Barbara Pompili, née le 13 juin 1975 à Bois-Bernard (Pas-de-Calais), est une femme politique française, ancienne ministre de la Transition écologique (2020-2022) et première femme à avoir présidé un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, nommée en mars 2025 ambassadrice déléguée à l'environnement.
Petite-fille de mineur, Barbara Pompili grandit à Liévin, dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Après l'obtention de son diplôme à l'Institut d'études politiques de Lille (promotion Léopold Sédar Senghor, 1997), elle renonce à préparer les concours de la haute fonction publique pour se consacrer à l'écologie politique. Elle adhère aux Verts en 2000 et prend en charge les relations avec la presse lors de la campagne présidentielle de Noël Mamère en 2002. De 2002 à 2007, elle travaille comme assistante parlementaire du député Yves Cochet, qu'elle présente comme son « père politique » et à qui elle attribue une transmission intellectuelle décisive. De 2007 à 2012, elle occupe le poste de secrétaire générale adjointe du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale. En juin 2012, elle est élue députée dans la deuxième circonscription de la Somme avec le soutien du Parti socialiste, battant au second tour le député sortant Olivier Jardé.
Dès 2012, Barbara Pompili co-préside le groupe écologiste avec François de Rugy : en janvier 2013, elle devient la première femme à occuper officiellement la présidence d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Elle quitte Europe Écologie Les Verts en septembre 2015 pour rejoindre le Parti écologiste, puis soutient Emmanuel Macron dès mars 2017, étant la première membre du gouvernement à le faire. Nommée secrétaire d'État chargée de la Biodiversité dans les gouvernements Manuel Valls puis Bernard Cazeneuve (février 2016 à mai 2017), elle fait adopter la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (août 2016), qui inclut notamment l'interdiction des néonicotinoïdes et la création de l'Agence française pour la biodiversité. Réélue en 2017 sous l'étiquette La République en marche, elle prend la présidence de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Le 6 juillet 2020, elle est nommée ministre de la Transition écologique dans le gouvernement Jean Castex, troisième dans l'ordre protocolaire, succédant à Élisabeth Borne. Elle porte la loi Climat et résilience, adoptée en juillet 2021 à l'issue des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, et préside les conseils environnement et énergie de l'Union européenne lors de la présidence française du Conseil au premier semestre 2022. Non reconduite en mai 2022 dans le gouvernement Élisabeth Borne, elle retrouve son mandat de députée de la Somme avant de le quitter en septembre 2023, à la suite d'une mission gouvernementale prolongée sur les zones à faibles émissions. Le 5 mars 2025, le président Emmanuel Macron la nomme ambassadrice déléguée à l'environnement, poste rattaché au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
1975 : naissance le 13 juin à Bois-Bernard (Pas-de-Calais)
1997 : diplômée de l'Institut d'études politiques de Lille (Sciences Po Lille)
2000 : adhésion aux Verts
2002 : responsable des relations presse pour la campagne présidentielle de Noël Mamère ; début de la collaboration avec le député Yves Cochet
2007 : secrétaire générale adjointe du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale
2012 : élue députée dans la 2e circonscription de la Somme ; co-présidence du groupe écologiste avec François de Rugy
2013 : première femme officiellement présidente d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale
2016 : secrétaire d'État chargée de la Biodiversité (gouvernements Valls puis Cazeneuve) ; adoption de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (8 août)
2017 : réélue députée de la Somme sous l'étiquette La République en marche ; présidence de la commission du Développement durable
2020 : fondatrice du courant En commun au sein du groupe LREM ; nommée ministre de la Transition écologique (gouvernement Castex, 6 juillet)
2021 : adoption de la loi Climat et résilience (juillet) ; Commandeur de l'ordre du Mérite de la République italienne
2022 : présidence française du Conseil de l'UE (environnement et énergie, 1er semestre) ; réélue députée de la Somme (juin)
2023 : mission gouvernementale sur les zones à faibles émissions ; quitte le mandat de députée (septembre)
2024 : Chevalier de la Légion d'honneur (promotion du 14 juillet)
2025 : nommée ambassadrice déléguée à l'environnement (décret du 5 mars, prise de fonction le 26 mars)
Barbara Pompili est la fille d'une institutrice spécialisée dans le secteur de l'enfance handicapée ; son grand-père paternel était mineur dans le bassin du Pas-de-Calais. Elle grandit à Liévin avant de rejoindre Sciences Po Lille, puis Paris. Elle s'installe à Amiens en 2006, ville qu'elle représente au Parlement. Son compagnon est Christophe Porquier, ancien vice-président du conseil régional de Picardie et ancien membre d'Europe Écologie Les Verts : il figure sur la liste écologiste lors des élections municipales de 2020 à Amiens. Barbara Pompili est mère d'une fille, née en 2003. Sa suppléante à l'Assemblée nationale lors des législatives de 2017 était Cécile Delpirou, salariée de l'usine Whirlpool d'Amiens, dont la délocalisation constituait alors un enjeu central de la campagne présidentielle.
