Maurice Biraud, né à Paris le 3 mars 1922 et mort le 24 décembre 1982, est un animateur de radio, humoriste et acteur français. Surnommé « Bibi », il anima les ondes d'Europe 1 pendant dix ans et obtint la Concha de Plata à San Sebastian en 1964.
Né à Paris dans une famille de condition modeste - son père est employé de la Poste, sa mère concierge -, Maurice Biraud est placé en nourrice à quinze jours à Saint-Martin-sur-Ocre (Loiret) chez Louise Colbeau. Il y demeure jusqu'à l'âge de cinq ans. Après son certificat d'études à Gien, il exerce plusieurs petits métiers : garçon de bureau dans une entreprise de charbon, planton à la radio, aide-comptable, régisseur. Pendant l'Occupation, évacué à Toulouse puis à Marseille, il intègre un chantier de jeunesse où il côtoie Louis Jourdan dans la troupe « Joie ». Après la Libération, il rejoint le service de la discothèque d'une station de radio, puis obtient ses premiers rôles au théâtre grâce à Francis Claude, à Francis Blanche (dans la revue « Sans Issue » au Théâtre des Trois Baudets) et à André Gillois. Ses premiers films datent de 1950.
À partir des années 1950, Maurice Biraud est présent chaque matin sur les ondes d'Europe 1, où il anime pendant dix ans une tranche de trois heures aux côtés notamment de Micheline Francey. Il y incarne des personnages dans les émissions « Monsieur Flûte » et « Le Café de l'Europe ». Il tient également le rôle du commissaire Socrate dans le feuilleton radiophonique Signé Furax avec Pierre Dac et Francis Blanche. En 1962, il reçoit à Barcelone le Prix Ondas du meilleur meneur de jeu. En parallèle, il développe une carrière au cinéma : Un taxi pour Tobrouk (1960) de Denys de La Patellière, Le cave se rebiffe (1961), Mélodie en sous-sol (1963) d'Henri Verneuil avec Jean Gabin. En 1964, son rôle-titre dans Les aventures de Salavin, mis en scène par Pierre Granier-Deferre, lui vaut la Concha de Plata à San Sebastian. Il co-réalise et interprète Pourquoi pas nous ? en 1981 et apparaît la même année dans Beau-père de Bertrand Blier.
1922 : Naissance le 3 mars à Paris.
1939 : Évacué à Toulouse puis à Marseille ; participe aux chantiers de jeunesse avec Louis Jourdan.
1950 : Premiers films, dont Le Roi des camelots d'André Berthomieu.
1952 : Michel Audiard le choisit comme parrain de son fils Jacques.
1957 : Participation au feuilleton radiophonique Signé Furax, avec Pierre Dac et Francis Blanche.
1960 : Rôle dans Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière.
1961 : Rôle dans Le cave se rebiffe de Gilles Grangier.
1962 : Prix Ondas du meilleur meneur de jeu, décerné à Barcelone.
1963 : Rôle de Louis Naudin dans Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil.
1964 : Concha de Plata du meilleur acteur au Festival de San Sebastian pour Les aventures de Salavin de Pierre Granier-Deferre.
1966 : Publication du recueil d'aphorismes Faut l'faire (Solar).
1967 : Duo musical La Petite avec France Gall ; début de l'émission de télévision Les Grands Enfants.
1976 : Début de l'émission Les Jeux de 20 heures.
1981 : Rôle dans Beau-père de Bertrand Blier.
1982 : Décès le 24 décembre à Paris, d'un infarctus du myocarde, à l'âge de 60 ans.
Maurice Biraud naît dans une famille de condition modeste à Paris : son père est employé de la Poste, sa mère concierge. Envoyé en nourrice à quinze jours à Saint-Martin-sur-Ocre (Loiret) chez Louise Colbeau, mère de neuf enfants elle-même, il ne revient à Paris qu'à l'âge de cinq ans. Il suit sa scolarité à Gien. Il épouse l'actrice Françoise Soulié en 1956. Le couple a deux enfants, dont les prénoms n'ont pas été rendus publics. Attaché à la Corrèze, Biraud acquiert et restaure trois maisons à Collonges-la-Rouge, village situé à 20 kilomètres au sud de Brive-la-Gaillarde, où il établit sa résidence principale.
