Résumé biographique
Parcours
Henri Tisot naît le 1er juin 1937 à La Seyne-sur-Mer, dans le Var. Fils unique de parents pâtissiers, il étudie au Conservatoire de Toulon, puis intègre en 1955 le Conservatoire national supérieur d’art dramatique à Paris, dans la classe de Béatrix Dussane. Il obtient deux seconds prix et devient en 1957 l’un des plus jeunes pensionnaires de la Comédie-Française. Il débute au cinéma en 1958 dans des pièces filmées comme « Le Bourgeois gentilhomme » et « Le Mariage de Figaro » mises en scène par Jean Meyer.
Il se fait connaître en 1960 grâce à ses imitations de Charles de Gaulle au Théâtre de Dix Heures. Son sketch « L’Autocirculation » devient un disque à succès, vendu à plus d’un million d’exemplaires. Il poursuit une carrière prolifique dans le théâtre de boulevard, la télévision et le cinéma, tout en publiant plusieurs ouvrages. À partir de 1986, il se consacre à la religion après sa conversion au catholicisme, mettant en scène des spectacles d’inspiration biblique.
Repères de carrière
1957 : Pensionnaire de la Comédie-Française
1960 : Succès du sketch « L’Autocirculation »
1961 : Rôle principal dans la série télévisée « Le Temps des copains »
1978 : Interprète Louis XVI dans « La Nuit de l’été »
1986 : Conversion au catholicisme
1988 : Création du spectacle « Les Sept Miracles »
1995 : Mise en scène de « De de Gaulle à Jésus-Christ »
Vie personnelle et engagements
Henri Tisot grandit dans un environnement familial partagé entre foi catholique et convictions communistes. Il ne s’est jamais marié et aucune descendance n’est recensée. Il entretient une amitié durable avec Mireille Darc, rencontrée au Conservatoire de Toulon. À partir de 1986, il se consacre à la spiritualité chrétienne, influencé par le Père Albert, gardien au musée du Louvre, et le rabbin Albert Abécassis, auprès de qui il étudie l’hébreu pendant quarante ans.
Il milite pour l’école libre dès 1984 et publie plusieurs ouvrages religieux, dont « La Rencontre », « Dialogue avec mon ange gardien » et « Ève, la femme, l’injustice de tous les temps ». Il développe une exégèse entre judaïsme et christianisme et monte des spectacles inspirés des Évangiles. Il reste actif dans la vie culturelle jusqu’à la fin des années 2000, notamment à travers des tournées et des conférences.
Où se recueillir
Henri Tisot résidait à Sanary-sur-Mer (Var), où il est décédé le 6 août 2011. Il repose dans le caveau familial au cimetière de La Seyne-sur-Mer, aux côtés de son père Félix Tisot, peintre paysagiste.
Contexte du décès de Henri Tisot
Henri Tisot meurt subitement à son domicile de Sanary-sur-Mer, victime d’un malaise nocturne. Aucun antécédent médical grave n’avait été signalé. Il préparait encore un spectacle intitulé « Mes arrière-pensées » au moment de son décès.
Anecdotes
1- Son sketch « L’Autocirculation » fut vendu à plus d’un million d’exemplaires, un record pour un disque humoristique.
2- Il appelait Charles de Gaulle « Qui vous savez » sans jamais le nommer dans ses imitations.
3- Il étudia l’hébreu pendant quarante ans pour accéder aux textes originaux de la Torah.
4- Il adapta et joua « L’Homme, la bête et la vertu » de Pirandello aux côtés de Marie Dubois.
5- Il fut pensionnaire de la Comédie-Française à seulement 20 ans.
6- Il publia un plaidoyer pour Ève, dénonçant « la plus flagrante erreur judiciaire » du péché originel.
Points clés
• Métier(s) : acteur, imitateur, écrivain, metteur en scène
• Résidence principale : Sanary-sur-Mer, France
• Relations : aucune union officielle recensée
• Enfants : aucun recensé
