Né en 1951 à Bordères, François Bayrou est un homme d'État français, président du Mouvement démocrate qu'il a fondé en 2007. Trois fois candidat à l'élection présidentielle, ancien ministre de l'Éducation nationale, il a été Premier ministre du 13 décembre 2024 au 9 septembre 2025.
Fils d'agriculteurs béarnais, François Bayrou suit ses études au lycée Michel de Montaigne à Bordeaux puis à l'université Bordeaux-III, où il consacre en 1972 un mémoire à Charles Péguy. Il obtient l'agrégation de lettres classiques en 1974, quelques jours avant la mort accidentelle de son père Calixte. Il enseigne à Pau jusqu'en 1979 tout en aidant sa mère à la ferme familiale. Engagé en politique aux côtés de Jean Lecanuet, il est élu conseiller général en 1982, député des Pyrénées-Atlantiques en 1986, puis président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques en 1992. Sous les gouvernements d'Édouard Balladur et d'Alain Juppé, il est ministre de l'Éducation nationale du 29 mars 1993 au 4 juin 1997. En 1994, il publie chez Flammarion Henri IV, le roi libre, biographie du souverain béarnais qui rencontre un large succès en librairie.
Président du Centre des démocrates sociaux puis de Force démocrate, il prend la tête de l'Union pour la démocratie française en 1998. Il se présente trois fois à l'élection présidentielle : quatrième en 2002 avec 6,84 % des voix, troisième en 2007 avec 18,6 %, cinquième en 2012 avec 9,1 %. Il fonde le Mouvement démocrate (MoDem) en décembre 2007. En 2017, il renonce à se présenter et apporte son soutien à Emmanuel Macron, qui le nomme ministre de la Justice dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe en mai 2017. Mis en cause dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem, il quitte le gouvernement un mois plus tard. Nommé haut-commissaire au Plan en septembre 2020, il est désigné Premier ministre par Emmanuel Macron le 13 décembre 2024, succédant à Michel Barnier renversé une semaine plus tôt.
Le 5 février 2024, le tribunal correctionnel de Paris relaxe François Bayrou dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem, ouverte sept ans plus tôt. Cinq anciens eurodéputés du parti, dont Jean-Luc Bennahmias, Janelly Fourtou, Thierry Cornillet, Anne Laperrouze et Bernard Lehideux, sont condamnés à des peines de prison avec sursis. Le 8 février 2024, le parquet de Paris fait appel de la décision le concernant. Le procès en appel est fixé du 9 septembre au 5 octobre 2026 devant la cour d'appel de Paris. Sur le plan politique, le 8 septembre 2025, l'Assemblée nationale refuse la confiance à son gouvernement par 364 voix contre 194 ; François Bayrou remet sa démission le lendemain à Emmanuel Macron, qui nomme Sébastien Lecornu pour lui succéder.
1951 : naissance le 25 mai à Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques
1974 : agrégation de lettres classiques ; mort accidentelle de son père Calixte
1982 : élu conseiller général des Pyrénées-Atlantiques
1986 : élu député des Pyrénées-Atlantiques
1993 : ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Balladur
1994 : publication de Henri IV, le roi libre chez Flammarion
1998 : devient président de l'Union pour la démocratie française
2002 : 6,84 % à l'élection présidentielle ; gifle d'un enfant à Strasbourg le 9 avril
2007 : troisième de l'élection présidentielle avec 18,6 % ; fonde le Mouvement démocrate
2014 : élu maire de Pau le 4 avril
2017 : ministre de la Justice du 17 mai au 19 juin
2020 : nommé haut-commissaire au Plan
2024 : relaxé le 5 février par le tribunal correctionnel de Paris ; nommé Premier ministre le 13 décembre
2025 : démission le 9 septembre après le rejet de la confiance par l'Assemblée nationale
2026 : battu aux municipales de Pau par le socialiste Jérôme Marbot le 22 mars
François René Jean Bayrou est le fils de Calixte Bayrou, agriculteur et ancien maire de Bordères, et d'Emma Sarthou. Son grand-père paternel a également exercé un mandat de maire et son grand-oncle Lucien Bayrou a été professeur d'anglais à l'abbaye-école de Sorèze. Vers l'âge de sept ou huit ans, il est atteint de bégaiement, trouble qu'il apprend à maîtriser grâce à des cours d'arts dramatiques. Après l'école primaire de Bordères et le lycée public de Nay-Bourdettes, il suit des classes préparatoires littéraires au lycée Michel de Montaigne à Bordeaux. Il épouse en 1971 Élisabeth Perlant, avec qui il a six enfants, parmi lesquels Hélène Perlant, enseignante, et Agnès Bayrou-Louis.
