Née Angela Trimble le 1er juillet 1945 à Miami, Debbie Harry est une chanteuse et actrice américaine, fondatrice et chanteuse de Blondie, dont les singles Heart of Glass et Call Me ont atteint la première place des classements mondiaux à la fin des années 1970.
Adoptée à l'âge de trois mois par Catherine et Richard Smith Harry, propriétaires d'une boutique de cadeaux à Hawthorne, dans le New Jersey, Debbie Harry grandit dans une famille de classe moyenne et fréquente la Hawthorne High School, dont elle sort diplômée en 1963, puis obtient un associate of arts degree au Centenary College de Hackettstown. Arrivée à New York à la fin des années 1960, elle occupe successivement plusieurs emplois : secrétaire au bureau new-yorkais de la BBC Radio, serveuse au Max's Kansas City et dans un Dunkin' Donuts, danseuse dans une discothèque d'Union City, et Playboy Bunny. Elle débute musicalement en 1968 comme choriste et percussionniste dans le groupe folk-rock The Wind in the Willows, sous contrat avec Capitol Records, dont l'unique album s'avère un échec commercial. Au début des années 1970, elle intègre le trio féminin The Stilettos, formation au sein de laquelle elle rencontre le guitariste Chris Stein.
En 1974, Harry et Stein quittent The Stilettos pour fonder Blondie, groupe qui se produit au CBGB et au Max's Kansas City, hauts lieux de la scène punk new-yorkaise. Le troisième album, Parallel Lines, produit en 1978 par Mike Chapman, propulse le groupe au rang international avec Heart of Glass, numéro un aux États-Unis et au Royaume-Uni. Call Me, composé avec Giorgio Moroder pour la bande originale du film American Gigolo, reste six semaines en tête du classement américain en 1980. Rapture est alors le premier single rap à atteindre la première place du Billboard Hot 100. Après la dissolution en 1982 et une carrière solo avec l'album KooKoo, produit par Nile Rodgers, Blondie se reforme en 1997 et publie No Exit en 1999. Le groupe est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame en mars 2006, sur présentation de Shirley Manson. En parallèle, Harry mène une carrière d'actrice dans Vidéodrome de David Cronenberg (1983) et Hairspray de John Waters (1988).
1945 : naissance le 1er juillet à Miami, Floride, sous le nom Angela Trimble ; adoption à trois mois par la famille Harry à Hawthorne, New Jersey.
1963 : diplôme de la Hawthorne High School.
1965 : obtention d'un associate of arts degree au Centenary College de Hackettstown.
1968 : debut musical dans le groupe folk-rock The Wind in the Willows, sous contrat Capitol Records.
1974 : cofondation de Blondie avec Chris Stein.
1978 : sortie de Parallel Lines ; Heart of Glass atteint la première place aux États-Unis et au Royaume-Uni.
1980 : Call Me, composé avec Giorgio Moroder, numéro un américain pendant six semaines ; Rapture premier single rap au sommet du Billboard Hot 100.
1981 : premier album solo, KooKoo, produit par Nile Rodgers, numéro 25 du Billboard 200.
1982 : dissolution de Blondie.
1983 : rôle dans Vidéodrome de David Cronenberg.
1988 : rôle dans Hairspray de John Waters.
1999 : reformation de Blondie et sortie de No Exit.
2006 : intronisation de Blondie au Rock and Roll Hall of Fame (13 mars).
2019 : publication des mémoires autobiographiques Face It.
2026 : sortie de High Noon, douzième album de Blondie, le dernier enregistré avec le batteur Clem Burke (décédé en avril 2025).
Née sous le nom d'Angela Trimble d'une mère pianiste de concert, Debbie Harry est adoptée à trois mois par Catherine et Richard Smith Harry, commerçants du New Jersey. Elle ne chercha pas à renouer avec sa mère biologique après que celle-ci, retrouvée par un détective privé, déclina tout contact. Harry et Chris Stein formèrent un couple de 1973 à 1986 ; elle le soigna à domicile pendant trois ans lors de son combat contre la pemphigus, maladie auto-immune grave. Ils sont demeurés proches après leur séparation : Harry est la marraine des deux filles de Stein. Elle n'a pas eu d'enfants et a déclaré publiquement sa bisexualité en 2014.
