Cette année marque le 75ᵉ anniversaire de sa naissance.
Cette année marque le 5ᵉ anniversaire de sa disparition.
Jean-Pierre Bacri, acteur et scénariste français né le 24 mai 1951 à Castiglione, en Algérie française, et mort le 18 janvier 2021 à Paris, est connu pour son tandem avec Agnès Jaoui, avec qui il signe neuf scénarios récompensés par quatre César du meilleur scénario original.
Issu d'une famille juive séfarade d'Algérie, Jean-Pierre Bacri quitte Castiglione en 1962 et grandit à Cannes. Après une parenthèse à la Société générale et un passage par la publicité, il suit en parallèle le cours Simon et le cours de Jean Périmony, tout en écrivant ses premières pièces. Le Doux Visage de l'amour lui vaut en 1979 le prix de la Fondation de la vocation. Il débute au cinéma la même année dans Le Toubib de Pierre Granier-Deferre, puis se fait remarquer dans Le Grand Pardon (1981) d'Alexandre Arcady. Suivent des collaborations avec Diane Kurys, Claude Lelouch, Luc Besson, qui le distribue en inspecteur dans Subway (1985), ou encore Gérard Krawczyk pour L'Été en pente douce (1987).
Sa rencontre avec Agnès Jaoui en 1987, sur la pièce L'Anniversaire de Harold Pinter mise en scène par Jean-Michel Ribes, inaugure une collaboration d'écriture continue. Le duo signe Cuisine et dépendances (1993), puis Un air de famille, adapté au cinéma en 1996 par Cédric Klapisch. Avec Alain Resnais, ils écrivent Smoking / No Smoking (1993) et On connaît la chanson (1997). Agnès Jaoui passe à la réalisation pour Le Goût des autres (2000), nommé à l'Oscar du meilleur film international, puis Comme une image (2004), Prix du scénario à Cannes. Bacri prolonge sa carrière d'acteur avec Pascal Bonitzer, Nicole Garcia ou le duo Éric Toledano - Olivier Nakache dans Le Sens de la fête (2017).
1951 : naissance à Castiglione, en Algérie française
1962 : installation de la famille à Cannes
1979 : prix de la Fondation de la vocation pour Le Doux Visage de l'amour ; premier rôle au cinéma dans Le Toubib
1981 : rôle de proxénète dans Le Grand Pardon d'Alexandre Arcady
1985 : rôle de l'inspecteur Batman dans Subway de Luc Besson
1987 : rencontre d'Agnès Jaoui sur la pièce L'Anniversaire
1992 : Molière de l'auteur pour Cuisine et dépendances
1994 : César du meilleur scénario original pour Smoking / No Smoking
1997 : César du meilleur scénario pour Un air de famille
1998 : César du meilleur scénario et César du meilleur acteur dans un second rôle pour On connaît la chanson
2001 : César du meilleur scénario pour Le Goût des autres
2004 : Prix du scénario au Festival de Cannes pour Comme une image
2012 : séparation d'avec Agnès Jaoui
2017 : Molière du comédien pour Les Femmes savantes ; rôle principal dans Le Sens de la fête
2021 : mort à Paris d'un cancer
Jean-Pierre Sauveur Bacri grandit dans une famille juive séfarade d'Algérie, son père étant facteur en semaine et ouvreur le week-end au cinéma Star de la ville, à Castiglione. Après l'installation à Cannes en 1962, il étudie au lycée Carnot, où il rencontre Cyril de La Patellière, et envisage d'enseigner le français et le latin avant de bifurquer brièvement vers la Société générale. Sa relation avec la comédienne et réalisatrice Agnès Jaoui, débutée en 1987 et terminée en 2012, reste l'axe central de sa vie privée et professionnelle. Le couple ne s'est pas marié et n'a pas eu d'enfants.
Ses dernières années sont partagées avec Alexandra, sa compagne, tout en conservant un lien étroit avec Agnès Jaoui. Sur le plan engagé, Bacri parraine en 2005 le collectif Devoirs de mémoires. Il s'exprime publiquement sur son identité juive et sur la France, dans des entretiens accordés notamment à Paris Match et à France Culture, et tient des positions parfois polémiques sur l'antisémitisme. Lecteur, amateur de jazz et réticent aux mondanités, il décline régulièrement les invitations télévisuelles. Il entretient des amitiés professionnelles avec Cédric Klapisch, Alain Chabat et Jean-Michel Ribes.
Jean-Pierre Bacri meurt le 18 janvier 2021 dans le 6e arrondissement de Paris, à l'âge de 69 ans, des suites d'un cancer dont il n'avait pas rendu la nature publique. Ses obsèques se tiennent dans l'intimité familiale le 26 janvier 2021 au crématorium du cimetière du Père-Lachaise, où il est incinéré. L'ensemble du monde du cinéma français lui rend hommage : Alain Chabat, Jean Dujardin, Marina Foïs, Jean-Paul Rouve, Christian Clavier ainsi que les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache saluent publiquement sa mémoire. Le 24 janvier 2021, TF1 diffuse en clair Le Sens de la fête, réunissant 7,5 millions de téléspectateurs.
