Née le 7 mars 1983 à Boulogne-Billancourt, Eye Haïdara est une actrice franco-malienne révélée par Le Sens de la fête d'Éric Toledano et Olivier Nakache en 2017. Maîtresse des cérémonies de la 79e édition du Festival de Cannes en mai 2026, elle est également à l'affiche de Mata de Rachel Lang.
Eye Haïdara grandit dans le 17e arrondissement de Paris, où son instituteur l'encourage à monter sur les planches dès l'école primaire, boulevard Bessières. Elle passe un baccalauréat option théâtre au lycée Racine en 2001, puis un DEUG d'Art du spectacle à la Sorbonne Nouvelle Paris 3 en 2003. Elle suit ensuite les cours d'Acting International dirigés par Robert Cordier. En 2007, Audrey Estrougo lui confie son premier rôle au cinéma dans Regarde-moi. En 2010, elle apparaît dans Film Socialisme de Jean-Luc Godard, qui la filme caméra à la main pour le segment Quo vadis Europa. Cette même année, elle intègre l'Académie de théâtre de Lorient dirigée par Éric Vigner, où elle participe à plusieurs créations dont La Faculté de Christophe Honoré, présentée au Festival d'Avignon en 2012.
En 2015, elle joue dans La Taularde d'Audrey Estrougo aux côtés de Sophie Marceau. La consécration arrive en 2017 avec Le Sens de la fête, où elle donne la réplique à Jean-Pierre Bacri. Le film lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin et au Prix Lumières 2018. Elle enchaîne ensuite avec La Lutte des classes de Michel Leclerc et Deux Moi de Cédric Klapisch en 2019, puis Le Prince oublié de Michel Hazanavicius et Brutus vs César de Kheiron en 2020. La série Netflix Furies en 2024 et le drame Six Days in Spring de Joachim Lafosse, présenté au Festival de San Sebastián 2025, confirment son installation dans le premier cercle des comédiennes françaises.
1983 : naissance à Boulogne-Billancourt le 7 mars
2001 : baccalauréat option théâtre au lycée Racine à Paris
2003 : DEUG d'Art du spectacle à la Sorbonne Nouvelle Paris 3
2007 : premier rôle au cinéma dans Regarde-moi d'Audrey Estrougo
2010 : apparition dans Film Socialisme de Jean-Luc Godard ; entrée à l'Académie de théâtre de Lorient
2012 : crée La Faculté de Christophe Honoré au Festival d'Avignon
2017 : rôle d'Adèle dans Le Sens de la fête d'Éric Toledano et Olivier Nakache
2018 : nominations au César et au Prix Lumières du meilleur espoir féminin ; participe à l'ouvrage collectif Noire n'est pas mon métier dirigé par Aïssa Maiga
2019 : La Lutte des classes de Michel Leclerc et Deux Moi de Cédric Klapisch
2022 : En thérapie saison 2, Les Femmes du square de Julien Rambaldi, Kung Fu Zohra de Mabrouk El Mechri
2023 : co-présente la 48e cérémonie des César aux côtés d'Emmanuelle Devos, Léa Drucker, Leïla Bekhti et Jamel Debbouze
2024 : Furies sur Netflix et À toute allure de Lucas Bernard avec Pio Marmaï
2025 : Six Days in Spring de Joachim Lafosse en compétition à San Sebastián
Mai 2026 : maîtresse des cérémonies du 79e Festival de Cannes ; sortie de Mata de Rachel Lang et de L'Objet du délit d'Agnès Jaoui le 27 mai
Eye Haïdara est la quatrième enfant d'une fratrie de six. Son père, d'origine malienne et marocaine, a exercé le métier de cariste. Sa mère, malienne, a travaillé dans un ministère. Tous deux ont pris leur retraite et partagent désormais leur temps entre la France et le sud du Mali, où ils élèvent poules, chèvres et moutons, comme elle l'a raconté à Marie Claire. Après son baccalauréat option théâtre au lycée Racine, l'actrice a poursuivi ses études à la Sorbonne Nouvelle puis chez Robert Cordier. Elle vit avec son compagnon, dont l'identité demeure confidentielle, et leur fils né autour de 2021, dans le quartier des Batignolles, à Paris, où elle a grandi et où résident également ses parents.
