Cette année marque son 75ᵉ anniversaire.
François Bayrou ([fʁɑ̃swa bajʁu] ), né le 25 mai 1951 à Bordères (Basses-Pyrénées, aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques), est un homme d'État français. Il est Premier ministre du 13 décembre 2024 au 9 septembre 2025.
Professeur agrégé de lettres classiques, il s'engage en politique aux côtés de Jean Lecanuet et obtient son premier mandat électif en 1982 en devenant conseiller général. Par la suite, il est élu député des Pyrénées-Atlantiques (1986), président du conseil général (1992), député européen (1999) puis maire de Pau (2014).
Entre 1993 et 1997, il est ministre de l'Éducation nationale sous les gouvernements Balladur, Juppé I et Juppé II.
Il préside le Centre des démocrates sociaux (CDS) de 1994 à 1995, Force démocrate (FD) de 1995 à 1998, l'Union pour la démocratie française (UDF) de 1998 à 2007 et le Mouvement démocrate (MoDem) – dont il est le fondateur – depuis 2007. Il s'ancre progressivement au centre alors qu'il était traditionnellement classé au centre droit.
À trois reprises, il se présente à une élection présidentielle. Il arrive en quatrième position en 2002 avec 6,8 % des suffrages exprimés, troisième en 2007 avec 18,6 % et cinquième en 2012 avec 9,1 % des voix. En 2017, il renonce à se présenter au profit d'un soutien à Emmanuel Macron.
Après l'élection d'Emmanuel Macron comme président de la République, François Bayrou devient ministre de la Justice dans le premier gouvernement d'Édouard Philippe, vingt ans après son dernier poste ministériel. Mais cité dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, il n'est pas reconduit dans le deuxième gouvernement Philippe. En 2020, Emmanuel Macron le nomme haut-commissaire au plan.
Il devient Premier ministre en décembre 2024, dans un contexte de crise politique à la suite des élections législatives anticipées et du renversement de Michel Barnier. Comme son prédécesseur, François Bayrou forme un gouvernement minoritaire alliant des élus du centre et de la droite (« socle commun »), avant d'être renversé au bout de neuf mois, après l'échec d'un vote de confiance faisant suite à un discours de politique générale. Il est ainsi le premier chef de gouvernement de la Ve République contraint à démissionner après un vote de confiance défavorable.
Le peuple a besoin d'autre chose que de la simple satisfaction des nécessités matérielles.
Si les votes demeurent protestataires, ils sont perdus. Ce sont les votes d'adhésion qui changent les choses.
Les raisons de dire "non" sont toujours plus mobilisatrices que celles de dire "oui".
(...) Dans les équipes sportives, comme dans les pays, les individualités ne suffisent pas, il faut aussi l'esprit d'équipe.
Dans le sport, on gagne un grand tournoi ou une grande course pour soi. En politique, on atteint son but pour les autres.
Les valeurs du verbe "être" sont supérieures aux valeurs du verbe "avoir".
Les étiquettes divisent et les valeurs rassemblent.
Les vrais ennemis, ce sont le chômage, l'échec de l'éducation, l'exclusion, la pauvreté, les fins de mois difficile, l'inquiétude et le souci des familles.
Le pouvoir aujourd'hui, c'est un dinosaure : un tout petit cerveau pour un corps très grand, un tout petit cerveau qui prétend diriger tout le reste.