Gérard Krawczyk, né le 17 mai 1953 à Paris, est un réalisateur, scénariste et photographe français d'origine polonaise. Il s'est imposé dans le cinéma populaire des années 2000 en signant Taxi 2, Taxi 3 et Taxi 4, trilogie produite par Luc Besson qui a réuni plus de 20 millions de spectateurs en France.
Après une maîtrise d'économie et de gestion publique à l'université Paris-Dauphine, Gérard Krawczyk intègre l'IDHEC en section réalisation et prise de vues. Ses trois courts métrages d'études, The Subtle Concept (1981), Toro Moreno (1983) et Homicide by Night (1984), sont nommés aux Césars. Parallèlement, il réalise les prises de vue des premières pochettes de Francis Lalanne, dont l'album Rentre chez toi. En 1986, il signe son premier long métrage, Je hais les acteurs, adaptation d'un roman de Ben Hecht, en noir et blanc, avec Jean Poiret, Bernard Blier, Michel Galabru, Michel Blanc, Pauline Lafont, Dominique Lavanant, Guy Marchand et une apparition de Gérard Depardieu. Le film est nommé au César de la meilleure première œuvre et reçoit le Prix Michel Audiard au Festival de Deauville. L'année suivante, il tourne L'Été en pente douce, drame coécrit avec Jean-Paul Lilienfeld d'après un roman de Pierre Pelot, avec Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret et Pauline Lafont.
Entre 1990 et 1995, Gérard Krawczyk se consacre à la publicité, à des téléfilms et à un reportage pour Envoyé spécial, faute de pouvoir mener à bien plusieurs projets de longs métrages, dont une adaptation de La Petite Marchande de prose de Daniel Pennac. En 1997, il revient au cinéma avec Héroïnes, produit par Gaumont, où il dirige Virginie Ledoyen et Maïdi Roth. En 1998, il remplace temporairement Gérard Pirès, hospitalisé, sur le premier mois de tournage de Taxi. Luc Besson lui confie ensuite la seconde équipe de Jeanne d'Arc (1999), puis la mise en scène de Taxi 2 (2000), qui dépasse le premier volet avec près de 11 millions de spectateurs. Suivent Wasabi (2001) avec Jean Reno, Michel Muller, Carole Bouquet et Ryoko Hirosue, puis Taxi 3 et Fanfan la Tulipe en 2003, ce dernier coécrit par Luc Besson et Jean Cosmos.
1953 : naissance le 17 mai à Paris
1981 : court métrage The Subtle Concept, nommé aux Césars
1986 : premier long métrage Je hais les acteurs, Prix Michel Audiard à Deauville
1987 : sortie de L'Été en pente douce
1997 : retour au cinéma avec Héroïnes
1999 : direction de la seconde équipe de Jeanne d'Arc de Luc Besson
2000 : Taxi 2, près de 11 millions d'entrées
2001 : Wasabi, tourné au Japon avec Jean Reno
2003 : sorties de Taxi 3 et Fanfan la Tulipe, ce dernier en ouverture hors compétition du Festival de Cannes
2005 : La vie est à nous ! avec Sylvie Testud et Josiane Balasko
2007 : Taxi 4 puis L'Auberge rouge
2014 : réalisation des deux derniers épisodes de la série Taxi Brooklyn
2017 : publication du roman Foudroyé(s) aux éditions Le Cherche Midi
2019 : présidence du jury du Festival du cinéma russe à Honfleur
2024 : présidence du jury du Prix de la Meilleure Création Sonore à Cannes
Gérard Krawczyk est d'origine polonaise par ses grands-parents, originaires de Częstochowa. Il grandit à Paris et y effectue l'ensemble de sa scolarité supérieure : maîtrise d'économie et de gestion publique à l'université Paris-Dauphine, puis formation à l'IDHEC, ancêtre de La Fémis, en section réalisation et prise de vues. Sa double formation, économique et cinématographique, irrigue son rapport au métier de réalisateur, qu'il décrit comme une activité tenue par des contraintes de production très concrètes. Il commence sa carrière en photographiant des artistes, dont Francis Lalanne, pour qui il réalise les premières pochettes d'album.
Sa rencontre avec Luc Besson sur le tournage du Grand Bleu en 1988 oriente durablement sa trajectoire : la quasi-totalité de ses films à succès des années 2000 sont produits par la société du réalisateur. Membre du bureau de la SACD et de l'ARP (Auteurs-Réalisateurs-Producteurs) aux côtés de Claude Zidi, Pierre Jolivet et Claude Miller, il s'investit dans la défense du droit d'auteur et la transmission. Il intervient régulièrement en master class, notamment à Stardust MasterClass et au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains. Il pratique aussi la photographie d'exposition et a publié en 2017 un premier roman, Foudroyé(s).