Jean-Pierre Bacri est incinéré au crématorium du cimetière du Père-Lachaise, à Paris. En janvier 2022, à l'occasion du premier anniversaire de sa mort, France Télévisions lui consacre une programmation spéciale faite de films et de reportages, également mise à disposition sur la plateforme du groupe public.
1 - Avant de devenir comédien, Jean-Pierre Bacri occupe à Paris plusieurs petits métiers alimentaires : placeur à l'Olympia et agent de ménage dans des bureaux, en marge de ses cours d'art dramatique au cours Simon.
2 - À 23 ans, il abandonne brutalement son poste à la Société générale, à Cannes, pour monter à Paris travailler dans une agence de publicité où il rédige des slogans et des argumentaires commerciaux.
3 - Sa première rencontre avec Agnès Jaoui se fait sur scène, dans L'Anniversaire de Harold Pinter mise en scène par Jean-Michel Ribes, alors qu'il a 36 ans et elle 22, et leur emménagement commun intervient dans la semaine qui suit.
4 - En 2005, il accepte de parrainer le collectif Devoirs de mémoires, engagement public rare pour un acteur qu'on disait pourtant peu enclin aux causes médiatiques.
5 - Sa dernière apparition au théâtre, dans Les Femmes savantes de Molière mise en scène par Catherine Hiegel au Théâtre de la Porte Saint-Martin en 2016, lui vaut en 2017 son second Molière, près de vingt-cinq ans après celui de l'auteur reçu pour Cuisine et dépendances.
6 - Selon ses propres déclarations à Paris Match, il vivait sans voiture et sans maison, expliquant que sa liberté professionnelle reposait sur l'absence de charges matérielles lourdes.
- Métier(s) : acteur, scénariste, dramaturge
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : Agnès Jaoui (1987-2012), puis Alexandra
- Enfants : aucun
- Distinctions : quatre César du meilleur scénario original (1994, 1997, 1998, 2001), César du meilleur acteur dans un second rôle (1998), Prix du scénario au Festival de Cannes (2004), Molière de l'auteur (1992), Molière du comédien (2017)
« Je ne trouverai jamais de meilleure partenaire : c'est une femme magnifique, intelligente et une très belle personne. On n'a jamais voulu se perdre. On s'aime toujours, mais autrement. »
— Interview Version Femina, 2015
« Si ça avait existé, ça aurait été bien, mais ça n'a pas été. J'ai un côté un peu stoïcien qui me fait faire les deuils à une vitesse supersonique. J'ai envie de changer ce qui peut l'être, mais la pluie ne me gêne pas. »
— Interview Paris Match, sur l'absence d'enfants
« J'ai fait ce métier parce que je ne voulais pas me raser tous les jours. Je n'ai pas de bagnole, pas de maison. J'aime la liberté. Et ma liberté, c'est de dire oui à un scénario qui me plaît, et seulement s'il me plaît. »
— Déclaration reprise par AlloCiné dans l'hommage du 19 janvier 2021
« Agnès, c'est la grande histoire de ma vie et je pense que c'est réciproque. On s'aime. C'est mon âme sœur. Nous ne sommes plus ensemble. Enfin, nous n'habitons plus ensemble depuis très longtemps, mais nous sommes inséparables. »
— Interview Gala, 2017
Il faut se méfier de laisser du vide, parce que les gens le remplissent.
Oui. J'aime être un menteur réussi. Jouer et être cru, c'est quelque chose d'un peu enfantin. Comme quand on voit une peinture et qu'on dirait une photo.
Je n'ai pas de problème avec ça car je suis complètement athée, donc ça enlève le côté mystique. Et la mort est simplement le dernier mot du contrat qu'on a tous signé. Donc il ne faut pas s'en faire : la mort, c'est la vie.
« Je ne trouverai jamais de meilleure partenaire : c'est une femme magnifique, intelligente et une très belle personne. On n'a jamais voulu se perdre. On s'aime toujours, mais autrement. »
— Interview Version Femina, 2015
« Si ça avait existé, ça aurait été bien, mais ça n'a pas été. J'ai un côté un peu stoïcien qui me fait faire les deuils à une vitesse supersonique. J'ai envie de changer ce qui peut l'être, mais la pluie ne me gêne pas. »
— Interview Paris Match, sur l'absence d'enfants
« J'ai fait ce métier parce que je ne voulais pas me raser tous les jours. Je n'ai pas de bagnole, pas de maison. J'aime la liberté. Et ma liberté, c'est de dire oui à un scénario qui me plaît, et seulement s'il me plaît. »
— Déclaration reprise par AlloCiné dans l'hommage du 19 janvier 2021
« Agnès, c'est la grande histoire de ma vie et je pense que c'est réciproque. On s'aime. C'est mon âme sœur. Nous ne sommes plus ensemble. Enfin, nous n'habitons plus ensemble depuis très longtemps, mais nous sommes inséparables. »
— Interview Gala, 2017
Il faut se méfier de laisser du vide, parce que les gens le remplissent.
Oui. J'aime être un menteur réussi. Jouer et être cru, c'est quelque chose d'un peu enfantin. Comme quand on voit une peinture et qu'on dirait une photo.
Je n'ai pas de problème avec ça car je suis complètement athée, donc ça enlève le côté mystique. Et la mort est simplement le dernier mot du contrat qu'on a tous signé. Donc il ne faut pas s'en faire : la mort, c'est la vie.