Frédéric Diefenthal est un acteur et producteur français, né le 26 juillet 1968 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), d'origine alsacienne et corse, connu du grand public pour avoir incarné le policier maladroit Émilien dans la saga cinématographique Taxi aux côtés de Samy Naceri de 1998 à 2007.
Frédéric Pierre Diefenthal-Girau-Guyard quitte l'école à 15 ans et effectue plusieurs apprentissages : hôtellerie, coiffure, pâtisserie, avant de suivre brièvement des études d'architecture. Son orientation vers le théâtre survient après qu'un ami l'emmène à un cours. Claude Viriot le repère dans le public et l'invite à s'inscrire. Dès 1990, il obtient des cachets publicitaires et des rôles en série télévisée. Il joue dans le clip de François Feldman C'est toi qui m'as fait en 1991, puis un petit rôle dans La Totale ! de Claude Zidi. De 1993 à 2000, il tient un rôle récurrent dans Le juge est une femme sur TF1. En 1995, Malik Chibane lui confie le premier grand rôle au cinéma dans Douce France. En 1996, Pierre Mondy le dirige au Théâtre de Paris dans Bagatelle(s) de Noël Coward aux côtés de Gwendoline Hamon.
En 1998, le film Taxi de Gérard Pirès, produit par Luc Besson, propulse Diefenthal parmi les acteurs les plus vus en France : il y campe Émilien Coutant-Kerbalec, policier gauche formant un tandem avec le chauffeur Daniel Morales qu'incarne Samy Naceri. La franchise compte trois suites réalisées par Gérard Krawczyk entre 2000 et 2007. Parallèlement, il tourne dans Capitaine Conan de Bertrand Tavernier (1996), Belphégor, le fantôme du Louvre de Jean-Paul Salomé (2001) avec Sophie Marceau, puis les séries Clara Sheller (2005) et Flics, créée par Olivier Marchal (2008-2011). En 2013, il cosigne avec Pierre-Henri Moinet l'ouvrage Paris, capitale du crime aux éditions Michel Lafon. À partir de 2019, il incarne Antoine Myriel dans Demain nous appartient puis dans la série dérivée Ici tout commence sur TF1, rôle qu'il quitte progressivement au cours de l'année 2025.
1968 : naissance le 26 juillet à Saint-Mandé (Val-de-Marne).
1990 : premiers spots publicitaires et apparitions télévisées.
1991 : rôle dans La Totale ! de Claude Zidi ; clip de François Feldman.
1993 : début du rôle de Colas dans Le juge est une femme sur TF1 (jusqu'en 2000).
1995 : premier grand rôle au cinéma dans Douce France de Malik Chibane.
1996 : rôle secondaire dans Capitaine Conan de Bertrand Tavernier ; spectacle Bagatelle(s) au Théâtre de Paris avec Pierre Mondy.
1998 : succès national avec Taxi de Gérard Pirès, produit par Luc Besson.
2000 : Taxi 2 de Gérard Krawczyk.
2002 : Taxi 3 de Gérard Krawczyk.
2005 : rôle de JP dans la série Clara Sheller sur France 2.
2007 : Taxi 4 de Gérard Krawczyk, quatrième et dernier volet avec Samy Naceri.
2013 : publication de Paris, capitale du crime avec Pierre-Henri Moinet (Michel Lafon).
2019 : rejoint le casting de Demain nous appartient puis d'Ici tout commence sur TF1.
2023 : mariage avec Stéphanie Séguin le 15 juillet à Palavas-les-Flots.
2025 : départ progressif d'Ici tout commence, son personnage disparaissant du générique de la saison 6.
Frédéric Diefenthal est né d'un père d'origine alsacienne et d'une mère originaire du Gers, région où il passe son enfance dans le village de Saint-Puy. Il est de confession juive. Une relation avec l'actrice Claire Keim, rencontrée sur le tournage du Juge est une femme en 1999, prend fin en 2001. Il rencontre ensuite Gwendoline Hamon en 1996 lors des répétitions de Bagatelle(s). Le couple se marie en mai 2004 ; leur fils Gabriel naît la même année. Ils se séparent en 2013. Diefenthal est également père d'une fille née d'une relation restée discrète.
En 2015, Frédéric Diefenthal rencontre Stéphanie Séguin ; leur fils Solahn naît en 2018. Le couple se marie le 15 juillet 2023 sur une plage de Palavas-les-Flots. Pour les besoins du tournage d'Ici tout commence réalisé près de Sète, Diefenthal quitte Paris et s'installe à Palavas-les-Flots. Il déclare à l'occasion du Festival de la Comédie de Liège en 2017 pratiquer la musique en marge de sa carrière d'acteur et nourrir un projet de réalisation de long métrage. Son frère possède un restaurant dans le village familial de Saint-Puy, dans le Gers.
1 - Avant de devenir acteur, Frédéric Diefenthal a cumulé un CAP de coiffure, un apprentissage en hôtellerie et un stage en pâtisserie, avant de s'inscrire brièvement en architecture : un parcours de cinq métiers essayés entre 15 et 21 ans.
2 - C'est en accompagnant un ami que Claude Viriot, fondateur du cours qui porte son nom, repère Diefenthal installé au fond de la salle et l'invite spontanément à rejoindre sa formation, sans que le jeune homme l'ait sollicité.
3 - En 2017, il est membre du jury long métrage au Festival International de la Comédie de Liège et découvre des courts-métrages réalisés en quarante-huit heures, genre qu'il qualifie d'"époustouflant" dans une interview à Écran et Toile.
4 - Sa mère animait des ateliers de théâtre en classe de sixième : Diefenthal y participait de mauvaise grâce pour approcher une camarade, mais c'est là qu'il identifie, des années plus tard, son premier contact avec la scène.
5 - En 2022, il participe à l'émission Mask Singer sur TF1 déguisé en costume de pain d'épice, mais est identifié et démasqué dès le premier prime, mettant fin prématurément à sa participation au concours.
- Métier(s) : acteur, producteur
- Résidence principale : Palavas-les-Flots
- Relations de couple : Gwendoline Hamon (2004-2013), Stéphanie Séguin (marié depuis 2023)
- Enfants : Gabriel (2004), une fille (date non documentée), Solahn (2018)
- Distinctions : aucune distinction officielle documentée
J'ai appris à vivre le temps présent, à profiter du moment.
— Interview Écran et Toile, Festival de la Comédie de Liège, décembre 2017
Je pense que c'est comme les séances chez le psy, c'est important de payer soi-même ses cours de théâtre.
— Interview Écran et Toile, Festival de la Comédie de Liège, décembre 2017
Il y a des films qui changent une vie mais celui-là, il a tout bouleversé parce qu'en plus, c'était un film populaire.
— Interview Écran et Toile, Festival de la Comédie de Liège, décembre 2017
Émilien sans Daniel, ça n'avait pas de sens. Et puis c'est même une vraie satisfaction que ça se fasse sans moi : ça m'a collé à la peau et j'ai besoin de m'en libérer.
— TV Magazine, Le Figaro, 19 novembre 2017