Catholique pratiquant, François Bayrou fréquente avec son épouse la communauté des Béatitudes installée à Nay. Lecteur précoce, il découvre la pensée non-violente auprès de Lanza del Vasto et de la Communauté de l'Arche, et se dit inspiré par Gandhi. Il parle couramment le béarnais et milite pour la défense des langues régionales. Auteur de plusieurs ouvrages, dont la biographie Henri IV, le roi libre, il a longtemps partagé sa vie entre un deux-pièces parisien et la ferme familiale de Bordères, où il élève des chevaux pur-sang de course.
1 - Le 9 avril 2002, en pleine campagne présidentielle, à Strasbourg dans le quartier de la Meinau, il gifle devant les caméras Yacine Ghanem, garçon de onze ans qu'il accuse d'avoir tenté de lui faire les poches. L'incident, qu'il qualifie de « geste de père de famille sans gravité », accélère sa progression dans les sondages.
2 - Éleveur de pur-sang à Bordères, il a financé ses débuts dans la filière équine grâce aux droits d'auteur de son livre Henri IV, le roi libre. Sa jument fondatrice Life on the Road, née en 1991, est devenue l'aïeule d'une quinzaine de chevaux classés en black type dans plusieurs pays.
3 - Il a consacré son mémoire de maîtrise, à l'université Bordeaux-III en 1972, au Mystère de la charité de Jeanne d'Arc de Charles Péguy. Sa biographie d'Henri IV, parue en 1994, est restée plusieurs mois en tête des ventes en France.
4 - Il revendique sa filiation politique avec Henri IV, dont il a longtemps présidé l'héritier institutionnel : le conseil général des Pyrénées-Atlantiques, qu'il a dirigé de 1992 à 2001 et qui correspond historiquement au Parlement de Navarre.
5 - Sa fille aînée Hélène Perlant, qui porte le nom de sa mère, est restée inconnue du public jusqu'en avril 2025. Elle a alors révélé dans le livre Le Silence de Bétharram, écrit avec Clémence Badault et Alain Esquerre, avoir été frappée à 14 ans par un prêtre lors d'un camp d'été organisé par l'institution Notre-Dame de Bétharram.
6 - Le 14 mai 2025, François Bayrou est auditionné pendant cinq heures par la commission d'enquête parlementaire sur les violences à Bétharram, où trois de ses enfants ont été scolarisés et où son épouse Élisabeth a enseigné le catéchisme.
- Métier(s) : homme d'État, ancien Premier ministre, président du Mouvement démocrate, professeur agrégé de lettres classiques, biographe, éleveur de chevaux
- Résidence principale : Bordères et Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques
- Relations de couple : marié à Élisabeth Perlant depuis 1971
- Enfants : six, dont Hélène Perlant et Agnès Bayrou-Louis
- Distinctions : ancien ministre de l'Éducation nationale (1993-1997), ancien ministre de la Justice (2017), Premier ministre du 13 décembre 2024 au 9 septembre 2025
« Je suis né dans les jambes des chevaux. »
— Propos rapportés dans le magazine Jour de Galop, 13 décembre 2024
« Comme s'il n'y avait que la génétique qui permettait d'entrer dans cette famille-là ! »
— Discours au congrès du CDS rapporté par Wikipédia citant la presse de l'époque, années 1990
« C'est un moment de vérité, parce que nous ne pouvons plus ni éluder ni retarder cette menace. »
— Conférence de presse sur le plan d'action des finances publiques, 15 juillet 2025
« Pour moi, c'est un cauchemar de sept années qui vient de s'achever par une décision sans contestation du tribunal. »
— Déclaration à la sortie du tribunal correctionnel de Paris, 5 février 2024
Je veux un pays de solidarité et pas d'abandon.
Les étiquettes divisent et les valeurs rassemblent.
En démocratie, c'est la force des arguments qui compte.
Le rassemblement, ce n'est pas la mollesse, c'est la fermeté.
Si on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien.
L'éducation, c'est la question-clé de l'avenir de la France (...).
La politique, c'est fait pour donner aux gens des raisons de vivre.
Les valeurs du verbe "être" sont supérieures aux valeurs du verbe "avoir".
Il n'y a qu'une seule question politique : comment voulez-vous élever vos enfants ?
Les raisons de dire "non" sont toujours plus mobilisatrices que celles de dire "oui".
J'ai choisi de tendre la main par-dessus ce mur de verre qui coupe la France en deux.
Le peuple a besoin d'autre chose que de la simple satisfaction des nécessités matérielles.
