Tony Estanguet, canoéiste français né le 6 mai 1978 à Pau, est le seul athlète français avec Teddy Riner à avoir remporté trois médailles d'or olympiques en individuel dans trois Olympiades distinctes, toutes en C1 slalom (2000, 2004, 2012). Il est également triple champion du monde. Après sa carrière sportive, il a présidé le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, avant d'être réélu membre du Comité international olympique en mars 2025.
Tony Estanguet grandit à Pau, dans une famille où le canoë est une pratique transmise par le père, Henri Estanguet, trois fois vice-champion de France. Ses frères aînés Aldric et Patrice pratiquent eux aussi la discipline à haut niveau. Patrice décroche la médaille de bronze aux Jeux d'Atlanta en 1996. Tony s'entraîne au C.U. Pau Pyrénées Eaux Vives et remporte sa première manche de Coupe du monde dès 1996.
Aux Jeux de Sydney en 2000, il remporte la médaille d'or en C1 slalom. Il confirme à Athènes en 2004, avec 12 centièmes d'avance sur le Slovaque Michal Martikán. Porte-drapeau de la délégation française aux Jeux de Pékin en 2008, il est éliminé en demi-finale. Il revient à son meilleur niveau après avoir changé d'entraîneur fin 2008, décroche les titres mondiaux en 2009 et 2010, puis remporte un troisième or olympique à Londres le 31 juillet 2012. Il annonce sa retraite sportive le 29 novembre 2012 à Pau.
En 2012, il entre au CIO comme membre athlète. En 2017, il est élu co-président du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 (COJO). Il pilote pendant sept ans la préparation d'un événement évalué à 11 milliards d'euros. En mars 2025, lors de la 144e session du CIO à Costa Navarino, il est réélu membre du CIO avec 98 voix sur 101. La même année, il a refusé un poste de ministre dans le gouvernement français.
Tony Estanguet a trois fils, Titouan, Gabin et Léandre, nés de son mariage avec Laëtitia. Les Jeux de Paris ont coïncidé avec la fin de cette union, comme il l'a lui-même relaté dans son livre Par amour du sport, paru en novembre 2025. Il réside à Paris depuis sa reconversion dans la direction sportive, ses enfants étant restés à Pau.
Il s'exprime régulièrement sur la gouvernance du sport mondial, l'inclusion des femmes aux postes de direction des fédérations et l'impact social du sport dans les quartiers. En novembre 2025, depuis France Inter, il a appelé les acteurs publics à maintenir les investissements dans le sport français face aux coupes budgétaires annoncées.
Il est né et s'est formé à Pau (Béarn), sur le Gave de Pau, au sein du C.U. Pau Pyrénées Eaux Vives. Sa résidence est à Paris depuis les années 2010. Il est actif sur la scène olympique internationale depuis Lausanne, Paris et Costa Navarino.
L'éloignement de mon camp de base à Pau, de mes enfants, c'est ce qui a été le plus dur.
— Le Parisien, 21 juillet 2024
Je ne voulais pas choisir. C'est très difficile de mener cette double ambition sans avoir d'impact.
— Par amour du sport, novembre 2025 (repris par Purepeople)
La relation que j'ai avec mes enfants aujourd'hui est très forte. On a su parfaitement gérer cette histoire de Paris 2024.
— Par amour du sport, novembre 2025 (repris par Purepeople)
L'éloignement de mon camp de base à Pau, de mes enfants, c'est ce qui a été le plus dur.
— Le Parisien, 21 juillet 2024
Je ne voulais pas choisir. C'est très difficile de mener cette double ambition sans avoir d'impact.
— Par amour du sport, novembre 2025 (repris par Purepeople)
La relation que j'ai avec mes enfants aujourd'hui est très forte. On a su parfaitement gérer cette histoire de Paris 2024.
— Par amour du sport, novembre 2025 (repris par Purepeople)