Françoise de Panafieu, née Missoffe le 12 décembre 1948 à Moyeuvre-Grande (Moselle), est une femme politique française d'une famille gaulliste. Fille d'un ministre de de Gaulle, elle fut adjointe au maire de Paris, ministre du Tourisme (1995) et candidate à la mairie de Paris en 2008.
Aînée de huit enfants, Françoise de Panafieu grandit principalement en région parisienne au sein d'une famille marquée par l'engagement gaulliste. Elle étudie l'histoire à l'université Paris-Nanterre en 1967-1968, puis obtient une licence de sociologie à la Faculté des sciences humaines de Paris et se diplôme de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. De 1970 à 1973, elle exerce comme cadre dans une société de recrutement avant de rejoindre le cabinet de son père, François Missoffe, alors député RPR du 17e arrondissement de Paris, comme assistante parlementaire. En mars 1979, elle entre au Conseil de Paris en remplacement de sa mère, Hélène Missoffe, qui démissionne de son siège de conseillère. Jacques Chirac, alors maire de Paris, la nomme adjointe chargée des questions périscolaires (1980-1983), puis adjointe à la culture (1983-1995), poste depuis lequel elle supervise les politiques culturelles de la capitale pendant plus d'une décennie.
En mars 1986, Françoise de Panafieu succède à Alain Juppé, nommé ministre du Budget, comme suppléante RPR, puis est élue en juin 1988 dans sa propre circonscription couvrant les 17e et 18e arrondissements de Paris, siège conservé en 1993 et 1997. En juin 1995, elle entre au gouvernement comme ministre du Tourisme dans le premier gouvernement d'Alain Juppé, avant d'en être écartée six mois plus tard avec d'autres femmes ministres, surnommées les « juppettes ». De septembre 1996 à juin 1997, elle représente la France à l'UNESCO comme ambassadrice déléguée permanente avant de réintégrer l'Assemblée nationale. En mars 2001, elle est élue maire du 17e arrondissement de Paris avec 50,60 % des voix, battant Clémentine Autain. Désignée candidate UMP à la mairie de Paris en 2008 après avoir remporté les primaires internes face à Claude Goasguen, Pierre Lellouche et Jean Tiberi, elle est défaite par Bertrand Delanoë lors du scrutin municipal de mars. Elle quitte le Conseil de Paris en 2014 après trente-cinq ans de présence.
Adjointe au maire de Paris chargée de la culture de 1983 à 1995, Françoise de Panafieu est à l'origine de deux épisodes liés aux acquisitions des bibliothèques municipales parisiennes. En juillet 1986, elle préside une commission chargée d'établir des listes limitatives pour les achats de documents destinés à la jeunesse, ce qui déclenche une grève des bibliothécaires parisiens et une pétition intitulée « Renvoyons la censure ! » qui recueille plus de 10 000 signatures au Salon du livre. La mobilisation conduit à la suspension du fonctionnement de la commission. En 1993, elle institue une seconde commission visant à identifier et à indexer les ouvrages jugés « contraires aux bonnes mœurs » dans les fonds municipaux. Ces deux épisodes sont documentés dans des revues professionnelles de bibliothéconomie et dans des travaux académiques consacrés à la politique culturelle parisienne.
1948 : naissance à Moyeuvre-Grande (Moselle)
1970 : mariage avec Guy de Panafieu
1979 : entrée au Conseil de Paris en remplacement de sa mère Hélène Missoffe
1983 : nommée adjointe au maire de Paris chargée de la culture
1986 : accède à l'Assemblée nationale comme suppléante d'Alain Juppé
1988 : élue députée dans sa propre circonscription (17e et 18e arrondissements de Paris)
1995 : nommée ministre du Tourisme dans le premier gouvernement Juppé (juin) ; révoquée en novembre avec le groupe des « juppettes »
1996 : représente la France à l'UNESCO comme ambassadrice déléguée permanente (jusqu'en juin 1997)
2001 : élue maire du 17e arrondissement de Paris avec 50,60 % des voix ; publie Ne jetez pas la démocratie avec l'eau du bain
2006 : publie Mon Paris gagnant (L'Archipel)
2007 : remporte les primaires internes de l'UMP pour la candidature à la mairie de Paris (40,69 % au premier tour)
2008 : défaite par Bertrand Delanoë lors des élections municipales de Paris
2011 : annonce son retrait de la vie parlementaire
2014 : quitte le Conseil de Paris après trente-cinq ans ; nommée chevalier de la Légion d'honneur (décret du 18 avril)
2025 : promue officier de la Légion d'honneur (décret du 15 janvier)
Françoise de Panafieu est l'aînée de huit enfants. Son père, François Missoffe, ancien des Forces françaises libres, fut député gaulliste et ministre de la Jeunesse et des Sports sous le général de Gaulle (1966-1968), puis ambassadeur de France au Japon et président du groupe informatique Bull. Sa mère, Hélène Missoffe (née de Mitry), fut également députée et secrétaire d'État à la Santé sous Valéry Giscard d'Estaing. Françoise de Panafieu est mariée depuis 1970 à Guy de Panafieu, diplômé de Sciences Po Paris et de l'ENA, inspecteur des finances, ancien président du groupe Bull et cadre dirigeant bancaire au sein de CA-CIB. Le couple a quatre enfants.
