Naissance
Souillac (46), France
Décès
Nationalité
Astrologie

Biographie

Roger Couderc, né en 1918 à Souillac et mort en 1984, est un journaliste sportif français, voix du rugby à XV à la radio et à la télévision, surnommé le seizième homme du XV de France pour son « Allez les petits ! ».


Parcours

Fils de Pierre Couderc, hôtelier à Souillac, Roger Couderc découvre le rugby au lycée Gambetta de Cahors au sein de l'association sportive La Quercynoise. Alors que son père le destine à la restauration, il préfère à quinze ans monter à Paris pour étudier à l'École nationale supérieure des beaux-arts, qu'il quitte rapidement faute de moyens. Il se tourne vers le journalisme et débute comme stagiaire à l'agence de presse Fournier. Mobilisé en 1939 à Agen dans le 12e régiment d'artillerie coloniale, il est fait prisonnier et envoyé au stalag XIII A en Allemagne, où il participe à la reconstruction d'un stade. Blessé lors d'un bombardement, il rentre en France après trois ans de captivité. En 1944, il collabore au journal Libre dirigé par François Mitterrand, avec qui il gardera des liens jusqu'à la Légion d'honneur. Il écrit ensuite pour le Courrier de la Nièvre, La Dépêche du Midi, le Midi olympique et L'Auto-Journal, avant de rejoindre la radio.

Recruté au début des années 1950 par Georges Briquet à la RTF, Roger Couderc couvre le rugby à XIII et les courses automobiles, avant de passer à la télévision à la fin des années 1950. Il y commente le catch, animant les soirées de l'Élysée-Montmartre et de la salle Wagram à l'époque de lutteurs comme L'Ange Blanc, et anime des jeux télévisés dont La Tête et les Jambes puis Intervilles. Licencié de l'ORTF après mai 1968 aux côtés de Robert Chapatte, Thierry Roland et Raymond Marcillac, il retourne à la radio sur RTL puis Europe 1, où on lui adjoint en 1971 le consultant Pierre Albaladejo : leur duo journaliste-consultant, une première en France, marque durablement le commentaire sportif. À partir de 1975, ils rejoignent ensemble Antenne 2, où Roger Couderc commente le rugby jusqu'à sa retraite en 1983, tout en participant au magazine Stade 2.


Repères chronologiques

1918 : naissance à Souillac, dans le Lot
1939 : mobilisation à Agen, puis captivité au stalag XIII A en Allemagne
1944 : mariage avec Fernande Gilard ; collaboration au journal Libre avec François Mitterrand
1950 : entrée à la RTF au service des sports de Georges Briquet
1958 : débuts à la télévision, commentaire du catch et du rugby
1961 : participation à l'émission Les Coulisses de l'exploit
1965 : publication du roman policier Le Nez de Siméon
1968 : licenciement de l'ORTF après les événements de mai
1971 : retour à Europe 1, début du duo avec Pierre Albaladejo
1975 : arrivée à Antenne 2 avec Albaladejo
1979 : commentaire de la victoire française à Auckland face à la Nouvelle-Zélande
1982 : nommé chevalier de la Légion d'honneur par François Mitterrand
1983 : dernier match commenté, retraite après la finale Béziers-Nice
1984 : mort à Bron, près de Lyon


Vie personnelle et engagements

Fils de Pierre Couderc, hôtelier, et de Jeanne Burgt, Roger Couderc grandit à Souillac avant d'être interne au lycée Ingres de Montauban. En 1943, dans le Gers, il rencontre Fernande Gilard, dite Noune, qu'il épouse en 1944 ; le couple a deux enfants, Christine, née en 1944, et Laurent, né en 1946. Après-guerre, la famille s'installe un temps à Toulouse, où Roger Couderc tient un magasin de confection tout en suivant assidûment les matchs du Stade toulousain, avant de remonter à Paris en 1949 pour relancer sa carrière de journaliste.

Roger Couderc noue des liens durables avec des personnalités du rugby comme Pierre Albaladejo, son partenaire de micro pendant plus d'une décennie, et avec des journalistes tels que Michel Drucker, dont il accompagne les débuts, ou Robert Chapatte, licencié à ses côtés en 1968. Il possède une maison à Sainte-Maxime, dans le domaine de Beauvallon, à proximité de celle de Robert Chapatte. Passionné de peinture depuis ses études aux Beaux-Arts, il conserve cette pratique tout au long de sa vie, l'État lui achetant une toile aujourd'hui conservée au musée d'Anzin.


