Naissance
Rodez (12), France
Nationalité
Astrologie

Biographie

Dominique Reynié, né le 17 juin 1960 à Rodez (Aveyron), est un politologue et professeur des universités à Sciences Po Paris, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol) depuis 2008, connu pour avoir forgé la notion de "populisme patrimonial".


Parcours

Issu d'une fratrie de cinq enfants élevés à Rodez et à Onet-le-Château, Dominique Reynié passe son baccalauréat en Aveyron, effectue une année d'études en histoire à Toulouse, puis intègre l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), dont il sort diplômé en 1983. Il y soutient un mémoire de DEA en science politique l'année suivante, sous la direction de Jean Leca. Après avoir exercé comme journaliste au Figaro à partir de 1997 dans la rubrique "Analyses et sondages", il obtient son doctorat en science politique en 1994, avec une thèse consacrée aux fondements pratiques d'une politique de masse de type démocratique, toujours dirigée par Jean Leca. Il est reçu à l'agrégation de science politique en 1997, puis nommé professeur des universités à l'université de Nice - Sophia Antipolis de 1997 à 1999. Chercheur associé au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po), il publie en 1998 Le triomphe de l'opinion publique aux éditions Odile Jacob, premier grand titre de sa bibliographie.

De retour à Sciences Po à partir de 1999, Dominique Reynié y dirige le master "Études et stratégies marketing" jusqu'en 2006, puis l'Observatoire interrégional du politique de 2002 à 2005. Proche du directeur Alain Lancelot, il joue également un rôle dans le dialogue avec Richard Descoings, à qui il suggère dès 1998 la mise en place d'une filière d'admission parallèle à Sciences Po, réalisée en 2001. En octobre 2008, il succède à Franck Debié à la direction générale de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol), think tank se définissant comme "libéral, progressiste et européen". Sous sa conduite, la Fondapol publie des enquêtes comparatives sur l'opinion en Europe, notamment la série annuelle L'Opinion européenne, dix-huit volumes parus depuis 2000. Son essai Populismes : la pente fatale (Plon, 2011) lui vaut en 2012 le Prix du livre politique et le Prix des députés, décerné à l'Assemblée nationale sous la présidence de Bernard Accoyer. Réédité sous le titre Les nouveaux populismes chez Fayard/Pluriel en 2013, l'ouvrage impose la notion de "populisme patrimonial" dans le débat académique et médiatique. En 2024, il publie Fondapol. Des idées pour la Cité, l'aventure d'un think tank aux Éditions du Cerf, et dirige en mars 2026 Accompagner ou provoquer la mort, ouvrage collectif sur la fin de vie paru aux Éditions de l'Observatoire.


Repères chronologiques

1960 : naissance le 17 juin à Rodez (Aveyron)
1983 : diplômé de Sciences Po Paris
1984 : mémoire de DEA en science politique sous la direction de Jean Leca
1994 : doctorat en science politique, Sciences Po Paris
1997 : agrégation de science politique ; première chronique au Figaro ; chercheur associé au Cevipof
1997 : nommé professeur à l'université de Nice - Sophia Antipolis
1998 : publication de Le triomphe de l'opinion publique (Odile Jacob)
1999 : retour à Sciences Po, direction du master marketing
2002 : direction de l'Observatoire interrégional du politique (CNRS/FNSP)
2003 : chevalier de l'ordre national du Mérite (31 mars)
2008 : nommé directeur général de la Fondapol (octobre), succédant à Franck Debié
2011 : publication de Populismes : la pente fatale (Plon)
2012 : Prix du livre politique et Prix des députés pour Populismes : la pente fatale ; candidature à la direction de Sciences Po après le décès de Richard Descoings
2013 : réédition augmentée sous le titre Les nouveaux populismes (Fayard/Pluriel)
2015 : tête de liste LR-UDI aux élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (décembre) ; élu président du groupe d'opposition au conseil régional
2016 : annulation de son élection par le Conseil d'État (juin) pour domiciliation tardive
2022 : promu officier de l'ordre national du Mérite (20 juin)
2024 : publication de Fondapol. Des idées pour la Cité (Éditions du Cerf) ; chevalier de la Légion d'honneur
2026 : direction de l'ouvrage collectif Accompagner ou provoquer la mort (Éditions de l'Observatoire, mars) ; chronique hebdomadaire "En toute subjectivité" sur France Inter


Vie personnelle et engagements

Dominique Reynié est né dans une famille aveyronnaise de cinq enfants. Son père, Maurice Reynié, militant socialiste de sensibilité rocardienne, l'emmène parfois aux réunions de la section PS de Rodez. Sa mère, Jacqueline Vioulac, réside à Onet-le-Château, dans le fief familial. Après son baccalauréat en Aveyron, il monte à Paris pour ses études supérieures. Il est marié depuis 1997 à Claudette Reynié (née Sadaj), fonctionnaire. Le couple a un fils, David, qui a cofondé en 2010 avec sa mère la société de conseil en communication Frenchymotion. Profondément attaché à ses racines aveyronnaises, Dominique Reynié déclare lors de l'annulation de son élection régionale par le Conseil d'État en 2016 que la remise en cause publique de ses origines constitue ce qui l'a "le plus meurtri".

