Claude Lelouch, né le 30 octobre 1937 à Paris 9e, est un réalisateur, producteur, scénariste et cadreur français.
Alors qu'il commence sa carrière au début de la Nouvelle Vague, s'il en épouse certains principes (tournages légers, économie proche de l'artisanat, soin apporté à l'improvisation et à la recherche d'une certaine véracité), son nom reste rarement associé au mouvement. Après plusieurs films passés plutôt inaperçus, il rencontre le succès en 1965 avec Une fille et des fusils, puis enchaîne l'année suivante avec Un homme et une femme, qui lui apporte la reconnaissance tant en France qu'à l'étranger. Les années 1980 et 1990 le voient produire et réaliser de grandes fresques romanesques et des épopées sentimentales, aux formes amples, ouvertes et chorales (Les Uns et les Autres, Partir, revenir, Il y a des jours... et des lunes, La Belle Histoire, Les Misérables), qu'il alterne avec des marivaudages résolument optimistes, plus légers dans leur forme et leur propos (Tout ça… pour ça !, Le Courage d'aimer, Un plus une). Son style tourbillonnant, son inclinaison pour le lyrisme, voire l'emphase, ne font pas l'unanimité et la critique - contre laquelle il gardera une rancœur tenace - lui reproche souvent sa superficialité et son mauvais goût foutraque. Collectionnant les succès autant que les échecs, Lelouch poursuit son œuvre jusqu'aux années 2020.
Il a notamment reçu l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et la Palme d’or du Festival de Cannes pour Un homme et une femme, le Golden Globe du meilleur film étranger et le grand prix du cinéma français pour Vivre pour vivre, et a été nommé deux fois aux César : une première fois en 1982 pour le César du meilleur film pour Les Uns et les Autres et une seconde fois en 2002 pour le César du meilleur film de l'Union européenne pour 11'09"01 - September 11.
Le monde du partage devra remplacer le partage du monde.
Ce sont toujours les médiocres ou les désespérés qui s'associent, les stars et les gagnants n'ont besoin de personne.
Les plus belles histoires d'amour sont celles qu'on a pas eu le temps de vivre.
Avec un bateau, il y a deux moments de bonheur : le jour où on l'achète et le jour où on le revend.
La victoire représente le plus efficace des passeports.
La critique a droit à toutes les opinions à condition d'en avoir.
Cannes, c'est d'abord un escalier : un escalier facile à monter... difficile à descendre.
Au cinéma, le mauvais temps est terriblement photogénique, parce qu'il est dangereux.
On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire.