Résumé biographique

Figure marquante du cinéma italien des années 1950 à 1970, Rosanna Schiaffino incarne la transition entre le néoréalisme et un cinéma plus populaire, entre comédies, mélodrames et coproductions internationales, avec des rôles notables dans des films comme La sfida, La strega in amore ou La mandragola.


Parcours

Née le 25 novembre 1939 à Gênes, Rosanna Schiaffino commence comme mannequin après avoir remporté un concours de beauté régional à l’adolescence, et pose pour des magazines italiens et internationaux. Elle suit une formation d’art dramatique privée avant de débuter au cinéma en 1956 dans la comédie Totò lascia o raddoppia?. À la fin des années 1950, elle se fait remarquer dans le drame mafieux La sfida puis enchaîne les tournages en Italie et à l’étranger, notamment dans Un ettaro di cielo, Le Miracle des loups, Two Weeks in Another Town, The Victors ou The Long Ships. Dans les années 1960, elle obtient des rôles centraux dans La mandragola et La strega in amore, avant de réduire progressivement ses apparitions et de quitter le cinéma à la fin des années 1970.


Repères de carrière

1956 : Débuts au cinéma dans la comédie Totò lascia o raddoppia? de Camillo Mastrocinque.
1958 : Premier rôle important dans le film La sfida de Francesco Rosi, présenté à la Mostra de Venise.
1958 : Partenaire de Marcello Mastroianni dans Un ettaro di cielo.
1961 : Rôle dans le film historique Le Miracle des loups d’André Hunebelle.
1962 : Apparition dans Two Weeks in Another Town de Vincente Minnelli et dans le film de guerre The Victors.
1962 : Participe à la comédie à sketches Le Crime ne paie pas de Gérard Oury (segment Le Masque).
1963 : Interprète un rôle dans le sketch réalisé par Roberto Rossellini pour Ro.Go.Pa.G..
1964 : Rôle dans le film d’aventures The Long Ships de Jack Cardiff.
1965 : Tient le rôle de Lucrezia dans La mandragola d’Alberto Lattuada.
1966 : Reçoit une Targa d’oro aux David di Donatello pour La mandragola et est nommée au Nastro d’argento.
1966 : Rôle d’Aura dans La strega in amore, qui lui vaut une nouvelle visibilité critique.
1969 : Interprète Consuelo Hernandez dans Simón Bolívar.
1971 : Nomination au Nastro d’argento pour La Betìa ovvero in amore, per ogni gaudenza, ci vuole sofferenza.
1973 : Participe au western The Man Called Noon.
1977 : Dernier rôle notable dans la mini-série Don Giovanni in Sicilia avant de se retirer du cinéma.


Vie personnelle et engagements

Rosanna Schiaffino naît à Gênes dans une famille aisée et grandit en Ligurie, entre Gênes et Rapallo. Sa mère soutient ses ambitions artistiques et l’encourage vers le mannequinat, les concours de beauté et les cours privés de théâtre. En 1963, elle épouse le producteur Alfredo Bini, avec lequel elle a une fille, Annabella, née en 1969. Le couple se sépare officiellement en 1980. Au début des années 1980, elle entame une relation avec l’industriel et navigateur Giorgio Enrico Falck, rencontré à Portofino ; leur fils Guido Nanni naît en 1981 et ils se marient en 1982. Leur divorce, prononcé en 2001, est suivi de procédures médiatisées autour de la garde de leur fils et d’enjeux patrimoniaux. Atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué en 1991, elle partage ensuite sa vie entre Portofino et Milan, en restant présente dans la presse mondaine italienne.


Anecdotes

1 – À quatorze ans, elle remporte le titre de Miss Ligurie, ce qui lui ouvre les portes du mannequinat et de la publicité avant son entrée au cinéma.
2 – Son rôle dans La sfida s’inspire de la figure réelle de Pupetta Maresca, associée à la criminalité napolitaine, ce qui ancre le film dans une actualité très commentée à la fin des années 1950.
3 – Au début de sa carrière, une partie de la presse la présente comme une « Hedy Lamarr italienne », image utilisée pour la promouvoir sur les marchés internationaux.
4 – Pour son interprétation de Lucrezia dans La mandragola, elle reçoit en 1966 une Targa d’oro aux David di Donatello et obtient la même année une nomination au Nastro d’argento de la meilleure actrice.
5 – Elle apparaît sur de nombreuses couvertures de magazines en Italie et à l’étranger, ce qui contribue à son image de figure emblématique du cinéma italien des années 1960.


Lieux de mémoire

Née à Gênes, Rosanna Schiaffino passe une partie de sa jeunesse à Rapallo puis fréquente durablement Portofino, où elle vit plusieurs années à l’âge adulte. Elle partage plus tard son temps avec Milan, où elle décède. Ses funérailles ont lieu en Ligurie et elle est inhumée au cimetière de Portofino, devenu un lieu de mémoire associé à sa carrière.


Contexte du décès

Rosanna Schiaffino meurt le 17 octobre 2009 à Milan, à l’âge de 69 ans, après avoir lutté pendant de nombreuses années contre un cancer du sein diagnostiqué en 1991. Son décès est annoncé publiquement par son fils Guido Nanni Falck et largement relayé par la presse italienne. Selon les sources italiennes, elle devait être inhumée à Portofino, près de la tombe de sa mère. Le cimetière de Portofino, où se trouve sa sépulture, devient un point de repère pour les admirateurs de son œuvre. Des hommages lui sont rendus dans les médias, rappelant ses rôles marquants du cinéma italien des années 1950 à 1970.


Points clés

• Métier(s) : actrice de cinéma
• Résidence principale : entre Milan et la riviera ligure (Rapallo, Portofino), Italie
• Relations : Alfredo Bini (mariage 1963–1980) ; Giorgio Enrico Falck (mariage 1982–2001)
• Enfants : Annabella Bini (1969) ; Guido Nanni Falck (1981)
• Distinctions : Targa d’oro des David di Donatello 1966 pour La mandragola ; nominations au Nastro d’argento (1966 pour La mandragola, 1967 pour La strega in amore, 1972 pour La Betìa ovvero in amore, per ogni gaudenza, ci vuole sofferenza)