Résumé biographique
Figure issue de la diversité politique française, Rama Yade s’est fait connaître au gouvernement pour ses portefeuilles liés aux droits humains puis au sport, avant de s’orienter vers des fonctions internationales et la publication d’essais sur la République, l’école et la puissance américaine.
Parcours
Née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal) sous le nom de Mame Ramatoulaye Yade, elle arrive en France durant l’enfance et devient française en 1997. Diplômée de Sciences Po Paris (2000), elle intègre le Sénat comme administratrice en 2002, puis est détachée en 2005 à Public Sénat où elle occupe des fonctions de direction. En parallèle, elle s’engage en politique : après un passage au PRG (2002-2005), elle rejoint l’UMP en 2005 et devient une figure médiatisée de la majorité. Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme. Elle porte alors un discours public centré sur les libertés fondamentales et intervient sur plusieurs dossiers internationaux.
Le 23 juin 2009, elle devient secrétaire d’État chargée des Sports jusqu’au 13 novembre 2010. Elle est ensuite nommée déléguée permanente de la France auprès de l’UNESCO (22 décembre 2010 – 30 juin 2011), puis exerce des mandats locaux : conseillère municipale de Colombes (2008-2014) et conseillère régionale d’Île-de-France (2010-2015). Sur le plan électoral national, elle se présente aux législatives de 2012 dans les Hauts-de-Seine (13,84 % au 1er tour), puis en 2017 dans le Loir-et-Cher. Elle annonce en 2016 une candidature à l’élection présidentielle de 2017 mais ne réunit pas les parrainages nécessaires. Depuis le 29 mars 2021, elle travaille à l’Atlantic Council, où elle dirige des activités liées à l’Afrique.
Controverse
En 2011, la publication de Plaidoyer pour une instruction publique entraîne des accusations de plagiat, discutées publiquement et contestées par l’autrice, qui évoque une erreur de forme. Sur le terrain judiciaire, elle est condamnée pour diffamation en avril 2013 dans un dossier l’opposant à Manuel Aeschlimann. En décembre 2013, elle est à nouveau condamnée pour diffamation à la suite d’accusations visant le maire de Colombes, Philippe Sarre. En janvier 2014, elle est condamnée pour injures envers Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen après un texte publié sur son blog.
Repères chronologiques
1976 : naissance à Dakar (Sénégal)
1987 : installation en France avec sa famille
1997 : naturalisation française (7 mars)
2000 : diplômée de Sciences Po Paris
2002 : administratrice du Sénat
2007 : secrétaire d’État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme (19 juin)
2009 : secrétaire d’État chargée des Sports (23 juin)
2010 : conseillère régionale d’Île-de-France (21 mars) ; déléguée permanente à l’UNESCO (22 décembre)
2011 : fin de mission à l’UNESCO (30 juin) ; publication de Plaidoyer pour une instruction publique
2013 : naissance de sa fille Jeanne (21 mai) ; publication de Carnets du pouvoir 2006-2013
2016 : annonce d’une candidature à l’élection présidentielle sous « La France qui ose »
2021 : entrée à l’Atlantic Council (29 mars)
2024 : publication de Les Leçons de l’Amérique : Nation et puissance
Vie personnelle et engagements
Sa mère est professeure de lettres et son père diplomate, proche du président Léopold Sédar Senghor. En 2005, elle épouse Joseph Zimet ; le couple se sépare par la suite. Le 21 mai 2013, elle devient mère d’une fille prénommée Jeanne. Sa trajectoire publique mêle haute fonction publique et vie politique, avec une exposition médiatique marquée durant ses fonctions gouvernementales.
Dans ses prises de position connues, elle défend régulièrement des thèmes liés à l’égalité des droits et à la place des femmes dans la vie publique, notamment à travers des publications et interventions. Elle a également développé une activité d’autrice, avec des ouvrages d’essai et de témoignage politique, du récit sur la diversité et la République à des textes consacrés à l’école, au pouvoir et à l’analyse des États-Unis.
Lieux de référence
Son parcours est associé à plusieurs lieux publics : le Sénat et Public Sénat à Paris pour ses débuts administratifs, le Quai d’Orsay et les ministères concernés lors de ses fonctions de secrétaire d’État, ainsi que l’UNESCO pendant sa mission diplomatique. Plus récemment, ses activités sont liées à l’Atlantic Council et à des conférences, débats et rencontres publiques autour de ses essais.
Anecdotes
1 - En 2008, elle publie un ouvrage de vulgarisation, Les droits de l'homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans, qui s’inscrit dans une démarche pédagogique : rendre accessibles des notions juridiques et civiques au grand public, en dehors des formats politiques habituels.
2 - Le 6 septembre 2007, sa visite de soutien à des squatteurs à Aubervilliers, alors que l’évacuation a été décidée par la justice, déclenche un épisode très commenté et une réaction politique immédiate au sein du gouvernement, emblématique de son style jugé non conventionnel.
3 - Le 21 mai 2013, elle annonce la naissance de sa fille Jeanne publiquement, un fait rare pour une personnalité politique souvent discrète sur sa vie familiale, et qui replace brièvement sa vie privée au centre de l’actualité médiatique.
4 - En 2016, elle tente de se lancer dans la présidentielle avec son propre mouvement (« La France qui ose »), mais l’épisode rappelle la barrière institutionnelle des 500 parrainages : sans réseau d’élus, une candidature peut rester déclarative.
Points clés
- Métier(s) : femme politique, administratrice du Sénat, autrice
- Résidence principale : Washington (États-Unis)
- Relations : mariage avec Joseph Zimet (2005), séparation ultérieure
- Enfants : Jeanne (née le 21 mai 2013)
- Distinctions : Prix de la fondation du Forum de Crans-Montana (2009)









