Daniel Mesguich, né le 15 juillet 1952 à Alger, est un acteur, metteur en scène, écrivain et professeur d'art dramatique français, formé au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, auteur de plus d'une centaine de mises en scène et directeur du Cours Mesguich depuis 2017.
Né dans une famille juive d'Algérie française, Daniel Mesguich arrive à Marseille en 1962 à l'âge de dix ans. Elève au lycée Thiers, il suit parallèlement les cours de théâtre d'Irène Lamberton au Conservatoire de Marseille. Monté à Paris pour des études de philosophie à la faculté de Censier, il est admis en 1970 au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, où il reçoit l'enseignement d'Antoine Vitez et de Pierre Debauche. A peine sorti du Conservatoire, en 1974, il fonde le Théâtre du Miroir et débute une carrière d'acteur. En 1978, il tient des rôles dans Molière d'Ariane Mnouchkine et dans Le Dossier 51 de Michel Deville. En 1979, il apparaît dans L'Amour en fuite de François Truffaut aux côtés de Marie-France Pisier et Jean-Pierre Léaud, dans Clair de femme de Costa-Gavras et tient le rôle de Napoléon dans la série Joséphine ou la comédie des ambitions.
En 1983, à la demande de Jean-Pierre Miquel, Daniel Mesguich rejoint le Conservatoire national supérieur d'art dramatique comme professeur, devenant ainsi l'un des plus jeunes enseignants de l'établissement. Il dirige successivement le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis de 1985 à 1988, puis La Métaphore, théâtre national de Lille, de 1991 à 1998. En 1996, il signe une mise en scène de Mithridate de Racine à la Comédie-Française, avant d'y revenir avec La Tempête de William Shakespeare en 1998 et Andromaque de Jean Racine en 1999. En 2007, il prend la direction du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, poste qu'il occupe jusqu'en 2013. Parmi ses anciens élèves figurent Sandrine Kiberlain, Vincent Pérez, Philippe Torreton, Guillaume Gallienne et Guillaume de Tonquédec. En 2017, il fonde le Cours Mesguich à Paris, sa propre école d'art dramatique.
En février 2013, les élèves des trois promotions du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, soit 93 signataires sur 99, adressent une lettre à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour dénoncer la gouvernance de Daniel Mesguich, son manque d'ouverture sur l'extérieur et l'opacité de la ligne pédagogique de l'école. Daniel Mesguich répond par une lettre d'une vingtaine de pages, qualifiant la démarche de "délation" et reconnaissant toutefois des "dysfonctionnements". Cette fronde, relayée par Le Monde et Le Figaro, aboutit en novembre 2013 à son départ de la direction, remplacé par Claire Lasne Darcueil sur décision de la ministre. Aucune procédure judiciaire n'a été engagée à cette occasion.
1952 : Naissance le 15 juillet à Alger (Algérie française).
1962 : Arrivée à Marseille ; scolarité au lycée Thiers et cours de théâtre au Conservatoire de Marseille.
1970 : Admission au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, dans les classes d'Antoine Vitez et de Pierre Debauche.
1974 : Fondation du Théâtre du Miroir.
1978 : Rôles dans Molière d'Ariane Mnouchkine et dans Le Dossier 51 de Michel Deville.
1979 : Premier grand rôle au cinéma dans L'Amour en fuite de François Truffaut ; rôle de Napoléon dans la série Joséphine ou la comédie des ambitions.
1981 : Mise en scène du Roi Lear de Shakespeare dans la Cour d'honneur du Palais des Papes au festival d'Avignon.
1983 : Nomination comme professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique.
1985 : Prise de direction du théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis (jusqu'en 1988).
1991 : Prise de direction de La Métaphore, théâtre national de Lille (jusqu'en 1998).
1996 : Mise en scène de Mithridate de Racine à la Comédie-Française.
2007 : Nomination à la direction du Conservatoire national supérieur d'art dramatique.
2013 : Départ de la direction du Conservatoire ; remplacement par Claire Lasne Darcueil.
2017 : Fondation du Cours Mesguich à Paris.