Contexte du décès

Roger Couderc est victime d'une hémorragie cérébrale dans la nuit du mercredi au jeudi, à laquelle s'ajoutent des complications cardiaques. Hospitalisé d'abord à Mâcon puis à l'hôpital neurologique Pierre-Wertheimer de Bron, dans l'agglomération lyonnaise, il ne reprend pas connaissance et meurt le 25 février 1984, à l'âge de 65 ans, des suites d'un arrêt cardiaque alors qu'il était sous assistance respiratoire. Son décès survient un an seulement après sa retraite de commentateur, prise en mai 1983. Pierre Albaladejo, son partenaire de longue date à l'antenne, et Robert Chapatte, ami proche, comptent parmi les personnalités du monde du rugby et du journalisme sportif à rendre hommage au disparu.


Lieux de mémoire

Roger Couderc repose au cimetière de Mauvezin, dans le Gers, où il avait lui-même acquis une concession, selon son souhait d'avoir « la tête près du clocher » et « les pieds tournés vers les poteaux de rugby » du stade voisin. Une stèle en forme de ballon lui est dédiée à l'entrée de la ville. Une trentaine de stades portent aujourd'hui son nom en France.


Anecdotes

1 - Étudiant aux Beaux-Arts, Roger Couderc se révèle un peintre suffisamment doué pour que l'État lui achète une toile, aujourd'hui conservée au musée d'Anzin, dans le Nord.
2 - Le 20 janvier 1961, en pleine soirée de catch, il en vient lui-même aux mains avec un spectateur agressif, un épisode filmé et conservé dans les archives de l'INA.
3 - En 1963, dans le cadre de son émission Le Temps des loisirs, il mène une interview de Brigitte Bardot que l'actrice qualifiera elle-même de « rigolote » dans ses mémoires.
4 - Lors d'un Stade 2 des années 1970, il ouvre l'émission en jouant au piano Le Temps des cerises, une idée née d'un instrument oublié en studio par une émission musicale de la veille.
5 - Pierre Albaladejo racontait qu'après une touche mesurée par Roger Couderc à soixante-dix mètres, il devait régulièrement le corriger à l'antenne pour ramener ses envolées à des distances plus réalistes.


Points clés

- Métier(s) : Journaliste sportif, commentateur, animateur de télévision, écrivain
- Résidence principale : Sainte-Maxime (Var), domaine de Beauvallon
- Relations de couple : Marié à Fernande Gilard-Pourtal (1921-2009) à partir de 1944
- Enfants : Christine (1944) et Laurent (1946)
- Distinctions : Chevalier de la Légion d'honneur (1982)


Postérité

28 voies portent son nom en France.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

Voir le top des personnalités avec le plus de voies à leur nom en France

Autres journalistes nés dans les années 1910

Citations

J'étais de l'espèce la plus répandue, la plus méritante aussi, celle des tocards persévérants.

— Le Rugby, la Télé et Moi, Solar, 1966

Je n'ai pas la prétention de faire vivre un match avec la technique. J'aurais trop peur d'endormir les gens.

— Cité dans Les Clameurs du rugby de Pierre Albaladejo, Solar, 2007

Tous ces stades que j'ai aimés, mon micro branché sur les exploits du XV de France, je n'ai vraiment qu'une seule envie à leur sujet, les revoir côté public.

— Adieu, les petits, Solar, 1983

J'ai eu le privilège d'être très proche de cette gigantesque foule de téléspectateurs qui suivaient, le cœur en fête, toutes les grandes rencontres du rugby. Ils étaient mes amis, j'étais le leur.

— Adieu, les petits, Solar, 1983

Questions autour de Roger Couderc

Roger Couderc a-t-il inventé une expression célèbre du rugby ?
Oui, Roger Couderc est resté célèbre pour son exclamation « Allez les petits ! », lancée pour encourager l'équipe de France de rugby à XV lors de ses commentaires.
Roger Couderc a-t-il eu des enfants ?
Roger Couderc a eu deux enfants avec son épouse Fernande Gilard, Christine, née en 1944, et Laurent, né en 1946.
Roger Couderc a-t-il reçu une distinction officielle ?
Roger Couderc a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1982 par le président François Mitterrand, à l'Élysée.
Roger Couderc a-t-il eu une autre activité artistique en dehors du journalisme ?
Formé aux Beaux-Arts, Roger Couderc a pratiqué la peinture toute sa vie ; l'État lui a acheté une toile, aujourd'hui conservée au musée d'Anzin.
Avec qui Roger Couderc formait-il un duo de commentateurs de rugby ?
Roger Couderc commentait le rugby aux côtés du consultant Pierre Albaladejo, avec qui il forme dès 1971 l'un des premiers duos journaliste-consultant du sport français.
Qui est né le même jour que Roger Couderc ?
À quel âge est mort Roger Couderc ?
Roger Couderc est mort à 65 ans, le 25 février 1984.
Qui est mort le même jour que Roger Couderc ?
Henri Désiré Landru, Frédéric Lebon, Bill Paxton, Maurice André et Charles Dierkop sont morts le 25 février comme Roger Couderc.
Quels journalistes français sont du signe Cancer comme Roger Couderc ?
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