Francisco Tárrega

† à 57 ans
le 21 novembre 1852
Décédé le 15 décembre 1909
Naissance :  Vila-real ,  Espagne  
Nationalité : espagnole
Astrologie

Biographie

Figure majeure de la guitare classique, Francisco Tárrega est un compositeur et guitariste espagnol du XIXe siècle, souvent décrit comme le père de la guitare classique moderne, dont les pièces comme Recuerdos de la Alhambra, Capricho árabe ou Gran Vals structurent encore aujourd’hui le répertoire romantique pour guitare.


Parcours

Né le 21 novembre 1852 à Vila-real, dans la province de Castellón, Francisco de Asís Tárrega y Eixea grandit dans un milieu modeste où la guitare est déjà présente. Un accident dans un canal d’irrigation altère durablement sa vue et pousse son père à le faire étudier la musique à Castellón de la Plana. Il reçoit d’abord un enseignement de guitaristes et pianistes aveugles avant d’être remarqué en 1862 par le concertiste Julián Arcas. Après un passage à Barcelone, il entre en 1874 au Conservatoire de Madrid, où il étudie notamment la composition avec Emilio Arrieta. À la fin des années 1870, il enseigne, compose et donne des concerts en Espagne puis en France et au Royaume-Uni. À partir des années 1880, il se consacre presque exclusivement à la guitare, compose ses œuvres majeures et devient une référence pour une nouvelle école espagnole de guitare classique.


Repères de carrière

21/11/1852 : Naissance à Vila-real (province de Castellón, Espagne).
1862 : Rencontre avec Julián Arcas à Castellón, qui encourage sa formation à Barcelone.
1874 : Entrée au Conservatoire de Madrid, études de composition avec Emilio Arrieta.
Fin des années 1870 : Débuts comme professeur de guitare et de musique, premiers concerts réguliers en Espagne.
1880–1882 : Tournées à Lyon, Paris et Londres, développement d’un répertoire mêlant ses pièces et des transcriptions.
25/12/1882 : Mariage avec María José (María Josefa) Rizo à Novelda (province d’Alicante).
1884 : Naissance de son fils Francisco dit Paquito, à Novelda.
13/09/1885 : Naissance de sa fille María Rosalía dite Marieta, à Barcelone ; installation durable de la famille dans cette ville.
Années 1880–1890 : Compositions de pièces majeures pour guitare, dont Capricho árabe, Lágrima et Danza mora, et nombreuses transcriptions de Beethoven, Chopin, Albéniz ou Granados.
1899 : Achèvement de Recuerdos de la Alhambra, inspiré d’un séjour à Grenade et d’un travail sur le trémolo.
1900 : Voyage à Alger, qui nourrit l’écriture de Danza mora à partir de rythmes nord-africains.
1902 : Adoption d’un jeu sans ongles, qui marque durablement l’esthétique sonore de son école de guitare.
01/1906 : Accident vasculaire cérébral avec paralysie droite partielle ; reprise progressive des concerts après une longue rééducation.
02/12/1909 : Dernier travail noté, la pièce Oremus, peu avant sa mort survenue le 15 décembre 1909 à Barcelone.


Vie personnelle et engagements

Francisco Tárrega naît dans une famille où la musique tient une place pratique autant qu’économique. Son père, huissier, joue de la guitare et voit dans la musique un métier possible pour un fils à la vue fragilisée. En 1882, il épouse à Novelda la guitariste María José (María Josefa) Rizo. Le couple perd une première fille, María Josefa de los Ángeles, morte en bas âge, puis a trois autres enfants : Francisco dit Paquito (né en 1884), María Rosalía dite Marieta (née en 1885) et Concepción. Installée à Barcelone en 1885, la famille s’appuie sur le soutien décisif de la mécène Concepción Gómez de Jacoby, qui leur met une maison à disposition près de la ville. Grand fumeur, Tárrega voit sa santé se dégrader au début du XXe siècle. Il concentre son activité sur l’enseignement, formant des élèves comme Emilio Pujol ou Miguel Llobet, qui diffuseront sa méthode et son répertoire à l’international.


