Journaliste et écrivaine française née le 1er mai 1953 à Bordeaux, Françoise Laborde a marqué l'information du service public comme présentatrice du 13 heures de France 2 et des Quatre Vérités, avant de siéger au CSA puis de cofonder l'association Pour les femmes dans les médias.
Après un DEA de droit des affaires obtenu à l'université Bordeaux I et un séjour universitaire à Washington and Lee aux États-Unis, Françoise Laborde s'installe à Bruxelles en 1979, où elle collabore à la revue Europolitique et devient correspondante pour Radio France internationale. Elle rejoint ensuite RMC puis TF1 en 1986, dont elle vit la privatisation comme adjointe au chef du service économique et social, avant d'occuper le poste de chef du service de politique intérieure entre 1990 et 1991. Elle bascule vers le service public en 1992, devenant rédactrice en chef adjointe et chef du service économique et social de France 3, puis de France 2 à partir de 1994. Sous la direction de William Leymergie, elle prend en 1997 la rédaction en chef de Télématin et lance la rubrique d'interviews politiques Les 4 Vérités, qu'elle présentera durant plus d'une décennie.
À partir de 1999, Françoise Laborde devient la remplaçante régulière de Béatrice Schönberg aux journaux du week-end de France 2. Le calendrier de la chaîne se complique en 2006 quand la grossesse d'Élise Lucet, présentatrice du 13 heures, déplace les rotations : Françoise Laborde reprend ce journal à compter de 2007, tandis que Laurent Delahousse, transfuge de M6, hérite du week-end. La parution en 2008 de son ouvrage Ça va mieux en le disant, dans lequel elle critique la direction de l'antenne, marque un tournant : elle cède son siège à Olivier Galzi en juin 2008 mais conserve Les 4 Vérités. En janvier 2009, le président Nicolas Sarkozy la nomme au Conseil supérieur de l'audiovisuel, où elle prend en charge la protection du jeune public et les chaînes payantes jusqu'en janvier 2015.
En février 2012, l'association Acrimed accuse Françoise Laborde et la journaliste québécoise Denise Bombardier de plagiat dans leur ouvrage Ne vous taisez plus ! publié chez Fayard en 2011. Le 7 juin 2013, le tribunal de grande instance de Paris condamne la maison Fayard pour plagiat, le jugement soulignant que le texte litigieux reproduisait l'article de la demanderesse, et les passages incriminés se trouvent dans la partie rédigée par Françoise Laborde, désavouée par sa coautrice. La même année, son détachement au CSA s'achève dans la tension : conteste les conditions de sa réintégration à France Télévisions, elle obtient une rupture conventionnelle assortie d'une indemnité de 198 778 euros bruts ; en 2021, trois cadres dirigeants de France Télévisions sont condamnés par la Cour de discipline budgétaire et financière pour le versement de ces indemnités sans respect des procédures.
1953 : naissance le 1er mai à Bordeaux
1979 : installation à Bruxelles, correspondante pour RFI
1986 : entrée à TF1 au service économique et social
1992 : passage à France 3 comme rédactrice en chef adjointe
1997 : rédactrice en chef de Télématin et présentatrice des Quatre Vérités
1999 : remplaçante de Béatrice Schönberg aux journaux du week-end de France 2
2007 : présentatrice du 13 heures de France 2
2009 : nomination au Conseil supérieur de l'audiovisuel par Nicolas Sarkozy
2012 : fondation de l'association Pour les femmes dans les médias
2013 : condamnation de Fayard pour plagiat dans Ne vous taisez plus !
2015 : nomination au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes par Manuel Valls
2020 : départ de la présidence d'honneur de PFDM après l'affaire Polanski aux César
2024 : retour à l'antenne sur CNEWS comme chroniqueuse de 100% politique
Françoise Laborde grandit à Bordeaux dans une famille marquée par l'enseignement et la mémoire de la Résistance : son père est professeur d'anglais puis inspecteur d'académie, et sa mère, d'origine espagnole, a appartenu à un réseau de résistance franco-britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a deux sœurs aînées, Geneviève et Catherine Laborde, l'ancienne présentatrice météo de TF1 décédée en janvier 2025 d'une démence à corps de Lewy. Scolarisée au lycée Camille-Jullian de Bordeaux, elle est mère de deux fils, Numa et Théodore, nés respectivement en 1993 et 1996 de sa relation avec le grand reporter Manuel Joaquim, et elle épouse en 2009 Jean-Claude Paris, ancien dirigeant de Canal+ Belgique et d'i-Télé.