1 - Gérard Krawczyk a dirigé Penélope Cruz et Vincent Pérez dans Fanfan la Tulipe (2003), remake du film de Christian-Jaque qui fait l'ouverture hors compétition du 56e Festival de Cannes la même année.
2 - À la sortie de Taxi 4 en 2007, il se classe au troisième rang du box-office français des recettes de la décennie par réalisateur, juste derrière Peter Jackson et Steven Spielberg.
3 - Avant de connaître le succès avec la saga Taxi, il a réalisé un reportage pour l'émission Envoyé spécial intitulé Nabil le coursier (1994), tourné sans voix off, exception dans le format du magazine.
4 - Il apparaît brièvement en acteur dans Valérian et la Cité des mille planètes (2017) de Luc Besson, dans le rôle du capitaine accueillant les Martapuraïs à bord de la station Alpha.
5 - Il a publié en 2017 son premier roman, Foudroyé(s), aux éditions Le Cherche Midi, écrit dans sa soixantaine, sur fond d'attentats parisiens de 2015.
6 - Il déclare avoir appris la mise en chantier de Taxi 5 par la presse, sans avoir été contacté par Luc Besson ni par Franck Gastambide, et n'a pas vu le film à sa sortie en 2018.
- Métier(s) : réalisateur, scénariste, photographe, romancier
- Résidence principale : non documentée dans les sources consultées
- Relations de couple : non documentées publiquement
- Enfants : non documentés publiquement
- Distinctions : Prix Michel Audiard au Festival de Deauville 1986 pour Je hais les acteurs ; trois courts métrages nommés aux Césars
Je ne tourne plus ni même à la TV mais mon quotidien, aujourd'hui, c'est la transmission.
— Master class au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains, rapportée par Baz'art, juillet 2022
Quand on fait des suites, il faut savoir se renouveler mais sans se trahir. Comme les groupes de rock, à chaque nouvel album, on veut du nouveau mais avec des morceaux qui nous rappellent aussi pourquoi on les aime. Ça met une sacrée pression.
— Master class au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains, rapportée par Baz'art, juillet 2022
Au cinéma, vous ne pouvez pas vous permettre de digresser sinon vous risquez de perdre le spectateur. Vous ne pouvez pas non plus exprimer directement ce qu'il se passe dans la tête de vos personnages à moins d'utiliser une voix off qui alourdira le film.
— Interview Adaptation Magazine, mars 2018
J'ai appris la mise en chantier du projet par la presse. J'ai trouvé ça un peu dommage. Après, je n'ai rien contre le fait qu'on ait voulu revisiter Taxi avec des acteurs différents, plus jeunes. Je n'ai pas vu le film et tout ce qu'on m'en a dit ne me donne pas envie de le voir. J'ai l'impression qu'on a perdu l'esprit de la saga.
— Interview AlloCiné, 2023 (reprise août 2025)
Taxi, au départ, personne ne s'y attendait. Je me souviens, lorsque j'ai tourné la toute première scène du premier volet, un producteur m'a demandé si ça allait vraiment être bien. C'est l'un des films les plus connus en France et à l'international, on m'en parle encore. Vous savez, les films, tant qu'on en parle, c'est qu'ils sont vivants.
— Master class au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains, rapportée par Baz'art, juillet 2022
Je ne tourne plus ni même à la TV mais mon quotidien, aujourd'hui, c'est la transmission.
— Master class au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains, rapportée par Baz'art, juillet 2022
Quand on fait des suites, il faut savoir se renouveler mais sans se trahir. Comme les groupes de rock, à chaque nouvel album, on veut du nouveau mais avec des morceaux qui nous rappellent aussi pourquoi on les aime. Ça met une sacrée pression.
— Master class au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains, rapportée par Baz'art, juillet 2022
Au cinéma, vous ne pouvez pas vous permettre de digresser sinon vous risquez de perdre le spectateur. Vous ne pouvez pas non plus exprimer directement ce qu'il se passe dans la tête de vos personnages à moins d'utiliser une voix off qui alourdira le film.
— Interview Adaptation Magazine, mars 2018
J'ai appris la mise en chantier du projet par la presse. J'ai trouvé ça un peu dommage. Après, je n'ai rien contre le fait qu'on ait voulu revisiter Taxi avec des acteurs différents, plus jeunes. Je n'ai pas vu le film et tout ce qu'on m'en a dit ne me donne pas envie de le voir. J'ai l'impression qu'on a perdu l'esprit de la saga.
— Interview AlloCiné, 2023 (reprise août 2025)
Taxi, au départ, personne ne s'y attendait. Je me souviens, lorsque j'ai tourné la toute première scène du premier volet, un producteur m'a demandé si ça allait vraiment être bien. C'est l'un des films les plus connus en France et à l'international, on m'en parle encore. Vous savez, les films, tant qu'on en parle, c'est qu'ils sont vivants.
— Master class au Festival du cinéma français d'Aix-les-Bains, rapportée par Baz'art, juillet 2022