Eye Haïdara entretient des liens professionnels suivis avec plusieurs cinéastes français. Audrey Estrougo l'a dirigée à trois reprises, et elle a collaboré à plusieurs reprises avec Michel Leclerc et Olivier Nakache. En 2018, elle signe une contribution intitulée Quand serons-nous banales ? dans l'ouvrage collectif Noire n'est pas mon métier dirigé par Aïssa Maiga, manifeste publié au Seuil par seize comédiennes noires de la scène française. En 2020, elle siège au jury du 10e Nikon Film Festival présidé par Cédric Klapisch. En 2025, elle est invitée d'En aparté sur Canal+.
1 - C'est son institutrice, dans une école primaire du boulevard Bessières, qui a déclenché sa vocation en l'encourageant à monter sur les planches dès le primaire. Elle a confié à Marie Claire avoir longtemps gardé en mémoire cette enseignante comme l'aiguillon décisif de son parcours.
2 - Pour préparer Mata, elle a suivi avec Raphaël Personnaz, Joséphine Japy et Franck Morand un stage immersif de trois jours et trois nuits destiné à simuler les conditions d'engagement d'agents du service action de la DGSE.
3 - Jean-Luc Godard l'a filmée caméra à la main pour Film Socialisme en 2010, où elle incarne une journaliste de France 3 dans le segment Quo vadis Europa.
4 - Avant le festival de Cannes 2026, elle a comparé l'attente à celle d'une enfant à la veille d'une visite au Parc Astérix ou à Eurodisney, selon ses propos recueillis par les équipes éditoriales du Festival.
5 - Elle réside toujours dans le quartier des Batignolles où elle a grandi, à dix minutes seulement de chez ses parents, devenus, selon ses mots à Marie Claire, des grands-parents très disponibles pour son fils.
- Métier(s) : actrice, réalisatrice
- Résidence principale : Paris, quartier des Batignolles (17e arrondissement)
- Relations de couple : en couple avec un compagnon dont l'identité n'a pas été rendue publique
- Enfants : un fils né autour de 2021, dont le prénom n'a pas été rendu public
- Distinctions : nomination au César et au Prix Lumières du meilleur espoir féminin 2018 pour Le Sens de la fête ; maîtresse des cérémonies du 79e Festival de Cannes en mai 2026
« J'ai envie de savourer ce moment parce qu'en vérité, on est à J-1 mais demain soir, ce sera fini. »
— Interview Franceinfo, 11 mai 2026, à la veille de l'ouverture du Festival de Cannes
« Mes parents habitent à dix minutes de chez moi. Si mon fils leur demande de venir lui faire un bisou avant de se coucher, ils viendront. »
— Interview Marie Claire, 2026
« À 20 ans, j'étais pressée de réussir. Ne pas y arriver tout de suite était frustrant. Il faut attendre le bon moment et Le Sens de la fête a été ce bon moment. »
— Interview Marie Claire, 2026
« C'est important de tomber sur les bonnes personnes qui transmettent, dans mon cas ma prof de français a été l'aiguillon déclencheur. Elle m'a encouragée à monter sur les planches. »
— Interview Marie Claire, 2026
« J'ai envie de savourer ce moment parce qu'en vérité, on est à J-1 mais demain soir, ce sera fini. »
— Interview Franceinfo, 11 mai 2026, à la veille de l'ouverture du Festival de Cannes
« Mes parents habitent à dix minutes de chez moi. Si mon fils leur demande de venir lui faire un bisou avant de se coucher, ils viendront. »
— Interview Marie Claire, 2026
« À 20 ans, j'étais pressée de réussir. Ne pas y arriver tout de suite était frustrant. Il faut attendre le bon moment et Le Sens de la fête a été ce bon moment. »
— Interview Marie Claire, 2026
« C'est important de tomber sur les bonnes personnes qui transmettent, dans mon cas ma prof de français a été l'aiguillon déclencheur. Elle m'a encouragée à monter sur les planches. »
— Interview Marie Claire, 2026