Audrey Pulvar, journaliste et animatrice de télévision française originaire de Martinique, s'est imposée comme une figure de la gauche écologiste et féministe. Adjointe à la Maire de Paris en charge de l'alimentation durable, elle s'engage activement dans la campagne des municipales 2026 aux côtés d'Emmanuel Grégoire.
Audrey Pulvar naît le 21 février 1972 à Fort-de-France en Martinique. Diplômée de l'École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris, major de promo 1994), elle débute comme stagiaire puis journaliste reporter d'images (JRI) sur Antilles Télévision (ATV) en 1994. Elle y devient présentatrice du journal du soir en 1995, puis rédactrice en chef adjointe en 1999. En 2002, elle rejoint LCI (pigiste sous Jean-Claude Dassier) et TV5 Monde simultanément. En 2003, elle intègre France 3 : présentatrice du journal régional à Marseille, puis co-présentatrice du Soir 3 (première femme noire à la tête d'un JT national en 2004). De 2005 à 2009, elle présente le 19/20 sur France 3, devenant une figure emblématique de la diversité à l'antenne. Elle reçoit le Trophée des femmes en or (catégorie médias) en 2008.
En 2011, elle rejoint France 2 comme chroniqueuse dans On n'est pas couché de Laurent Ruquier (avec Natacha Polony), puis quitte pour des raisons de conflit d'intérêts lié à sa relation avec Arnaud Montebourg. Elle dirige brièvement l'éditorial des Inrockuptibles en 2012, avant de rejoindre D8 pour Le Grand 8 de Laurence Ferrari. En 2013, elle revient sur iTélé (devenue CNews) avec Audrey Pulvar Soir. Suspendue en 2017 pour avoir signé une pétition anti-Le Pen (devoir de réserve), elle quitte le journalisme le 16 juillet 2017. Elle préside la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme de 2017 à 2019. Élue conseillère régionale d'Île-de-France en 2021 (liste union gauche), elle devient adjointe à Anne Hidalgo en juillet 2020 (alimentation durable, agriculture, circuits courts). En 2026, elle figure en position éligible sur la liste d'Emmanuel Grégoire (PS, gauche unie hors LFI) pour les municipales parisiennes (15-22 mars), dévoilée le 19 février avec Lucie Castets et adjoints Hidalgo. Elle participe à la présentation du programme le 5 février à Plantation et à des manifestations (ex. contre loi Duplomb le 11 février avec François Ruffin).
En mars 2021, Audrey Pulvar provoque une polémique en déclarant qu'il est possible de demander aux personnes blanches de se taire lors de réunions non mixtes raciales, dans le contexte des débats sur les réunions non mixtes de l'UNEF. Ces propos, tenus sur BFM-TV, suscitent des critiques de la droite et de l'extrême droite, qui l'accusent de racialisme. Elle assume ses déclarations en défendant le droit des minorités à des espaces de parole sécurisés. Aucune procédure judiciaire ou condamnation n'en découle.
En février 2021, trois cousines d'Audrey Pulvar (dont Barbara Glissant, fille d'Édouard Glissant) accusent publiquement son père Marc Pulvar (décédé en 2008) de pédocriminalité et d'inceste durant leur enfance. Audrey Pulvar déclare avoir été informée de ces actes il y a une vingtaine d'années et affirme soutenir les victimes, se positionnant « du côté des victimes » et niant toute manœuvre politique. Ces accusations, relayées par l'AFP et médiatisées, n'ont pas donné lieu à des poursuites judiciaires en raison du décès de Marc Pulvar.
Audrey Pulvar naît de Marc Pulvar, professeur de mathématiques, propriétaire d'une école privée et secrétaire général de la Centrale syndicale des travailleurs martiniquais (CSTM, cofondée en 1974), et d'Emma (dite Marlène) Auspice (ou Hospice selon les sources), assistante sociale issue d'une famille influente de Martinique. Elle est nièce par alliance du romancier et philosophe Édouard Glissant (beau-frère de Marc Pulvar). Elle grandit dans un environnement politisé et culturel riche. Elle a une fille, Charis, née en 1997 d'une précédente relation. Au cours des années 2000, elle a vécu avec le chef Alain Passard. De 2010 à novembre 2012, elle est en couple avec Arnaud Montebourg (relation qui a entraîné son éviction temporaire d'iTélé, France Inter et France 2 pour conflit d'intérêts). Elle est discrète sur sa vie privée actuelle. Écoféministe revendiquée, elle se déplace à vélo et en métro et défend les causes martiniquaises, l'agriculture durable et les droits des femmes.
Elle s'engage pour l'écologie, le féminisme et la justice sociale. Elle soutient les mobilisations contre la répression en Iran (manifestation le 17 janvier 2026 au Panthéon) et combat le racisme environnemental et les inégalités alimentaires. Elle est active sur Instagram (@audreypulvar) et Facebook, où elle partage ses positions politiques. Elle n'a pas de rôles philanthropiques majeurs au-delà de la Fondation Hulot.
Audrey Pulvar réside à Paris, où elle exerce ses mandats d'adjointe à la Maire et de conseillère régionale d'Île-de-France. Originaire de Fort-de-France en Martinique, elle maintient un fort attachement à ses racines caribéennes, qui influencent son engagement écoféministe et anticolonial. Elle voyage régulièrement entre la métropole et les outre-mer pour des causes liées à l'alimentation durable et à la justice climatique.
En 2010, sa relation avec Arnaud Montebourg provoque une polémique médiatique, entraînant son éviction temporaire d'iTélé, France Inter et France 2 pour éviter tout conflit d'intérêts.
Audrey Pulvar a nommé sa fille Charis, inspirée d'un personnage du romancier William Boyd, reflétant son intérêt pour la littérature.
Elle se décrit publiquement comme "écoféministe martiniquaise à vélo et en métro", soulignant son mode de vie urbain et écologique à Paris.
Lors de la campagne régionale 2021, elle défend la gratuité des transports en Île-de-France comme mesure non négociable, position qu'elle maintient dans ses engagements.
Elle a présenté l'émission Politiques, à table ! sur LCP, où elle discute alimentation durable et agriculture avec des invités politiques.
Ce que veulent les victimes, c'est pas d’être protégées, c’est qu’on ne viole plus
— Interview 2024 France Inter
Ce que veulent les victimes, c'est pas d’être protégées, c’est qu’on ne viole plus
— Interview 2024 France Inter