Anecdotes

1 – Enfant, Tárrega tombe dans une acequia (canal d’irrigation) sous la surveillance d’une nourrice, accident qui endommage sa vue et oriente définitivement sa vie vers la musique plutôt que vers un métier nécessitant une vision normale.
2 – En 1862, lors d’une tournée à Castellón, le guitariste Julián Arcas l’entend jouer et suggère à son père de l’envoyer à Barcelone pour étudier, ce qui le fait passer du statut de musicien local à celui d’élève d’un soliste reconnu.
3 – Lors d’un séjour à Londres, des amis l’exhortent à transformer sa mélancolie du déracinement en musique ; cette situation est à l’origine de la pièce Lágrima, souvent décrite comme un condensé de nostalgie en quelques mesures.
4 – Une riche mécène, Concepción Gómez de Jacoby, l’invite à séjourner à Grenade ; la visite de l’Alhambra et l’atmosphère du lieu nourrissent directement la création de Recuerdos de la Alhambra, devenu un des emblèmes de la guitare romantique.
5 – En 1900, à Alger, l’écoute répétitive d’un rythme de tambour l’inspire pour écrire Danza mora, pièce où il intègre des couleurs perçues comme orientalisantes dans le langage de la guitare européenne.
6 – Vers 1902, il renonce à jouer avec les ongles de la main droite à cause de problèmes de santé, ce qui l’amène à affiner une technique au bout des doigts qui influencera durablement la sonorité recherchée par ses élèves.
7 – Son Gran Vals contient un motif mélodique qui deviendra, bien après sa mort, la célèbre sonnerie de téléphones Nokia, faisant entrer une phrase de guitare romantique dans la culture populaire mondiale.
8 – Plusieurs de ses pièces portent le prénom ou le diminutif de ses enfants, comme Marieta ou Paquito, témoignant de l’imbrication constante entre sa vie familiale et son travail de compositeur.


Lieux de mémoire

Francisco Tárrega est étroitement associé à Vila-real, sa ville natale, et à Castellón de la Plana, où il a grandi et reçu ses premières leçons de musique. Il vit ensuite à Madrid puis surtout à Barcelone, où il compose l’essentiel de son œuvre. Mort à Barcelone le 15 décembre 1909, il est inhumé au cimetière de Sant Josep à Castellón de la Plana, devenu un lieu de recueillement pour les guitaristes classiques. Des concours et monuments, notamment à Benicàssim et Vila-real, perpétuent sa mémoire.


Contexte du décès

En janvier 1906, au sommet de sa carrière d’interprète et de pédagogue, Francisco Tárrega subit un accident vasculaire cérébral entraînant une hémiparésie du côté droit. Grand fumeur, il ne retrouve jamais totalement ses capacités physiques, même s’il parvient, après une longue rééducation, à rejouer en public et à continuer d’enseigner. Le 2 décembre 1909, il achève la pièce Oremus, souvent considérée comme son dernier travail. Treize jours plus tard, le 15 décembre 1909, il meurt à Barcelone à l’âge de 57 ans, des suites des complications de cet accident vasculaire et d’un état général très affaibli. Ses funérailles sont suivies dans le milieu musical catalan, puis son corps est transféré et enterré à Castellón de la Plana, où sa tombe au cimetière de Sant Josep devient un point de passage quasi obligé pour de nombreux guitaristes. Sa disparition est progressivement suivie, au XXe siècle, d’hommages institutionnels, dont un concours international qui porte son nom.


Points clés

• Métier(s) : compositeur, guitariste classique, pédagogue de la guitare
• Résidence principale : Barcelone, Espagne
• Relations : María José (María Josefa) Rizo (mariage à partir de 1882, jusqu’au décès de Tárrega en 1909)
• Enfants : María Josefa de los Ángeles (décédée en bas âge), Francisco dit Paquito (né en 1884), María Rosalía dite Marieta (née en 1885), Concepción (date de naissance non documentée avec précision dans les sources publiques consultées)
• Distinctions : figure fondatrice de l’école moderne de guitare classique ; concours international de guitare Francisco Tárrega (Benicàssim) créé en son honneur au XXe siècle

Autres guitaristes

Questions autour de Francisco Tárrega

Qui est né le même jour que Francisco Tárrega ?
Troy Aikman, Voltaire, Jacques Laffite, Maria Casarès et Carly Rae Jepsen sont nés le 21 novembre comme Francisco Tárrega.
À quel âge est mort Francisco Tárrega ?
Francisco Tárrega est mort à 57 ans, le 15 décembre 1909.
Qui est mort le même jour que Francisco Tárrega ?
Gabriel Péri, Marcel Meys, Bernard Darty, Johannes Vermeer et Blake Edwards sont morts le 15 décembre comme Francisco Tárrega.
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