Dominique Reynié est membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme. Il a été expert auprès de la Commission européenne dans le cadre du programme "The Future of Europe" et membre du BEPA (Bureau of European Policy Advisers) en 2012. Chroniqueur régulier de l'émission C dans l'air sur France 5 avec Yves Calvi, il tient également entre 2011 et 2012 une chronique hebdomadaire intitulée "Le monde selon Dominique Reynié" sur France Culture. Depuis 2026, il intervient chaque lundi matin sur France Inter dans le cadre de la chronique "En toute subjectivité". Partisan du libéralisme économique et des libertés individuelles, il soutient l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ainsi que la libéralisation de l'accès à la PMA et à la GPA.


Anecdotes

1 - Avant de s'orienter vers Sciences Po Paris, Dominique Reynié effectue une année d'études en histoire à l'université de Toulouse, un détour peu connu dans son parcours académique.
2 - Lors de sa campagne régionale de 2015, son éligibilité est contestée par le sénateur LR Jean-Pierre Grand au motif d'une domiciliation jugée trop récente à Onet-le-Château : il avait déclaré une chambre louée à sa propre mère depuis mars de cette année.
3 - En 2012, après le décès de Richard Descoings, Dominique Reynié figure parmi les quatre candidats présélectionnés pour lui succéder à la tête de Sciences Po Paris ; c'est finalement Hervé Crès qui est nommé en octobre.
4 - La Fondapol qu'il dirige a été fondée en 2004 par Jérôme Monod ; sous l'impulsion de Dominique Reynié, elle publie ses 12 idées pour 2012 en faveur notamment du mariage homosexuel et de la GPA, prises de position alors inhabituelles pour un think tank affilié à l'UMP.
5 - En 2011 et 2012, France Culture lui confie une chronique hebdomadaire intitulée "Le monde selon Dominique Reynié" : sa forte présence dans les médias devient elle-même un motif récurrent de critiques à son encontre dans le milieu académique.
6 - Son père étant militant socialiste rocardien, Dominique Reynié grandit dans un foyer de gauche avant de rejoindre les rangs de la droite libérale, trajectoire qu'il n'a jamais commentée publiquement en détail selon les sources accessibles.


Points clés

- Métier(s) : politologue, professeur des universités, directeur général de think tank, essayiste
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : marié à Claudette Reynié (née Sadaj) depuis 1997
- Enfants : un fils (David)
- Distinctions : chevalier de l'ordre national du Mérite (2003), officier de l'ordre national du Mérite (2022), chevalier de la Légion d'honneur (2024) ; Prix du livre politique 2012, Prix des députés 2012


Autres responsables politiques nés dans les années 60

Citations

« C'est pourquoi je parle de "populisme patrimonial" pour qualifier ce nouveau phénomène. »

— Interview Le JDD, 2014

« Ce qui m'a finalement le plus meurtri, c'est qu'on remette en cause publiquement mes origines aveyronnaises. J'y suis né, mon père y est enterré. C'est chez moi. Ce sont mes racines. »

— Déclaration à La Dépêche du Midi, 2016

« Les nouveaux populismes répondent à un modèle inédit que je qualifie de "populisme patrimonial". Les Européens craignent de perdre non seulement leur patrimoine matériel, leur niveau de vie, mais aussi leur patrimoine culturel, leur mode de vie. »

— Interview Le Figaro / Fondapol, 2017

Questions autour de Dominique Reynié

Qu'est-ce que le populisme patrimonial selon Dominique Reynié ?
Le populisme patrimonial est un concept forgé par Dominique Reynié pour désigner l'exploitation politique de la crainte des Européens de perdre simultanément leur patrimoine matériel (niveau de vie) et leur patrimoine culturel (mode de vie), sous l'effet de la mondialisation et du vieillissement démographique.
Quel livre a valu à Dominique Reynié le Prix du livre politique ?
L'essai "Populismes : la pente fatale" (Plon, 2011) lui a valu en 2012 le Prix du livre politique ainsi que le Prix des députés, décerné à l'Assemblée nationale.
Quelle fondation Dominique Reynié dirige-t-il ?
Dominique Reynié dirige depuis octobre 2008 la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol), think tank se définissant comme libéral, progressiste et européen, dont il a succédé à Franck Debié à la direction générale.
Dominique Reynié a-t-il fait de la politique ?
Oui. En décembre 2015, il mène la liste LR-UDI aux élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivant en troisième position au premier tour avec 18,84 % des voix. Son élection au conseil régional est ensuite annulée par le Conseil d'État en juin 2016 pour cause de domiciliation tardive.
Où Dominique Reynié enseigne-t-il ?
Dominique Reynié est professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), où il enseigne notamment sur les questions d'identité européenne et de raison d'État. Il est également chercheur associé au Cevipof.
Quelles sont les distinctions reçues par Dominique Reynié ?
Dominique Reynié est chevalier (2003) puis officier (2022) de l'ordre national du Mérite, et chevalier de la Légion d'honneur (2024). Il a également reçu en 2012 le Prix du livre politique et le Prix des députés pour son essai sur le populisme.
Qui est né le même jour que Dominique Reynié ?
Gérard Bourgeois, Marc Jolivet, Clément Lenglet, Igor Stravinsky et Francis Ginibre sont nés le 17 juin comme Dominique Reynié.
Quel âge a Dominique Reynié ?
Dominique Reynié a 66 ans. Il aura 67 ans le 17 juin.
Quels responsables politiques français sont nés en 1960 comme Dominique Reynié ?
Quels responsables politiques français sont du signe Gémeaux comme Dominique Reynié ?
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