Liée à la scène artistique new-yorkaise des années 1970, Debbie Harry a fréquenté Andy Warhol, qui réalisa en 1980 une sérigraphie de son portrait, vendue 5,9 millions de dollars chez Sotheby's en 2011. Proche de Patti Smith, de Keith Haring et de Shirley Manson, elle reste une présence régulière de la vie culturelle de New York. En 2006, elle est égérie d'une campagne de MAC Cosmetics reversant l'intégralité des bénéfices au MAC AIDS Fund. En 2019, elle publie ses mémoires Face It, coécrites avec la journaliste Sylvie Simmons, ouvrage qui aborde sans détour les violences subies, les addictions et la trajectoire artistique de Blondie.
1 - Blondie tire son nom des apostrophes que les camionneurs lançaient à Debbie Harry dans la rue ; le groupe s'est d'abord appelé Angel and the Snake avant d'adopter ce sobriquet comme nom officiel.
2 - En 1985, Andy Warhol réalise le premier portrait numérique de l'histoire en filmant Debbie Harry avec une caméra reliée à un Amiga 1000 Commodore, puis en retravaillant l'image sur le logiciel ProPaint, en direct au Lincoln Center.
3 - Dans ses mémoires Face It, Harry raconte avoir échappé en 1972 à un individu dont elle est convaincue qu'il était le tueur en série Ted Bundy : privée de poignée intérieure, elle ouvre la portière par la fenêtre et se propulse hors du véhicule en marche.
4 - Rapture (1980) est le premier single avec une section rappée à atteindre la première place du Billboard Hot 100 ; le clip cite Fab 5 Freddy et a contribué à faire connaître le hip-hop à un large public.
5 - Lors de la dissolution de Blondie et de la maladie de Chris Stein en 1983, Harry, qui avait vendu des dizaines de millions d'albums, vivait sur des emprunts et des cachets de films pour couvrir les frais médicaux de Stein.
- Métier(s) : chanteuse, compositrice, actrice
- Résidence principale : New York
- Relations de couple : Chris Stein (compagnon 1973-1986, séparation, amitié durable)
- Enfants : aucun
- Distinctions : Rock and Roll Hall of Fame (2006, avec Blondie) ; Rock Walk Hall of Fame (2006)
La seule personne en qui je crois vraiment, c'est moi.
— Citation attribuée à Debbie Harry, reprise dans plusieurs médias anglophones (traduit de l'anglais)
Je sais qui je suis, et ce serait une insulte aux Harry.
— Interview, début des années 1980 (sur son refus de rechercher ses parents biologiques), citée dans IMDb Biography (traduit de l'anglais)
Je me suis aperçue que les fenêtres étaient toutes teintées. Le conducteur avait également une odeur incroyablement mauvaise. En baissant les yeux, je me suis rendu compte que ma poignée de porte avait été enlevée. J'ai tendu mon bras par la fenêtre, et ai tiré la poignée de la porte de l'extérieur.
— Face It, mémoires de Debbie Harry, HarperCollins, 2019, tel que cité dans Wikipédia (fr) et Elle.fr
Je disais dans mes paroles des choses que les chanteuses ne disaient pas souvent en ce temps-là. Je n'étais pas soumise ou en train de demander à un homme de revenir, je lui bottai le cul, je le foutais dehors et je me bottais le cul à moi aussi. Mon personnage de Blondie était une poupée gonflable, mais avec un côté sombre, provocateur et agressif. Je le jouais, mais j'étais néanmoins très sérieuse.
— Face It, mémoires de Debbie Harry, HarperCollins, 2019 (traduit de l'anglais)