Par sa mère, Françoise de Panafieu est liée à la famille de Wendel et cousine d'Ernest-Antoine Seillière, ancien dirigeant du patronat français et président du groupe Wendel. Elle partage par ailleurs un arrière-arrière-grand-père commun avec Gabriel Attal, ancien Premier ministre, et la journaliste Apolline de Malherbe. Son frère Alain Missoffe a été candidat aux législatives de 2007 dans la 8e circonscription de Moselle. Joueuse de tennis depuis l'adolescence, elle était classée nationalement à quinze ans. En 2014, elle rejoint la haute autorité présidée par Anne Levade pour organiser la primaire UMP de 2016.
1 - Joueuse de tennis, Françoise de Panafieu était classée nationalement à quinze ans selon le profil biographique que Patrick Apel-Muller lui consacre dans L'Humanité en avril 2000. Atteint vers 1963, ce classement précède de trois ans la nomination de son père François Missoffe au ministère de la Jeunesse et des Sports.
2 - Françoise de Panafieu est la troisième membre de la famille Missoffe à représenter le 17e arrondissement de Paris à l'Assemblée nationale, après son père François Missoffe (1962-1974) et sa mère Hélène Missoffe (1974-1986), formant une succession familiale de mandats documentée dans la presse politique dès 2000.
3 - En 1968, l'hebdomadaire Minute propage la fausse rumeur qu'elle aurait milité chez les anarchistes de Nanterre, obligeant sa famille à fuir vers une propriété normande pour échapper aux paparazzi. Des années plus tard, Daniel Cohn-Bendit perpétue cette rumeur dans ses mémoires.
4 - Nommée ministre du Tourisme en juin 1995, Françoise de Panafieu fait partie des femmes ministres révoquées collectivement six mois plus tard lors d'un remaniement du gouvernement Juppé. La presse baptise ce groupe les « juppettes », terme entré dans le lexique politique comme symbole d'un épisode gouvernemental controversé.
5 - Par sa mère, Françoise de Panafieu partage un arrière-arrière-grand-père commun avec Gabriel Attal, ancien Premier ministre, et Apolline de Malherbe, journaliste politique, parenté éloignée mise en lumière dans la presse en 2024 lors de l'accession d'Attal à Matignon.
- Métier(s) : femme politique, ancienne députée (RPR puis UMP), ancienne ministre du Tourisme
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : mariée à Guy de Panafieu (depuis 1970)
- Enfants : 4 enfants
- Distinctions : chevalier de la Légion d'honneur (2014), officier de la Légion d'honneur (2025)
Regardez-le... quel tocard !
— Canal+, 14 février 2008 (au sujet de Bertrand Delanoë lors de la campagne municipale)
Je ne suis pas une louve solitaire, je travaille en équipe.
— Acteurs publics, 10 mai 2006 (lors de la présentation de son organisation de campagne)
Voltaire aurait donné sa vie pour permettre à ses adversaires de s'exprimer.
— Assemblée nationale, question au gouvernement n° 87, 11e législature (sur la liberté d'expression dans les bibliothèques)
Je me suis trompée, il vaut mieux reconnaître ses erreurs. [...] Je n'ai pas compris à l'époque qu'il y avait une vraie attente dans la population de ce type de contrat.
— tetu.com, 20 janvier 2008 (sur son vote antérieur contre le PACS)