Résumé biographique
Annie Girardot, actrice française emblématique, a marqué le cinéma par ses rôles de femmes fortes et authentiques.
Parcours
Annie Girardot débute sa carrière au théâtre après des études au Conservatoire de Paris, où elle obtient deux premiers prix en comédie. Elle intègre la Comédie-Française de 1954 à 1957. Son rôle dans Rocco et ses frères en 1960, réalisé par Luchino Visconti, la révèle au grand public. Dans les années 1970, elle devient une star du cinéma français, jouant dans des drames comme Mourir d’aimer et des comédies comme Tendre poulet. Sa carrière, longue de cinq décennies, compte près de 150 films. Malgré un déclin dans les années 1980, elle retrouve le succès avec Les Misérables en 1995. Elle excelle aussi au théâtre, notamment dans Madame Marguerite.
Repères de carrière
1954 : Intègre la Comédie-Française.
1955 : Premier rôle au cinéma dans Treize à table.
1956 : Remporte le prix Suzanne Bianchetti.
1960 : Rôle marquant de Nadia dans Rocco et ses frères.
1965 : Volpi Cup à Venise pour Trois chambres à Manhattan.
1967 : Joue dans Vivre pour vivre de Claude Lelouch.
1970 : Succès dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !.
1971 : Rôle principal dans Mourir d’aimer.
1974 : Interprète la mère dans La Gifle.
1976 : César de la meilleure actrice pour Docteur Françoise Gailland.
1977 : Joue dans Tendre poulet.
1995 : César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Les Misérables.
2001 : César de la meilleure actrice dans un second rôle pour La Pianiste.
2002 : Molière de la meilleure comédienne pour Madame Marguerite.
2005 : Rôle dans Caché de Michael Haneke.
Vie personnelle et engagements
Annie Girardot naît à Paris en 1931, élevée par sa mère célibataire, sage-femme. Elle épouse l’acteur italien Renato Salvatori en 1962, avec qui elle a une fille, Giulia. Leur mariage, marqué par des tensions, se termine par une séparation, sans divorce, jusqu’à la mort de Salvatori en 1988. Dans les années 1980, elle traverse des difficultés financières et personnelles, luttant contre la dépression et l’alcoolisme. En 2006, elle révèle publiquement souffrir de la maladie d’Alzheimer, devenant un symbole de cette cause en France. Elle s’engage peu dans des causes publiques, privilégiant sa carrière et sa vie privée, bien que son autobiographie, Vivre d’aimer, publiée en 1989, témoigne de son parcours personnel.
Anecdotes
1- Jean Cocteau la qualifie de « plus grand tempérament dramatique de l’après-guerre » après sa performance dans La Machine à écrire en 1956.
2- Elle perd une fortune en 1983 avec l’échec de sa revue musicale Revue et corrigée au Casino de Paris.
3- En 1996, lors de son César pour Les Misérables, elle déclare émue : « Je ne suis pas tout à fait morte ! ».
4- Son rôle dans Mourir d’aimer attire 10 % de la population française au cinéma.
5- Elle refuse de se conformer aux stéréotypes glamour, préférant incarner des femmes ordinaires.
6- En 2012, La Poste française émet un timbre à son effigie.
Où se recueillir ?
Annie Girardot résidait à Paris, France. Elle est décédée le 28 février 2011. Sa tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise à Paris, un lieu de mémoire où ses admirateurs peuvent lui rendre hommage.
Contexte du décès
Annie Girardot s’éteint le 28 février 2011 à Paris, à l’âge de 79 ans, des suites de la maladie d’Alzheimer, diagnostiquée en 2003. Elle passe ses dernières années dans une maison médicale parisienne, perdant progressivement la mémoire.
Points clés
• Métier(s) : Actrice de cinéma et de théâtre
• Résidence principale : Paris, France
• Enfants : Giulia (1962)
• Distinctions : César de la meilleure actrice (1977), César de la meilleure actrice dans un second rôle (1996, 2001), Molière de la meilleure comédienne (2002), Volpi Cup (1965), David di Donatello (1977)