Henri Emmanuelli, né le 31 mai 1945 à Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) et mort le 21 mars 2017 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), est un homme d'État français. Membre du Parti socialiste, il est président de l'Assemblée nationale de 1992 à 1993.
Après une activité professionnelle de dix ans à la banque Rothschild, il est député des Landes et président du conseil général du département pendant plus de trois décennies. Sous la présidence Mitterrand, il est plusieurs fois secrétaire d'État (Outre-mer, Budget, Consommation).
En 1992, il accède à la présidence de l'Assemblée nationale à la suite de la démission de Laurent Fabius ; il ne se représente pas après la victoire de la droite aux élections de 1993. Candidat à la primaire socialiste en vue de l’élection présidentielle de 1995, il est battu par Lionel Jospin.
Il perd ses mandats en 1997, après avoir été condamné à une peine d'inéligibilité en sa qualité de trésorier du PS, dans le cadre de l'affaire Urba. Redevenu président de conseil général et député, il est une figure du « non » au référendum de 2005 sur la Constitution pour l'Europe et fait partie des frondeurs lors de la présidence Hollande.