Engagée de longue date sur les questions de parité et de protection de l'enfance, Françoise Laborde fonde en 2012 l'association Pour les femmes dans les médias avec Laura Lemens Boy et plusieurs dirigeantes du secteur, parmi lesquelles Mercedes Erra, Bibiane Godfroid, Simone Halberstadt Harari et Marie-Christine Saragosse. Marraine puis vice-présidente de l'association Le Refuge à partir de 2012, elle s'investit aux côtés de Stéphane Bern pour les jeunes LGBT chassés de leur famille. Nommée par le Premier ministre Manuel Valls au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes en 2015, elle y siège jusqu'en 2019. Elle est chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre national du Mérite et officier du Mérite agricole.
1 - En août 2008, alors qu'elle présentait le 13 heures de France 2, Françoise Laborde a prononcé un juron à l'antenne après un sujet sur des soldats français tués en Afghanistan, croyant le micro coupé ; elle a présenté ses excuses dans la foulée à l'antenne.
2 - Selon ses propres confidences à France Bleu, elle revendique des origines provinciales solides et résume son ancrage par une formule récurrente en interview : « j'ai de la paille collée à mes sabots », sa famille possédant une propriété viticole dans le Sud-Ouest.
3 - L'idée de fonder PFDM lui est venue lors d'un déjeuner du MIPCOM à Cannes en 2011 baptisé The Women in Global Entertainment Power Lunch, où sur près de deux cents participantes venues du monde entier, elle figurait parmi seulement trois Françaises présentes.
4 - À deux reprises, elle a participé au jeu de France 2 Fort Boyard au profit de l'association Le Refuge, une présence remarquée pour une ancienne membre du CSA, autorité de régulation des chaînes diffusant le programme.
5 - Sa rencontre avec son futur mari Jean-Claude Paris s'est faite alors qu'elle avait cinquante ans et qu'il dirigeait à TF1 le service où elle travaillait : elle a raconté à Europe 1 avoir « tout balayé » pour cette relation à laquelle elle ne croyait plus.
- Métier(s) : journaliste, présentatrice de télévision, écrivaine
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : Manuel Joaquim (relation, années 1990), Jean-Claude Paris (mariage en 2009)
- Enfants : Numa (1993) et Théodore (1996)
- Distinctions : chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre national du Mérite, officier du Mérite agricole
« L'idée qu'il y ait autant de femmes que d'hommes ne doit plus choquer personne. »
— Interview Europe 1, Philippe Vandel, 2019
« On accorde à nos camarades masculins le crédit de penser que, parfois, ils ne se rendent pas compte que la camaraderie chahuteuse peut basculer dans le harcèlement. »
— Interview Europe 1, Philippe Vandel, 2019
« J'étais devenue cette sorte de femme qui ne veut pas ajouter une brosse à dents dans sa salle de bains. Et j'ai tout balayé pour Jean-Claude. Je ressentais une forme de sérénité inédite. »
— Interview à propos du livre Sexygénaires, Europe 1
« En 2011, je me suis trouvée invitée par le MIPCOM à Cannes pour un déjeuner intitulé The Women in Global Entertainment Power Lunch. Il y avait là peut-être 200 femmes, venues du monde entier, et nous étions 3 Françaises. J'étais stupéfaite, accablée, désespérée. C'est à cette occasion que j'ai décidé de lancer l'association Pour les femmes dans les médias. »
— Site officiel PFDM, repris par Wikipédia
« L'idée qu'il y ait autant de femmes que d'hommes ne doit plus choquer personne. »
— Interview Europe 1, Philippe Vandel, 2019
« On accorde à nos camarades masculins le crédit de penser que, parfois, ils ne se rendent pas compte que la camaraderie chahuteuse peut basculer dans le harcèlement. »
— Interview Europe 1, Philippe Vandel, 2019
« J'étais devenue cette sorte de femme qui ne veut pas ajouter une brosse à dents dans sa salle de bains. Et j'ai tout balayé pour Jean-Claude. Je ressentais une forme de sérénité inédite. »
— Interview à propos du livre Sexygénaires, Europe 1
« En 2011, je me suis trouvée invitée par le MIPCOM à Cannes pour un déjeuner intitulé The Women in Global Entertainment Power Lunch. Il y avait là peut-être 200 femmes, venues du monde entier, et nous étions 3 Françaises. J'étais stupéfaite, accablée, désespérée. C'est à cette occasion que j'ai décidé de lancer l'association Pour les femmes dans les médias. »
— Site officiel PFDM, repris par Wikipédia