Dans sa vie professionnelle, Biraud entretient une amitié durable avec le scénariste Michel Audiard, qui le choisit en 1952 comme parrain de son fils Jacques Audiard, devenu par la suite réalisateur. Passionné de littérature populaire, il publie deux recueils d'aphorismes, Faut l'faire (Solar, 1966) et Allons-y gaiement (Solar, 1968). En 1967, il enregistre un duo avec France Gall, La Petite, accompagné par l'orchestre d'Alain Goraguer. Il anime l'émission de jeux télévisés Les Jeux de 20 heures de 1976 à 1981. Sa vie familiale, établie à Collonges-la-Rouge, demeure distincte de sa carrière médiatique.
Maurice Biraud meurt d'un infarctus du myocarde foudroyant le 24 décembre 1982, à l'âge de 60 ans, au volant de sa voiture à un feu rouge avenue Marceau, à Paris. Son décès est constaté à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt. Les obsèques ont lieu à Collonges-la-Rouge, en Corrèze, village où il avait établi sa résidence. Sa mort, survenue le même jour que celle de l'écrivain Louis Aragon, a reçu une couverture médiatique limitée, éclipsée par l'annonce du décès du poète. Aucun hommage officiel d'institution ou de personnalité publique n'a été identifié dans les sources consultées.
Maurice Biraud est inhumé au cimetière de Collonges-la-Rouge, en Corrèze, commune qu'il affectionnait et où il avait restauré trois maisons. Sa tombe porte l'épitaphe : « Ici repose Maurice Biraud, qui n'a jamais eu besoin de porteur pour son bagage intellectuel. » Un ouvrage lui est consacré : Maurice Biraud, ses deux coups de coeur pour Collonges-la-Rouge, rédigé par Robert Duchâteau et publié par les Amis de Collonges en 2013.
1 - Placé en nourrice à peine quinze jours après sa naissance chez Louise Colbeau, à Saint-Martin-sur-Ocre (Loiret) - celle-ci avait déjà élevé quarante-trois autres enfants en nourrice en plus de ses neuf enfants propres -, Biraud n'a rejoint ses parents qu'à l'âge de cinq ans.
2 - Pendant l'Occupation, évacué à Toulouse puis à Marseille, Biraud intègre la troupe « Joie » d'un chantier de jeunesse et y fait ses premières armes comme comédien aux côtés de Louis Jourdan, alors inconnu, qui deviendra par la suite acteur hollywoodien.
3 - En 1952, Michel Audiard choisit Biraud comme parrain de son fils Jacques, né la même année et devenu plus tard réalisateur de cinéma. Cette amitié entre les deux hommes donne lieu à plusieurs films communs.
4 - Sa mort le 24 décembre 1982 est éclipsée dans les médias par celle de l'écrivain Louis Aragon, survenue le même jour. De nombreux articles de presse ont mentionné le décès d'Aragon sans évoquer celui de Biraud.
5 - En 1967, il enregistre avec France Gall un duo, La Petite, sur des paroles de Robert Gall et une musique de Guy Magenta, accompagnés par l'orchestre d'Alain Goraguer. Le disque est publié chez Philips.
- Métier(s) : Acteur, animateur de radio, humoriste
- Résidence principale : Collonges-la-Rouge (Corrèze)
- Relations de couple : Françoise Soulié (épouse, mariée en 1956)
- Enfants : 2 enfants (prénoms non documentés publiquement)
- Distinctions : Prix Ondas 1962 (Barcelone) ; Concha de Plata du meilleur acteur, Festival de San Sebastian 1964
Pour mon bagage intellectuel, je n'ai jamais eu besoin de porteur.
— Formule attribuée à Maurice Biraud, inscrite sur sa tombe à Collonges-la-Rouge ; citée sur linternaute.fr
Il m'a fallu 20 ans pour passer de l'emploi de planton à celui de vedette.
— Télé 7 Jours no 72, article de Jean Saucet
Pour les producteurs, j'étais trop marqué par mon passé radiophonique et personne ne voulait de moi. J'ai mis plusieurs années à remonter la pente.
— L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, propos cités dans la notice biographique de Wikipédia
Pour mon bagage intellectuel, je n'ai jamais eu besoin de porteur.