Résumé biographique
Réalisateur français de premier plan, Philippe de Broca s’impose dans l’histoire du cinéma par une filmographie marquée par l’aventure, la comédie et le rythme, avec des œuvres devenues emblématiques comme Cartouche, L’Homme de Rio, Le Magnifique ou Le Bossu, qui ancrent durablement son nom dans le patrimoine cinématographique francophone.
Parcours
Réalisateur français, Philippe de Broca se forme à l’École de photographie et de cinéma de la rue de Vaugirard à Paris, dont il sort diplômé en 1953. Après un service militaire au service cinématographique des armées en Allemagne puis en Algérie, il travaille comme assistant d’Henri Decoin, Claude Chabrol, François Truffaut et Pierre Schoendoerffer. En 1960, il signe son premier long métrage, Les Jeux de l’amour, et impose progressivement un style fondé sur le mouvement et l’évasion. Les années 1960 et 1970 sont marquées par des succès comme Cartouche, L’Homme de Rio, Le Roi de cœur ou Le Magnifique. Il alterne ensuite comédies contemporaines, fresques historiques et adaptations littéraires, jusqu’à Vipère au poing, sorti en 2004, peu avant son décès.
Repères de carrière
15 mars 1933 : Naissance à Paris (12e arrondissement).
1953 : Diplôme de l’École de photographie et de cinéma (école Vaugirard) à Paris.
Années 1950 : Service au service cinématographique des armées, puis assistant de Chabrol, Truffaut et Schoendoerffer.
1960 : Premier long métrage, Les Jeux de l’amour.
1962 : Succès de Cartouche avec Jean-Paul Belmondo.
1964 : Sortie de L’Homme de Rio, grande aventure populaire internationale.
1965 : Les Tribulations d’un Chinois en Chine, nouvelle collaboration avec Belmondo.
1966 : Le Roi de cœur, chronique pacifiste à tonalité fantaisiste.
1969 : Comédie chorale Le Diable par la queue.
1973 : Le Magnifique, satire du roman populaire et du film d’espionnage.
1983 : L’Africain, comédie d’aventure tournée en Afrique.
1988 : Fresque historique Chouans!.
1997 : Film de cape et d’épée Le Bossu.
6 octobre 2004 : Sortie de Vipère au poing en salles françaises.
26 novembre 2004 : Décès à Neuilly-sur-Seine après plus de quarante ans de carrière.
Vie personnelle et engagements
Issu d’une famille d’artistes, Philippe de Broca est le fils d’un décorateur de cinéma et le petit-fils du peintre Alexis de Broca. Il se marie notamment avec Michelle de Broca, avec qui il fonde la société de production Fildebroc, et entretient par la suite une relation marquante avec l’actrice Marthe Keller. Il est père de trois enfants : Chloé et Jade, nées de son union avec Michelle de Broca, et Alexandre, né de sa relation avec Marthe Keller. Installé durant plus de trente ans dans le village de Vert, dans les Yvelines, il partage son temps entre le travail de mise en scène, le jardinage et la navigation. Très attaché à la Bretagne et à Belle-Île-en-Mer, il participe régulièrement à des manifestations et festivals consacrés au cinéma français, où il défend un cinéma populaire accessible à un large public.
Anecdotes
1 – Marqué par ce qu’il filme en Algérie pour le service cinématographique des armées, il décide ensuite de privilégier des films où le rire et l’aventure servent de contrepoids aux violences du réel.
2 – Il noue des collaborations durables avec Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Cassel, tournant plusieurs films avec les mêmes acteurs pour installer un ton reconnaissable.
3 – Pour L’Homme de Rio, il tourne notamment à Brasília alors que la ville est encore en chantier, ce qui renforce l’originalité visuelle du film.
4 – Il vit plus de trente ans à Vert (Yvelines), où il cultive un goût prononcé pour son jardin et la vie de village, loin des studios parisiens.
5 – Très lié à Belle-Île-en-Mer, il choisit d’y être inhumé, faisant de l’île un lieu central de sa mémoire et de son image publique.
6 – Concernant sa disparition, il insiste pour que l’on parle sans détour d’un « cancer du fumeur », refusant les formules euphémisées autour de sa maladie.
Lieux de mémoire
Né à Paris, Philippe de Broca passe son enfance en région parisienne avant de s’installer durablement à Vert, dans les Yvelines. Il meurt à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine en 2004. Très attaché à la Bretagne et à Belle-Île-en-Mer, il demande à être enterré au cimetière de Sauzon, devenant un repère mémoriel pour ses proches et ses admirateurs.
Contexte du décès
Philippe de Broca décède le 26 novembre 2004 à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, des suites d’un cancer directement lié au tabac. Affaibli, il n’a pas pu assurer la promotion de son dernier film, Vipère au poing, sorti quelques semaines plus tôt. Il exprime clairement le souhait que l’on parle de « cancer du fumeur » plutôt que d’une maladie présentée de manière vague. Sa sépulture est située au cimetière de Sauzon, sur Belle-Île-en-Mer, où famille, proches et professionnels du cinéma viennent lui rendre hommage. De nombreux articles de presse et hommages publics saluent alors une œuvre étendue sur plus de quatre décennies.
Points clés
• Métier(s) : réalisateur, scénariste
• Résidence principale : Vert, Yvelines, France
• Relations : Michelle de Broca (épouse), Marthe Keller (compagne dans les années 1970)
• Enfants : Chloé, Jade, Alexandre