Dans le monde de l'hyper-communication, la communication entre les hommes est réduite à presque rien.
(...) L'élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme et d'un pays, d'un homme et d'un peuple.
Si les votes demeurent protestataires, ils sont perdus. Ce sont les votes d'adhésion qui changent les choses.
Il faut que notre pays se lance dans la lutte contre l'exclusion sociale, en multipliant le nombre d'emplois.
Le citoyen n'est pas un consommateur. C'est un producteur, d'idées, de convictions, d'engagement, de solidarité.
Dans toutes les élections précédentes, ce qui s'est passé en février donne la clé de ce qu'il va se passer en avril.
Dans le sport, on gagne un grand tournoi ou une grande course pour soi. En politique, on atteint son but pour les autres.
Si l'on veut faire du concret, si l'on veut faire du vrai, il faut pouvoir faire travailler ensemble des gens différents.
Plus aucun citoyen ne croit qu'il puisse aujourd'hui changer concrètement sa vie, sa propre vie, par son bulletin de vote.
(...) Dans les équipes sportives, comme dans les pays, les individualités ne suffisent pas, il faut aussi l'esprit d'équipe.
Le pouvoir aujourd'hui, c'est un dinosaure : un tout petit cerveau pour un corps très grand, un tout petit cerveau qui prétend diriger tout le reste.
Les vrais ennemis, ce sont le chômage, l'échec de l'éducation, l'exclusion, la pauvreté, les fins de mois difficile, l'inquiétude et le souci des familles.
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.
« Je suis né dans les jambes des chevaux. »
— Propos rapportés dans le magazine Jour de Galop, 13 décembre 2024
« Comme s'il n'y avait que la génétique qui permettait d'entrer dans cette famille-là ! »
— Discours au congrès du CDS rapporté par Wikipédia citant la presse de l'époque, années 1990
« C'est un moment de vérité, parce que nous ne pouvons plus ni éluder ni retarder cette menace. »
— Conférence de presse sur le plan d'action des finances publiques, 15 juillet 2025
« Pour moi, c'est un cauchemar de sept années qui vient de s'achever par une décision sans contestation du tribunal. »
— Déclaration à la sortie du tribunal correctionnel de Paris, 5 février 2024
Je veux un pays de solidarité et pas d'abandon.
Les étiquettes divisent et les valeurs rassemblent.
En démocratie, c'est la force des arguments qui compte.
Le rassemblement, ce n'est pas la mollesse, c'est la fermeté.
Si on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien.
L'éducation, c'est la question-clé de l'avenir de la France (...).
La politique, c'est fait pour donner aux gens des raisons de vivre.
Les valeurs du verbe "être" sont supérieures aux valeurs du verbe "avoir".
Il n'y a qu'une seule question politique : comment voulez-vous élever vos enfants ?
Les raisons de dire "non" sont toujours plus mobilisatrices que celles de dire "oui".
J'ai choisi de tendre la main par-dessus ce mur de verre qui coupe la France en deux.
Le peuple a besoin d'autre chose que de la simple satisfaction des nécessités matérielles.
Dans le monde de l'hyper-communication, la communication entre les hommes est réduite à presque rien.
(...) L'élection présidentielle, c'est la rencontre d'un homme et d'un pays, d'un homme et d'un peuple.
Si les votes demeurent protestataires, ils sont perdus. Ce sont les votes d'adhésion qui changent les choses.
Il faut que notre pays se lance dans la lutte contre l'exclusion sociale, en multipliant le nombre d'emplois.
Le citoyen n'est pas un consommateur. C'est un producteur, d'idées, de convictions, d'engagement, de solidarité.
Dans toutes les élections précédentes, ce qui s'est passé en février donne la clé de ce qu'il va se passer en avril.
Dans le sport, on gagne un grand tournoi ou une grande course pour soi. En politique, on atteint son but pour les autres.
Si l'on veut faire du concret, si l'on veut faire du vrai, il faut pouvoir faire travailler ensemble des gens différents.
Plus aucun citoyen ne croit qu'il puisse aujourd'hui changer concrètement sa vie, sa propre vie, par son bulletin de vote.
(...) Dans les équipes sportives, comme dans les pays, les individualités ne suffisent pas, il faut aussi l'esprit d'équipe.
Le pouvoir aujourd'hui, c'est un dinosaure : un tout petit cerveau pour un corps très grand, un tout petit cerveau qui prétend diriger tout le reste.
Les vrais ennemis, ce sont le chômage, l'échec de l'éducation, l'exclusion, la pauvreté, les fins de mois difficile, l'inquiétude et le souci des familles.
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.