Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan en Bretagne, est un homme politique français, candidat du Parti socialiste à la présidentielle de 2017, auteur de deux lois portant son nom et militant du revenu universel d'existence.
Benoît Hamon grandit à Brest puis passe quatre ans à Dakar, au Sénégal, de 1976 à 1980, où il se scolarise au cours Sainte-Marie de Hann. De retour en Bretagne, il s'engage en politique à 19 ans lors des manifestations contre le projet de loi Devaquet en 1986. Titulaire d'une licence d'histoire de l'Université de Bretagne-Occidentale obtenue en 1991, il adhère au courant rocardien du PS. Sous l'impulsion de Michel Rocard, il prend la tête du Mouvement des jeunes socialistes lors du congrès d'Avignon en novembre 1993, faisant passer l'organisation de 500 à 3 000 adhérents. En 1995, il est conseiller pour la jeunesse auprès de Lionel Jospin lors de l'élection présidentielle, avant de rejoindre le cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi, comme conseiller de 1997 à 2000. En 2003, il cofonde avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon le courant Nouveau Parti socialiste.
De 2001 à 2004, Benoît Hamon est directeur du planning stratégique de l'institut Ipsos, puis est élu député européen en 2004 pour la circonscription Est. Il y rédige des rapports sur la révision stratégique du FMI et la fiscalité de l'épargne. Porte-parole du PS de 2008 à 2012, il enseigne parallèlement à l'université Paris-VIII. Elu député des Yvelines en 2012, il est nommé ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Il y fait adopter la loi du 17 mars 2014, dite loi Hamon, instituant l'action de groupe pour les consommateurs, puis la loi du 31 juillet 2014 relative à l'ESS, qui intègre pour la première fois l'entrepreneuriat social au secteur. Nommé ministre de l'Education nationale en avril 2014 dans le gouvernement de Manuel Valls, il est remercié en août de la même année.
1967 : naissance le 26 juin à Saint-Renan, Finistère.
1976 : départ avec sa famille à Dakar ; scolarité au cours Sainte-Marie de Hann jusqu'en 1980.
1986 : engagement politique lors des manifestations étudiantes contre le projet de loi Devaquet.
1991 : obtention d'une licence d'histoire à l'Université de Bretagne-Occidentale.
1993 : élu président du Mouvement des jeunes socialistes au congrès d'Avignon.
1997 : entre au cabinet de Martine Aubry comme conseiller chargé de l'emploi des jeunes.
2001 : directeur du planning stratégique de l'institut de sondages Ipsos.
2004 : élu député européen pour la circonscription Est ; mandat jusqu'en 2009.
2008 : nommé porte-parole du Parti socialiste ; occupe cette fonction jusqu'en 2012.
2012 : élu député de la 11e circonscription des Yvelines ; nommé ministre délégué à l'ESS et à la Consommation.
2014 : fait adopter la loi Hamon sur la consommation (mars) et la loi ESS (juillet) ; nommé ministre de l'Education nationale en avril, remercié en août.
2017 : remporte la primaire citoyenne face à Manuel Valls ; arrive cinquième à la présidentielle avec 6,4 % des voix ; quitte le PS.
2018 : fonde le parti Génération·s.
2021 : prend la direction générale de l'ONG Singa Global, spécialisée dans l'accueil des personnes réfugiées.
2024 : élu président d'ESS France le 10 avril.
Benoît Hamon est le fils d'un ingénieur employé aux arsenaux de la Direction des constructions navales de Brest et de Margot Kersivien, secrétaire. Ses parents divorcent lors de son adolescence. Il est lié par un PACS à Gabrielle Guallar, d'origine danoise et catalane, ancienne major de promotion de Sciences Po Paris et diplômée du Collège d'Europe à Bruges, responsable des affaires publiques chez LVMH depuis 2014. Le couple, qui s'est rencontré alors qu'elle travaillait à la Commission européenne comme spécialiste des réglementations culturelles, a deux filles dont les prénoms n'ont pas été rendus publics.
Durant ses années d'étude, Benoît Hamon partageait un appartement en colocation avec Olivier Faure, futur Premier secrétaire du Parti socialiste, d'abord à Maisons-Alfort puis à Paris. Soucieux de protéger sa vie familiale, il a refusé fin 2016 de participer à l'émission de Karine Le Marchand intitulée Une ambition intime. Ses engagements militants comprennent depuis 2021 l'inclusion des personnes réfugiées au sein de l'ONG internationale Singa Global, dont il a assuré la direction générale jusqu'en 2024, avant d'être élu président d'ESS France, organisme qui rassemble coopératives, mutuelles, associations et fondations en France.
1 - Pour accéder à la présidence du MJS en 1993, Benoît Hamon a fait passer l'âge limite d'adhésion de 25 à 29 ans -- il avait alors 26 ans -- permettant ainsi de se porter candidat à la direction d'une organisation qu'il venait de rendre autonome du PS.
2 - A l'université, Benoît Hamon a cohabité avec Olivier Faure dans un appartement partagé : les deux jeunes rocardiens, qui fréquentaient le même courant politique, se retrouvèrent des décennies plus tard l'un candidat à la présidence, l'autre Premier secrétaire du PS.
3 - Candidat à la présidentielle de 2017, Benoît Hamon est l'auteur de la formule "Je suis tellement hostile au cumul des mandats que je n'en ai plus aucun", déclarée le 11 juin 2017 à l'issue de son élimination dès le premier tour des législatives.
4 - La loi Hamon de 2014 a étendu la garantie obligatoire des appareils électroménagers et téléviseurs de six mois à deux ans, modifiant concrètement les droits de dizaines de millions de consommateurs français.
5 - Après sa sortie de la vie politique nationale en 2021, Benoît Hamon a dirigé Singa Global, une ONG présente dans plusieurs pays qui favorise les liens entre réfugiés et habitants locaux à travers des projets professionnels et culturels concrets.
- Métier(s) : homme politique, dirigeant associatif
- Résidence principale : Hauts-de-Seine
- Relations de couple : lié par un PACS à Gabrielle Guallar
- Enfants : deux filles (prénoms non rendus publics)
- Distinctions : aucune distinction officielle (prix, ordre national) documentée dans les sources consultées
Je suis tellement hostile au cumul des mandats que je n'en ai plus aucun.
— Déclaration publique, 11 juin 2017, à l'issue du premier tour des élections législatives
Je veux d'abord le dire solennellement : le parti de l'argent a trop de candidats dans cette élection.
— Meeting à l'AccordHotels Arena, Paris, 19 mars 2017
C'est un établissement qui a été déterminant. J'y ai grandi dans un contexte où le religieux se mixait à la diversité sociale.
— Slate Afrique, à propos du cours Sainte-Marie de Hann de Dakar (date non précisée dans la source)
Je suis fatigué du spectacle de militants socialistes ou de dirigeants socialistes qui donnent l'impression d'être plus en colère contre d'autres socialistes que contre la droite.
— Europe 1, 19 novembre 2008