Astronaute, médecin, scientifique et femme politique, Claudie Haigneré est la première Française à être allée dans l'espace en 1996, puis la première Européenne à embarquer à bord de la Station spatiale internationale en 2001. Elle a également été ministre dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin entre 2002 et 2005.
Née Claudie André, fille d'Emmanuel André, ingénieur, et de Simone Despierre, elle obtient son baccalauréat à quinze ans et intègre la faculté de médecine de Dijon, puis Cochin-Port-Royal à Paris. Rhumatologue de formation, elle exerce huit ans à l'hôpital Cochin tout en menant des recherches au Laboratoire de physiologie neurosensorielle du CNRS sur l'adaptation des systèmes sensori-moteurs en microgravité. Le 9 septembre 1985, le CNES la sélectionne parmi un millier de candidats comme astronaute. De 1990 à 1992, elle dirige les programmes de physiologie et de médecine spatiale à la division « Sciences de la vie » de l'agence. En octobre 1992, elle devient doublure de Jean-Pierre Haigneré pour la mission franco-russe Altaïr, lancée en juillet 1993, qu'elle suit depuis le centre de contrôle de Kaliningrad.
Le 17 août 1996, elle décolle à bord du Soyouz TM-24 avec les cosmonautes russes Valeri Korzoun et Aleksandr Kaleri pour la mission Cassiopée vers la station Mir, où elle séjourne seize jours. En juillet 1999, elle devient la première femme qualifiée pour commander le vol retour d'un vaisseau Soyouz. Le 21 octobre 2001, désormais membre du Corps des astronautes européens de l'ESA, elle s'envole de Baïkonour avec Viktor Afanassiev et Konstantin Kozeïev pour la mission Andromède, un vol de dix jours vers la Station spatiale internationale. De juin 2002 à mars 2004, elle est ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies auprès de Luc Ferry, puis ministre déléguée aux Affaires européennes auprès de Michel Barnier jusqu'en mai 2005.
1957 : naissance le 13 mai au Creusot, en Saône-et-Loire
1972 : obtention du baccalauréat à quinze ans
1981 : doctorat de médecine, faculté de Cochin
1985 : sélection comme astronaute par le CNES, le 9 septembre
1992 : thèse de doctorat en physiologie neurosensorielle
1996 : mission Cassiopée à bord de Mir, du 17 août au 2 septembre
1999 : qualification de commandant de vol retour Soyouz
2001 : mariage avec Jean-Pierre Haigneré le 19 mai ; mission Andromède vers l'ISS le 21 octobre
2002 : ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies
2004 : ministre déléguée aux Affaires européennes
2009 : nomination à la tête du futur Universcience
2015 : retour à l'ESA comme conseillère du directeur général
2023 : élévation à la Grand-croix de l'Ordre national du Mérite
2025 : marraine de la 17e Transat Café L'Or au Havre
Claudie André naît au Creusot, dans le bassin industriel de la Saône-et-Loire, deuxième d'une famille de trois enfants. Son père Emmanuel André est ingénieur, sa mère Simone Despierre. Après ses études primaires et secondaires au Creusot, elle est pensionnaire dans un foyer de religieuses à Dijon pendant ses études de médecine. Elle épouse en premières noces Paul Deshays, professeur agrégé d'éducation physique, et prend le nom d'André-Deshays avant leur divorce. Le 19 mai 2001, elle épouse le général de brigade aérienne et spationaute Jean-Pierre Haigneré, dont elle avait été la doublure pour la mission Altaïr. Le couple a une fille, Carla. Ses longues études lui valent le surnom de « Bac + 19 ».