2020 : Coup de coeur Parole Enregistrée et Documents Sonores de l'Académie Charles-Cros pour la lecture d'A la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
Daniel Mesguich est né dans une famille juive d'Algérie. Les noms et professions de ses parents ne sont pas documentés dans les sources consultées. De son premier mariage avec Danielle Barthélemy, professeur de lettres, sont nés quatre enfants : William Mesguich (1972), devenu acteur, Sarah Mesguich (1975), actrice, Rébecca Mesguich (1982) et Jessica Mesguich (1986). Depuis 2018, il est marié à Sterenn Guirriec, avec laquelle il a une fille, Ézekielle Mesguich. Daniel Mesguich vit et travaille principalement à Paris. Sa carrière de pédagogue l'a conduit à former des générations de comédiens au Conservatoire national supérieur d'art dramatique pendant plus de trente ans, puis au Cours Mesguich ouvert en 2017.
Daniel Mesguich entretient des liens intellectuels et artistiques étroits avec la pensée de Jacques Derrida, philosophe dont il a co-signé une postface à son essai L'Eternel éphémère (Verdier, 2006). Il se produit régulièrement comme récitant aux côtés de personnalités musicales telles que Brigitte Engerer, Jean-Efflam Bavouzet et Emmanuel Krivine. Invité de nombreuses universités à l'étranger (Harvard, Oxford, Princeton), il dispense des master classes à Pékin, Tokyo et Budapest. Une salle de théâtre porte son nom aux Cours Florent. Il est chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre national du Mérite et commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.
1 - Avant de rejoindre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Daniel Mesguich a suivi deux années d'études de philosophie à la faculté de Censier à Paris, parcours atypique qui a nourri sa vision théorique du jeu et de la mise en scène.
2 - Sa compagnie fondée en 1974 sous le nom de Théâtre du Miroir a pris en 1998 le nom de Miroir et Métaphore, témoignant d'une évolution de sa réflexion sur le rapport entre représentation et réalité.
3 - En 2020, il a reçu le Coup de coeur Parole Enregistrée et Documents Sonores de l'Académie Charles-Cros pour sa lecture intégrale d'A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, oeuvre d'environ trois mille pages.
4 - Il a co-signé avec le philosophe Jacques Derrida la postface de son propre essai L'Eternel éphémère, réédité chez Verdier en 2006, association rare entre un praticien du théâtre et l'un des philosophes français les plus reconnus du XXe siècle.
5 - Jouant Le Souper de Jean-Claude Brisville avec son fils William Mesguich, il a déclaré dans une interview de 2023 qu'en scène il ne pensait pas "Oh, mon fiston !", voyant avant tout en William un acteur accompli.
- Métier(s) : Acteur, metteur en scène de théâtre et d'opéra, professeur d'art dramatique, écrivain, récitant
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : Danielle Barthélemy (ex-épouse) ; Sterenn Guirriec (épouse depuis 2018)
- Enfants : William Mesguich (1972), Sarah Mesguich (1975), Rébecca Mesguich (1982), Jessica Mesguich (1986), Ézekielle Mesguich
- Distinctions : Chevalier de la Légion d'honneur ; chevalier de l'ordre national du Mérite ; commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres ; Coup de coeur Académie Charles-Cros 2020
Je ne conçois pas le théâtre sans l'enseignement du théâtre. Faire du théâtre et enseigner, c'est, au fond, la même chose !
— Les Trois Coups, interview, mars 2015
Au fond de moi, je ne crois pas aux personnages. Pour moi, les personnages de théâtre n'existent pas. Il y a du texte, des phrases, il y a des mots.
— Webradio De la cour au jardin, janvier 2018
Je demeure dans tous les cas hostile aux mises en scène figées, aux gardiens de la mémoire qui paralysent la création par le retour aux indications et aux volontés supposées de l'auteur.
— Revue Commune, interview, octobre 2022
Je ne conçois pas le théâtre sans l'enseignement du théâtre. Faire du théâtre et enseigner, c'est, au fond, la même chose !
— Les Trois Coups, interview, mars 2015
Au fond de moi, je ne crois pas aux personnages. Pour moi, les personnages de théâtre n'existent pas. Il y a du texte, des phrases, il y a des mots.
— Webradio De la cour au jardin, janvier 2018
Je demeure dans tous les cas hostile aux mises en scène figées, aux gardiens de la mémoire qui paralysent la création par le retour aux indications et aux volontés supposées de l'auteur.
— Revue Commune, interview, octobre 2022