Acteur, réalisateur, scénariste et producteur français, Gérard Jugnot est né le 4 mai 1951 à Paris. Cofondateur de la troupe du Splendid, il a marqué la comédie populaire avec Les Bronzés et Le père Noël est une ordure, avant de triompher en 2004 avec Les Choristes.
Gérard Jugnot rencontre Christian Clavier en cinquième, puis Michel Blanc et Thierry Lhermitte au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. Suivant les cours d'art dramatique de Tsilla Chelton à partir de 1970, ils forment une troupe amateur qui devient Le Splendid en 1974. Avec Marie-Anne Chazel, Josiane Balasko et Bruno Moynot, il participe aux pièces fondatrices Amour, coquillages et crustacés et Le père Noël est une ordure. Le passage au cinéma scelle leur notoriété : Les Bronzés (1978) et Les Bronzés font du ski (1979) de Patrice Leconte, puis Le père Noël est une ordure (1982) de Jean-Marie Poiré, font de Gérard Jugnot un visage familier du grand public. Sa silhouette ronde, sa moustache et sa voix lui valent une image de Français moyen recherchée par de nombreux réalisateurs durant toute la décennie.
En 1984, il passe à la réalisation avec Pinot simple flic, prolongé l'année suivante par Scout toujours… Il forme ensuite un duo remarqué avec Jean Rochefort dans Tandem (1987) de Patrice Leconte, pour lequel il rase sa moustache. Dans les années 1990, il signe les comédies sociales Une époque formidable… (1991), Casque bleu (1994) et Fallait pas !… (1996), co-écrites avec Philippe Lopes-Curval. Il révèle Bérénice Bejo dans Meilleur Espoir féminin (2000) et signe Monsieur Batignole en 2002. Producteur associé et interprète de Clément Mathieu dans Les Choristes (2004) de Christophe Barratier, il accompagne le film jusqu'aux Oscars. Il enchaîne ensuite avec Boudu (2005), Rose et Noir (2009), C'est beau la vie quand on y pense (2017) et Le Petit Piaf (2022).
1951 : naissance le 4 mai à Paris
1972 : premier spectacle Non Georges, pas ici, au café-théâtre du Poteau
1974 : fondation officielle de la troupe du Splendid
1978 : sortie des Bronzés de Patrice Leconte
1982 : sortie du Père Noël est une ordure
1984 : première réalisation, Pinot simple flic
1987 : Tandem de Patrice Leconte, aux côtés de Jean Rochefort
1991 : Une époque formidable…, quatre nominations aux César
2002 : Monsieur Batignole, qu'il réalise et interprète
2004 : succès international des Choristes de Christophe Barratier
2009 : nommé officier de la Légion d'honneur
2016 : mariage avec Patricia Campi le 25 juin à Porquerolles
2021 : César d'anniversaire collectif pour la troupe du Splendid
2022 : sortie en salles du Petit Piaf, sa douzième réalisation
2025 : promu commandeur de l'ordre national du Mérite le 15 mai
Gérard Jean Jugnot est le deuxième enfant d'André Jugnot, entrepreneur dans le bâtiment, et d'Odette Guiblain, mère au foyer. Sa sœur Martine, son aînée de quatre ans, complète une famille installée à Vincennes puis à Puteaux. Un prix d'honneur reçu à l'école primaire lui ouvre les portes du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, où il se lie d'amitié avec Christian Clavier, Michel Blanc et Thierry Lhermitte. Il a un fils, Arthur Jugnot, comédien et metteur en scène né en 1980 de son union avec la costumière Cécile Magnan. Il épouse en secondes noces Patricia Campi, ancienne juriste marseillaise, le 25 juin 2016 à Porquerolles, après une rencontre en 2014 sur le tournage d'Entre amis d'Olivier Baroux.
Il partage son temps entre Paris et la presqu'île de Giens, dans le Var, où il s'intéresse à la biodiversité locale. Sociétaire des Grosses Têtes auprès de Philippe Bouvard de 1986 à 1997, il a rejoint l'émission de Laurent Ruquier en 2016. Il participe régulièrement aux concerts des Enfoirés depuis 1998 et a parrainé le Téléthon en 2004 puis en 2006. Il soutient depuis de nombreuses années l'association Le Rire médecin, qui envoie des clowns dans les hôpitaux pour enfants. Passionné d'histoire et collectionneur de bandes dessinées, il pratique le vélo électrique dans Paris.
1 - Gérard Jugnot devait initialement interpréter le travesti Katia dans Le père Noël est une ordure, mais il a refusé de raser sa moustache pour le rôle. Il l'a finalement coupée pour Tandem de Patrice Leconte en 1987, marquant un tournant esthétique dans sa carrière.
2 - Sa première apparition au cinéma date de 1971 dans French Connection de William Friedkin, comme figurant non crédité. Son premier rôle officiel arrive deux ans plus tard dans L'An 01 de Jacques Doillon, Jean Rouch et Alain Resnais, où il incarne un pâtissier.
3 - Au début des années 2000, il a travaillé avec Philippe Lopes-Curval sur l'adaptation d'Astérix en Hispanie, avant que le projet ne soit interrompu en raison du désaccord d'Albert Uderzo, qui n'avait pas donné son accord préalable.
4 - Dans les années 1990, un sosie a usurpé son identité pour animer des événements en grandes surfaces. L'affaire, réglée en justice, a inspiré à Michel Blanc et Bertrand Blier le scénario de Grosse Fatigue, primé au Festival de Cannes 1994.
5 - Pour le César des Choristes en 2004, il a été nommé deux fois et a accompagné le film jusqu'à la cérémonie des Oscars à Los Angeles, le long-métrage figurant parmi les nominés à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
- Métier(s) : acteur, réalisateur, scénariste, producteur
- Résidence principale : Paris et presqu'île de Giens (Var)
- Relations de couple : Cécile Magnan (mère d'Arthur), puis Patricia Campi depuis 2015 (mariage en 2016)
- Enfants : Arthur Jugnot (1980)
- Distinctions : officier de la Légion d'honneur (2009), commandeur de l'ordre national du Mérite (2025), César d'anniversaire collectif avec le Splendid (2021)
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.
L'imbécile ne peut pas se définir mais on peut toujours donner des exemples.
Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Le rire se termine vite. L'émotion, on l'emmène avec soi. C'est un peu pareil qu'entre faire l'amour et être amoureux.
C'est en donnant de la gaieté au drame que l'on peut supporter le désespoir.
L'imbécile ne peut pas se définir mais on peut toujours donner des exemples.
Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie.
Le rire se termine vite. L'émotion, on l'emmène avec soi. C'est un peu pareil qu'entre faire l'amour et être amoureux.