Marraine de la Cité de l'espace de Toulouse et de l'Institut de myologie de la Pitié-Salpêtrière, elle s'investit auprès de l'Alliance des maladies rares avec la Fondation Groupama et de l'association Kourir, dédiée aux enfants atteints de polyarthrite juvénile. Elle préside le conseil scientifique de la chaire du Collège des Bernardins sur l'humanisme numérique entre 2014 et 2016. Membre de l'Académie des technologies depuis 2002, de l'Académie de l'air et de l'espace, de l'Académie des sports et de l'Académie internationale d'astronautique, elle pratique la gymnastique sportive en compétition dans sa jeunesse, et cite Apollo 11 comme l'événement déclencheur de sa vocation.
1 - Elle avait douze ans quand Neil Armstrong a marché sur la Lune le 21 juillet 1969, événement qu'elle décrit comme une révélation devant la télévision familiale au Creusot et qui a orienté toute sa vocation scientifique.
2 - Sa longue accumulation de diplômes — doctorat de médecine, certificats en biologie du sport, médecine aéronautique et spatiale, rhumatologie, DEA de biomécanique et thèse de neurosciences — lui a valu le surnom de « Bac + 19 » dans la presse scientifique française.
3 - En juillet 1999, elle devient la première femme au monde qualifiée pour commander le retour d'une capsule Soyouz, responsabilité technique distincte du simple statut de cosmonaute embarquée.
4 - Plusieurs établissements scolaires portent son nom de son vivant, dont le collège de Blanzy, près du Creusot, ainsi que des rues à Claira, Franqueville-Saint-Pierre, Marignane, Mudaison et Valliquerville.
5 - Elle a pratiqué la gymnastique sportive en compétition avant ses études de médecine, et compte le golf et l'art contemporain — peinture et sculpture — parmi ses centres d'intérêt déclarés à l'ESA.
- Métier(s) : astronaute, médecin rhumatologue, femme politique, conseillère de l'Agence spatiale européenne
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : Paul Deshays (premier mariage, divorcés), Jean-Pierre Haigneré (mariée le 19 mai 2001)
- Enfants : Carla
- Distinctions : Grand Officier de la Légion d'honneur, Grand-croix de l'Ordre national du Mérite (2023), Médaille de l'Aéronautique, Ordre russe de l'Amitié des peuples, Ordre du courage personnel, Croix de Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne
30 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
« Il faut garder l'esprit ouvert sur l'inattendu. »
— Conférence-dialogue Uni Dufour, Université de Genève, 7 mars 2009
« Je pensais que ça n'était pas possible, et là je m'aperçois que c'est possible. Je pensais que c'était un rêve, et là c'est une réalité. »
— Entretien patrimonial INA, à propos de l'alunissage d'Apollo 11
« J'avais douze ans quand Neil Armstrong est devenu le premier homme à marcher sur la Lune. Pour moi, ce fut une sorte de révélation. Je voyais un rêve devenir réalité. Une porte s'ouvrait. »
— Entretien ESA, 2001 (traduit de l'anglais)
« La sélection a eu lieu en 1985, j'étais alors médecin rhumatologue à l'hôpital Cochin de Paris. C'est là que j'ai vu l'annonce. Je remplissais tous les critères, et me suis alors dit : pourquoi pas moi ? »
— Entretien The Conversation, 17 août 2021
« Il faut garder l'esprit ouvert sur l'inattendu. »
— Conférence-dialogue Uni Dufour, Université de Genève, 7 mars 2009
« Je pensais que ça n'était pas possible, et là je m'aperçois que c'est possible. Je pensais que c'était un rêve, et là c'est une réalité. »
— Entretien patrimonial INA, à propos de l'alunissage d'Apollo 11
« J'avais douze ans quand Neil Armstrong est devenu le premier homme à marcher sur la Lune. Pour moi, ce fut une sorte de révélation. Je voyais un rêve devenir réalité. Une porte s'ouvrait. »
— Entretien ESA, 2001 (traduit de l'anglais)
« La sélection a eu lieu en 1985, j'étais alors médecin rhumatologue à l'hôpital Cochin de Paris. C'est là que j'ai vu l'annonce. Je remplissais tous les critères, et me suis alors dit : pourquoi pas moi ? »
— Entretien The Conversation, 17 août 2021