Journaliste français né le 25 mai 1962 à Paris, Gilles Bouleau présente le journal de 20 heures de TF1 depuis le 4 juin 2012, après dix années passées comme correspondant à Londres puis à Washington. Il a annoncé en septembre 2025 envisager de quitter prochainement ce poste.
Gilles Bouleau étudie à l'Institut d'études politiques de Paris, section service public (promotion 1983), puis au Centre de formation des journalistes (CFJ, promotion 1986). À Sciences Po, il a notamment pour enseignant François Hollande. Après quelques mois passés sur Antenne 2, il remporte en 1986 la bourse Jean d'Arcy et rejoint la rédaction de TF1. Il passe par les services économie et social, politique intérieure, enquêtes et reportages et informations générales. Il couvre la Yougoslavie en 1987, l'élection présidentielle française de 1988, les Jeux olympiques d'hiver d'Albertville en 1992 et ceux de Lillehammer en 1994. En 1994, il devient grand reporter et chef adjoint au service arts et spectacles. De 1996 à 1999, il présente la matinale de LCI, puis devient rédacteur en chef adjoint de 19 h dimanche, magazine présenté par Ruth Elkrief sur TF1.
En juin 2001, Gilles Bouleau s'installe à Londres comme correspondant pour TF1. En juillet 2005, peu après les attentats du 7 juillet, il quitte la capitale britannique pour Washington, où il devient correspondant aux États-Unis pendant cinq ans. Il y couvre l'ouragan Katrina dès son arrivée en août 2005, puis l'élection présidentielle américaine de 2008 remportée par Barack Obama. De retour à Paris en juillet 2011, il devient le joker de Laurence Ferrari au journal de 20 heures, succédant à Harry Roselmack, puis succède à Jean-Claude Narcy à la tête des opérations spéciales. Le 4 juin 2012, il prend la présentation du 20 heures à la suite de la démission de Laurence Ferrari. Il anime depuis les soirées électorales de la chaîne et coprésente, avec Léa Salamé, le débat de l'entre-deux-tours opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen le 20 avril 2022.
1962 : naissance le 25 mai à Paris 14e
1983 : diplômé de Sciences Po Paris
1986 : diplômé du CFJ, lauréat de la bourse Jean d'Arcy, entrée à TF1
1992 : couverture des Jeux olympiques d'Albertville pour TF1
1994 : promu grand reporter
1996 : présentation de la matinale de LCI
2000 : publication chez Flammarion de L'Ordre du Temple solaire, les secrets d'une manipulation avec Arnaud Bédat et Bernard Nicolas
2001 : correspondant TF1 à Londres
2005 : correspondant TF1 à Washington
2011 : retour à Paris, joker de Laurence Ferrari, chef des opérations spéciales
2012 : prise de fonction au 20 heures de TF1 le 4 juin
2014 : interview de Vladimir Poutine à Sotchi avec Jean-Pierre Elkabbach
2022 : débat de l'entre-deux-tours Macron-Le Pen coprésenté avec Léa Salamé
2024 : Jean-Baptiste Boursier officialisé comme nouveau joker
2025 : annonce envisager un départ prochain du 20 heures
Gilles Bouleau naît à Paris 14e et grandit à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, alors municipalité communiste. Adolescent, il se passionne pour le fonctionnement des régimes totalitaires et collectionne les ouvrages sur l'Union soviétique. Il suit le parcours service public à Sciences Po Paris, qui prépare à l'ENA, et y a notamment pour enseignant François Hollande, futur président de la République. Il intègre ensuite le Centre de formation des journalistes. Il épouse Elizabeth Tran-Bouleau, diplômée de l'École supérieure de journalisme de Lille et chef de rubrique au service culture de TF1, avec qui il a deux filles dont les prénoms n'ont pas été rendus publics.
