Résumé biographique
Hautboïste, chef d’orchestre, musicologue et pédagogue, Jean-Claude Malgoire a développé une carrière tournée vers la musique baroque, la musique ancienne et la création contemporaine, entre Avignon, Paris, Tourcoing et les grandes scènes européennes, à la tête de l’ensemble La Grande Écurie et la Chambre du Roy et de l’Atelier lyrique de Tourcoing.
Parcours
Né le 25 novembre 1940 à Avignon, Jean-Claude Malgoire commence ses études au conservatoire de sa ville natale avant d’être admis au Conservatoire de Paris en 1957, où il obtient un premier prix de hautbois et de musique de chambre. Après son service militaire, il joue à l’orchestre de la Société des concerts du Conservatoire, puis fonde en 1966 le Florilegium Musicum de Paris et l’ensemble sur instruments anciens La Grande Écurie et la Chambre du Roy. En 1967, il devient cor anglais solo de l’Orchestre de Paris. Parallèlement, il s’implique dans la musique contemporaine, notamment avec l’Ensemble 2e2m, et enregistre de nombreux opéras baroques. À partir de 1981, il dirige l’Atelier lyrique de Tourcoing, où il explore un large répertoire jusqu’à son décès en 2018.
Repères de carrière
25 novembre 1940 : Naissance à Avignon (Vaucluse, France).
1957 : Admission au Conservatoire de Paris, études de hautbois et de musique de chambre.
Début des années 1960 : Entrée à l’orchestre de la Société des concerts du Conservatoire.
1966 : Fondation du Florilegium Musicum de Paris puis de La Grande Écurie et la Chambre du Roy.
1967 : Cor anglais solo à l’Orchestre de Paris nouvellement créé.
1968 : Deuxième prix ex æquo au Concours international d’exécution musicale de Genève.
1970 : Création française de la Sequenza VII de Luciano Berio pour hautbois.
1972 : Soliste de l’Ensemble 2e2m de Paul Méfano.
À partir de 1975 : Enregistrements d’opéras baroques sur instruments anciens, dont Rinaldo et Alceste.
1981 : Prend la direction artistique de l’Atelier lyrique de Tourcoing.
1986 : Disque d’or pour les 20 ans de La Grande Écurie et la Chambre du Roy.
1993 : Victoire de la musique classique pour Montezuma de Vivaldi.
1994 : Trilogie Mozart-Da Ponte (Les Noces de Figaro, Don Giovanni, Così fan tutte) à Tourcoing.
2014 : Recréation d’Aben Hamet de Théodore Dubois à l’Atelier lyrique de Tourcoing.
14 avril 2018 : Décès à Paris des suites de complications postopératoires.
Vie personnelle et engagements
Issu d’une famille modeste, avec un père magasinier et une mère d’origine italienne, Jean-Claude Malgoire grandit à Avignon avant de s’installer près de Paris pour mener sa carrière d’instrumentiste et de chef d’orchestre. Il a deux enfants nés d’un premier mariage, Pascal et Florence, tous deux musiciens, Florence (née en 1960, décédée en 2023) s’illustrant comme violoniste baroque et pédagogue. À partir de 1977, il partage sa vie avec Renée Malgoire, collaboratrice étroitement associée à ses projets artistiques. Très présent auprès des jeunes interprètes, il intervient dans des académies d’été, des masterclasses et à l’Atelier lyrique de Tourcoing, où il soutient la formation de chanteurs et d’ensembles spécialisés. Son engagement se traduit aussi par la mise en valeur de répertoires rares et de compositeurs moins joués, du baroque au romantisme.
Anecdotes
1 – En 1970, Jean-Claude Malgoire assure la création française de la Sequenza VII de Luciano Berio pour hautbois, marquant son implication dans la musique contemporaine autant que dans le baroque.
2 – Il enregistre un programme consacré à la musique d’avant-garde sous le titre Le Hautbois moderne, aux côtés de Danièle Salzer et Francis Pierre, témoignant de son intérêt pour les écritures expérimentales.
3 – En 1986, les 20 ans de La Grande Écurie et la Chambre du Roy sont célébrés par un disque d’or remis chez Paul Bocuse, symbole de la diffusion de l’ensemble bien au-delà du cercle des spécialistes.
4 – Après sa disparition, l’Atelier lyrique de Tourcoing lance la « Résidence-Tremplin Jean-Claude Malgoire », dispositif destiné à soutenir de jeunes ensembles lyriques et à prolonger son action en faveur de la création.
5 – Sa fille Florence Malgoire fonde l’ensemble Les Dominos et enseigne le violon baroque en Suisse, prolongeant sur plusieurs générations le lien familial avec la musique ancienne.
Lieux de mémoire
Né et formé à Avignon, Jean-Claude Malgoire est ensuite durablement associé à Paris, où il étudie au Conservatoire, joue dans de grands orchestres et décède à l’Institut mutualiste Montsouris en 2018. À partir de 1981, il lie son nom à Tourcoing et à l’Atelier lyrique, en résidence de La Grande Écurie et la Chambre du Roy. La Chapelle royale de Versailles, où il dirige des œuvres de Lully et Campra, ainsi que diverses scènes européennes, constituent aujourd’hui des lieux de référence liés à sa mémoire musicale.
Contexte du décès
Jean-Claude Malgoire meurt dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, à l’âge de 77 ans, à l’Institut mutualiste Montsouris à Paris, des suites de complications postopératoires. L’annonce de son décès est faite notamment par l’Atelier lyrique de Tourcoing, dont il est directeur artistique depuis 1981. Ses obsèques ont lieu à Paris deux jours plus tard, en présence de proches, de collègues et de nombreux musiciens avec lesquels il a travaillé. Plusieurs médias spécialisés et généralistes, ainsi que des institutions musicales françaises et étrangères, lui rendent hommage à travers concerts, articles et programmes dédiés, inscrivant son nom dans la mémoire du mouvement de redécouverte de la musique baroque en France.
Points clés
• Métier(s) : hautboïste, chef d’orchestre, musicologue, pédagogue
• Résidence principale : région parisienne, France
• Relations : premier mariage (deux enfants) ; vie commune avec Renée Malgoire à partir de 1977
• Enfants : Pascal Malgoire († 1988), Florence Malgoire (1960-2023)
• Distinctions : Disque d’or (1986) ; Victoire de la musique classique (1993, Montezuma) ; Victoire d’honneur de la musique (2003, trilogie Mozart-Da Ponte) ; Officier des Arts et des Lettres (2005)








