014, présentant le magazine Miroir du Tour en préambule de chaque retransmission, avant d'être remplacé par Éric Fottorino. En parallèle de la télévision, Jean-Paul Ollivier devient une plume reconnue de l'édition sportive, publiant chez Glénat la collection La véridique histoire qui consacre des biographies à Fausto Coppi, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Louison Bobet, Jean Robic ou encore Laurent Fignon. Il signe également de nombreux ouvrages sur Charles de Gaulle, dont il est un fervent admirateur.
1944 : naissance le 22 mai à Concarneau, dans le Finistère
1964 : premier journal parlé à RTF-Djibouti, le jour de ses vingt ans
1968 : rejoint la station ORTF de Rennes après son passage djiboutien
1972 : second séjour à Djibouti et interview d'Haïlé Sélassié à Addis-Abeba
1975 : intègre le service des sports d'Antenne 2 et participe au lancement de Stade 2 le 28 décembre
1986 : publication du Tour de France du Général chez Julliard
2000 : Charles Biétry l'installe en cabine des commentateurs du Tour de France
2009 : Prix littéraire de la Gendarmerie pour Les Anges bleus du Tour de France
2014 : commente sa quarantième et dernière édition du Tour de France le 27 juillet, puis fait ses adieux à Stade 2 le 21 décembre
2015 : préside la première édition du Festival de l'Invitation au Voyage de Concarneau et couvre le Tour de France pour France Bleu et France Info
2017 : intègre le dispositif de la chaîne L'Équipe pour le Tour d'Italie
2020 : parution du Tour de France des villes et villages chez Mareuil Éditions
2023 : parution de Tour de France, théâtre des hommes chez Mareuil Éditions
2025 : Prix Top Vélo du livre de cyclisme pour Fausto Coppi et la Dame Blanche, coécrit avec Albine Novarino
Originaire de Concarneau, dans le Finistère, Jean-Paul Ollivier grandit dans une famille marquée par la mer. Son père, Jean Ollivier, est infirmier à bord du paquebot Île-de-France lors du sauvetage de l'Andrea Doria en juillet 1956, un épisode que son fils romancera plus tard dans Le bateau du père. Élevé en Bretagne, le journaliste parle breton et a conservé tout au long de sa carrière de fortes attaches à sa région d'origine, où il fait régulièrement étape pour des dédicaces, à Concarneau, Quimper, Lorient ou Vannes. Sa formation s'est principalement faite sur le terrain, à travers ses années à RTF-Djibouti puis à l'ORTF de Rennes.
Jean-Paul Ollivier est membre de l'Institut Charles-de-Gaulle, devenu Fondation Charles de Gaulle, où il prolonge sa passion pour l'ancien président de la République à travers ses recherches et publications. Il signe en collaboration avec Roger Tessier J'étais le Gorille du Général en 2002, et travaille avec le directeur du Tour de France Christian Prudhomme sur Le Tour de France : coulisses et secrets en 2017. Il collabore régulièrement avec la journaliste et écrivaine Albine Novarino. Le ministre Jean-Yves Le Drian lui remet les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à l'hôtel de Brienne.
1 - Son père Jean Ollivier devait initialement embarquer en mai 1932 sur le paquebot Georges Philippar lors de son voyage inaugural mais préféra prendre un autre navire au dernier moment, échappant ainsi à l'incendie qui coûta la vie au reporter Albert Londres, drame raconté dans Mon père, Albert Londres et le Georges Philippar.
2 - Lors de ses années à l'ORTF de Rennes, le journaliste rapportait à ses collègues parisiens des œufs et du cidre récoltés en reportage, profitant de sa pratique de la langue bretonne pour nouer des liens avec ses interlocuteurs ruraux.
3 - Le surnom Paulo la science est l'invention de Gérard Holtz, qui l'avait d'abord baptisé Paulo en référence aux histoires de l'Oncle Paul de l'hebdomadaire belge Spirou, avant d'ajouter le complément la science en hommage à sa mémoire encyclopédique.
4 - Avant de devenir l'historien du Tour, Jean-Paul Ollivier a couvert pendant vingt ans la Grande Boucle à l'arrière d'une moto, ne pouvant s'empêcher de commenter à l'antenne les cathédrales et les châteaux croisés le long du parcours.
5 - Son interview de l'empereur Haïlé Sélassié à Addis-Abeba s'est déroulée selon un protocole codifié, le journaliste ayant d'abord été contraint d'attendre dans une antichambre étouffante avant d'être poussé sur le côté par un chambellan pour ne pas arriver brusquement face au souverain.
- Métier(s) : journaliste sportif, commentateur de télévision, écrivain
- Résidence principale : attaches durables à Concarneau, en Bretagne
- Relations de couple : non documentées publiquement
- Enfants : non documentés publiquement
- Distinctions : chevalier de la Légion d'honneur, Prix littéraire de la Gendarmerie 2009, Prix Top Vélo du livre de cyclisme 2025