Au sein de TF1, Gilles Bouleau partage l'antenne avec Marie-Sophie Lacarrau au 13 heures et Anne-Claire Coudray le week-end, après avoir succédé à Laurence Ferrari et côtoyé Claire Chazal. Jean-Baptiste Boursier, arrivé de BFMTV en 2023 à la matinale de LCI, est devenu son joker en octobre 2024. Marathonien assidu, Gilles Bouleau participe à environ huit courses par an et a couru les marathons de Paris, Berlin et du Mont-Blanc. Sa rémunération mensuelle, estimée par la presse spécialisée, se situerait entre 30 000 et 45 000 euros.
1 - À 17 ans, Gilles Bouleau collectionne déjà les ouvrages sur les régimes totalitaires, notamment l'Union soviétique, alors qu'il grandit à Colombes, ville industrielle des pneus Kléber et bastion communiste, d'après le portrait que lui consacre l'Ojim.
2 - Son père, raconte-t-il à Télé-Loisirs en 2019, l'a tenu éloigné de la télévision jusqu'à ses 11 ans en lui faisant croire que la speakerine Denise Fabre le surveillait personnellement pour l'empêcher de regarder l'écran.
3 - Pour son tout premier reportage à TF1, juste après son embauche en 1986, il est envoyé au Cap d'Agde couvrir la fête des jeunesses du Front national et assiste en direct au jeu de mots de Jean-Marie Le Pen sur le ministre Michel Durafour.
4 - En 2000, il cosigne chez Flammarion avec Arnaud Bédat et Bernard Nicolas L'Ordre du Temple solaire, les secrets d'une manipulation, enquête de 451 pages menée en Suisse, en Belgique et au Canada sur les massacres de la secte.
5 - À Sotchi en juin 2014, lors de son interview de Vladimir Poutine réalisée avec Jean-Pierre Elkabbach, le président russe lui rétorque qu'il est « agressif » et cherche à « faire peur à tout le monde ».
6 - En septembre 2025, sur RTL dans On refait la télé, il déclare être « certain de ne plus être là dans 10 ans » à la tête du 20 heures, entamant alors sa quatorzième saison.
- Métier(s) : journaliste, présentateur du journal de 20 heures de TF1
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : marié à Elizabeth Tran-Bouleau, journaliste à TF1
- Enfants : deux filles
- Distinctions : bourse Jean d'Arcy (1986)
« Je suis certain de ne plus être là dans 10 ans. »
— RTL, On refait la télé, septembre 2025
« Je pense que j'ai toujours voulu être journaliste. Mes parents vous auraient dit que j'étais un enfant maladivement curieux et un peu casse-bonbons. »
— Entretien La revue des médias (INA), « Le JT ne mourra pas dans un avenir prévisible »
« C'était un jeu d'échecs dans le sens où il était aussi redoutable que redouté, et surtout très attendu, au vu des très rares entrevues qu'il accorde aux médias internationaux. »
— Entretien L'Orient-Le Jour, à propos de Vladimir Poutine
« Lorsque j'ai débuté le métier de présentateur du 20 heures, cela a été une double rupture : j'avais été reporter presque toute ma vie professionnelle, à l'exception de trois années où j'ai présenté le journal sur LCI. »
— Entretien La revue des médias (INA), « Le JT ne mourra pas dans un avenir prévisible »
« Je suis certain de ne plus être là dans 10 ans. »
— RTL, On refait la télé, septembre 2025
« Je pense que j'ai toujours voulu être journaliste. Mes parents vous auraient dit que j'étais un enfant maladivement curieux et un peu casse-bonbons. »
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« C'était un jeu d'échecs dans le sens où il était aussi redoutable que redouté, et surtout très attendu, au vu des très rares entrevues qu'il accorde aux médias internationaux. »
— Entretien L'Orient-Le Jour, à propos de Vladimir Poutine
« Lorsque j'ai débuté le métier de présentateur du 20 heures, cela a été une double rupture : j'avais été reporter presque toute ma vie professionnelle, à l'exception de trois années où j'ai présenté le journal sur LCI. »
— Entretien La revue des médias (INA), « Le JT ne mourra pas dans un avenir prévisible »