Résumé biographique

Grammairien, verbicruciste et figure du petit écran, Jacques Capelovici a incarné l’arbitre du « bon français » dans des jeux télévisés populaires. Professeur de langues, il a aussi signé pendant des décennies des grilles de mots fléchés, devenues une référence pour le grand public.


Parcours

Né le 19 décembre 1922 dans le 6e arrondissement de Paris, Jacques Capelovici se forme aux langues et à l’enseignement. Agrégé d’anglais, certifié d’allemand, diplômé d’italien et de vieux norrois, il enseigne d’abord l’allemand, puis l’anglais. Il travaille notamment à l’École commerciale de la chambre de commerce et d’industrie de Paris, puis au lycée Lakanal à Sceaux, où il poursuit une carrière d’enseignant jusque dans les années 1980. En parallèle, il s’impose comme compositeur de mots croisés et de mots fléchés pour la presse, en particulier dans Télé 7 Jours, et participe à la diffusion de cette forme de jeu en France. Ses grilles paraissent pendant de nombreuses années au fil des numéros et restent associées au magazine jusqu’en décembre 2010. Son exigence sur l’orthographe et la grammaire, alliée à un goût marqué pour les calembours, construit une personnalité publique immédiatement reconnaissable.

Après un passage comme candidat en 1964 au jeu du « mot le plus long », il devient juge-arbitre en 1969 dans Le Francophonissime, ce qui lui vaut le surnom de « maître Capello ». Il rejoint ensuite Les Jeux de 20 heures sur FR3 à partir de 1976, où ses interventions sur le vocabulaire et la grammaire accompagnent le succès de l’émission jusqu’en 1987, popularisant notamment l’expression « de bon aloi » et le mot « nourrain ». En 1990, il intervient comme arbitre dans Des chiffres et des lettres. Il participe aussi à la radio, notamment aux Grosses Têtes, et intervient sur France Inter dans Rien à cirer au milieu des années 1990. À côté de l’audiovisuel, il publie des ouvrages pratiques, dont Parlons correctement français (1971), Pratique des mots croisés (1975) et Le Français sans fautes (1990).


Controverse

Capelovici s’est régulièrement engagé dans des débats publics sur l’usage de la langue. Il a exprimé une opposition ferme à la progression du franglais et a critiqué les rectifications orthographiques de 1990 ainsi que la féminisation de certains noms de métiers et de fonctions. Ces prises de position, relayées dans ses interventions et ses écrits, ont contribué à forger son image de gardien d’un français normatif et ont suscité, selon les contextes, adhésion ou contestation.


Repères chronologiques

1922 : naissance dans le 6e arrondissement de Paris (France)
1947 : nommé professeur d’allemand au cours complémentaire de la rue d’Alésia (Paris)
1956 : débute un long enseignement au lycée Lakanal, à Sceaux
1964 : participe comme candidat au jeu du « mot le plus long »
1969 : devient juge-arbitre de Le Francophonissime ; débute des collaborations avec Télé 7 Jours
1976 : rejoint Les Jeux de 20 heures sur FR3 comme arbitre linguistique
1987 : fin de Les Jeux de 20 heures après onze ans de diffusion
1990 : arbitre de Des chiffres et des lettres ; publie Le Français sans fautes
2010 : ses grilles paraissent dans Télé 7 Jours jusqu’en décembre
2011 : décès à Arcueil (Val-de-Marne)


Vie personnelle et engagements

Issu d’un père d’origine roumaine et d’une mère bretonne, Jacques Capelovici mène l’essentiel de sa vie et de sa carrière en région parisienne, entre Paris et les communes où il enseigne. Il est professeur au cours complémentaire de la rue d’Alésia à Paris dès 1947, puis enseigne l’anglais à l’École commerciale de la chambre de commerce et d’industrie de Paris et au lycée Lakanal à Sceaux. Cette trajectoire d’enseignant nourrit une posture publique de pédagogue, fondée sur la précision des mots et l’idée d’une langue maîtrisée au quotidien. Son travail de verbicruciste s’inscrit dans la même logique de rigueur.

Sa famille a indiqué qu’il était le père d’une fille prénommée Françoise. Dans l’espace public, il intervient comme expert de langue à la télévision et à la radio, notamment comme sociétaire des Grosses Têtes et comme intervenant dans Rien à cirer sur France Inter au milieu des années 1990. Il se présente comme un défenseur exigeant de la langue française, commentant des questions de grammaire, d’orthographe et de vocabulaire. Il s’oppose notamment à l’essor du franglais et à certaines évolutions normatives, positions qui structurent sa notoriété. Ses interventions s’appuient sur des exemples concrets et des définitions pédagogiques.


Lieux de référence

Les lieux associés à Jacques Capelovici se concentrent en région parisienne : le 6e arrondissement de Paris, où il naît, et le secteur de Sceaux, où il enseigne longtemps au lycée Lakanal. Son activité médiatique renvoie aussi aux plateaux de FR3/France 3, liés à Les Jeux de 20 heures, et aux environnements éditoriaux de Télé 7 Jours. Arcueil, dans le Val-de-Marne, est la commune où il meurt.


Contexte du décès

Dans les derniers mois de sa vie, sa famille indique qu’il est très diminué, ne marche plus et se trouve en soins palliatifs dans une maison médicalisée. Selon le récit communiqué à la presse, il sombre dans le coma dans les derniers jours. Il meurt à Arcueil, en région parisienne, à l’âge de 88 ans. Ses obsèques sont célébrées au cimetière du Montparnasse, où il est inhumé dans le caveau familial, conformément aux informations publiées lors de l’annonce de sa disparition.


Où se recueillir ?

Pour se recueillir, le lieu de référence est le cimetière du Montparnasse, à Paris, où Jacques Capelovici est inhumé dans le caveau familial. La sépulture se situe dans la division 3. Ce cimetière, facilement accessible dans le 14e arrondissement, est également un lieu de mémoire majeur de la vie culturelle française.


Anecdotes

1 - Il lisait le braille, fait régulièrement cité pour souligner son rapport très concret à l’écrit et à la correction. Cette particularité est mentionnée dans plusieurs notices biographiques consacrées à « maître Capello ».
2 - Amateur de palindromes, il aimait donner en exemple « Éric notre valet alla te laver ton ciré », qu’il utilisait comme démonstration ludique en expliquant qu’on peut aussi remplacer Éric par Luc.
3 - Dans Les Jeux de 20 heures, il popularise l’expression « de bon aloi » et le mot « nourrain », employé pour désigner la tirelire de l’émission, devenant une signature verbale associée à sa présence à l’écran.
4 - Jusqu’en décembre 2010, Télé 7 Jours publie encore ses mots fléchés. Sa famille explique alors qu’il cesse ce travail en raison d’une baisse importante de la vue, rendant la correction des épreuves trop difficile.


Points clés

- Métier(s) : grammairien, verbicruciste, animateur de télévision, professeur de langues
- Enfants : Françoise Capelovici