Barbara Pompili s'est engagée en faveur de l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, signant un manifeste en ce sens en 2014. Elle a défendu le droit de vote aux élections locales pour les étrangers non communautaires résidant légalement en France depuis au moins cinq ans. Rapporteure d'une commission d'enquête parlementaire sur la sûreté des installations nucléaires en 2018, elle a pointé des failles dans la filière et plaidé pour une sortie de ce qu'elle nomme l'« opacité » du secteur, avant d'évoluer vers le soutien à la construction de nouveaux réacteurs pressurisés européens en 2022, en invoquant les données transmises par Réseau de transport d'électricité. Engagée dans les négociations internationales sur la biodiversité dans le cadre de l'ONU depuis sa nomination comme ambassadrice, elle participe notamment aux travaux du Congrès mondial de la nature de l'UICN en 2025.
1 - Diplômée de Sciences Po Lille, Barbara Pompili s'installe à Paris pour préparer les concours de la haute fonction publique, puis y renonce pour se consacrer à l'écologie politique, une bifurcation qu'elle assume publiquement comme un choix délibéré contre une carrière administrative.
2 - Le nom de la promotion de Sciences Po Lille à laquelle elle appartient (1997) est « Léopold Sédar Senghor », du nom du président poète sénégalais, fait peu relayé dans les portraits usuels.
3 - En 2016, Barbara Pompili avait fait interdire les néonicotinoïdes via la loi Biodiversité ; en 2020, en tant que ministre, elle a soutenu la dérogation accordée aux betteraviers face à une épidémie de jaunisse, puis signé, le même mois de septembre, une pétition appelant à interdire tous les « pesticides de synthèse ».
4 - En octobre 2021, ses arrêtés réautorisant certaines chasses traditionnelles aux oiseaux (à la matole et aux filets) ont été suspendus en urgence par le Conseil d'État, quelques jours après leur signature, au motif que les méthodes non sélectives demeuraient illégales.
5 - En mars 2022, dans le contexte du conflit en Ukraine, Barbara Pompili a rencontré la secrétaire à l'Énergie américaine Jennifer Granholm pour plaider en faveur d'une augmentation de la production de gaz de schiste par les États-Unis, une pratique par ailleurs non autorisée sur le sol français.
- Métier(s) : femme politique, ancienne ministre, ambassadrice déléguée à l'environnement
- Résidence principale : Amiens (Somme)
- Relations de couple : Christophe Porquier (compagnon)
- Enfants : une fille (née en 2003)
- Distinctions : Chevalier de la Légion d'honneur (14 juillet 2024) ; Commandeur de l'ordre du Mérite de la République italienne (2021)
« L'écologie, c'est la vie et c'est aussi ma vie. »
— Passation de pouvoir avec Élisabeth Borne, citée dans Contrepoints, juillet 2020
« Ce n'était pas prévu mais en même temps, c'est un très beau défi. »
— Déclaration sur sa co-présidence du groupe écologiste, reprise dans La Revue internationale, 2013
« Le combat pour l'écologie c'est un marathon et ce marathon il n'est jamais gagné, il faut toujours continuer à le faire. »
— Interview RTL, 3 septembre 2021 (vie-publique.fr)
« L'écologie vient de l'Oikos grec qui désigne la maison, le patrimoine. Et c'est bien de cela qu'il s'agit : apprendre à gérer ensemble notre patrimoine commun. »
— Discours à l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi Climat et Résilience, 29 mars 2021 (vie-publique.fr)
« L'écologie, c'est la vie et c'est aussi ma vie. »
— Passation de pouvoir avec Élisabeth Borne, citée dans Contrepoints, juillet 2020
« Ce n'était pas prévu mais en même temps, c'est un très beau défi. »
— Déclaration sur sa co-présidence du groupe écologiste, reprise dans La Revue internationale, 2013
« Le combat pour l'écologie c'est un marathon et ce marathon il n'est jamais gagné, il faut toujours continuer à le faire. »
— Interview RTL, 3 septembre 2021 (vie-publique.fr)
« L'écologie vient de l'Oikos grec qui désigne la maison, le patrimoine. Et c'est bien de cela qu'il s'agit : apprendre à gérer ensemble notre patrimoine commun. »
— Discours à l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi Climat et Résilience, 29 mars 2021 (vie-publique.fr)