Écrivain auvergnat, traducteur et enseignant, Jean Anglade est connu pour une œuvre romanesque largement inspirée de l’Auvergne, de son histoire sociale et de ses paysages, tout en s’appuyant sur une solide formation de professeur d’italien et de lettres.
Né le 18 mars 1915 au hameau des Bonnets, commune d’Escoutoux (Puy-de-Dôme), Jean Anglade grandit dans un milieu modeste, orphelin de père après la Première Guerre mondiale. Il suit le cours complémentaire puis intègre l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand, tout en poursuivant en autodidacte des études de lettres. Après quelques années comme instituteur, il devient professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers, puis obtient en 1947 l’agrégation d’italien. À partir de 1949, il enseigne l’italien au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, fonction qu’il occupe jusqu’en 1975, avant de prolonger l’enseignement à l’École supérieure de commerce jusqu’en 1980. Parallèlement, il publie à partir de 1952 de nombreux romans et essais, construisant une œuvre continue sur plusieurs décennies.
18 mars 1915 : Naissance au hameau des Bonnets, Escoutoux (Puy-de-Dôme).
1935 : Mariage avec l’institutrice Marie Ombret.
1942-1944 : Débuts comme professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers.
1947 : Obtention de l’agrégation d’italien.
1949-1975 : Professeur d’italien au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
1952 : Parution du premier roman, Le Chien du Seigneur.
1957 : Réception du Prix du roman populiste pour L’Immeuble Taub.
1962 : Réception du Prix des Libraires pour La Foi et la Montagne.
1969 : Publication de Une pomme oubliée, adapté à la télévision.
Années 1970-1980 : Cycle auvergnat avec notamment Le Tilleul du soir, Les Ventres jaunes, La Bonne rosée.
1985 : Chevalier du Mérite de la République italienne pour son travail de traduction.
2015 : Célébration de ses 100 ans.
22 novembre 2017 : Décès à Clermont-Ferrand à l’âge de 102 ans.
Jean Anglade naît dans une famille ouvrière, fils d’un maçon et d’une servante employée dans un château. Son père meurt au front en 1916, ce qui marque une enfance tournée vers le travail précoce et la solidarité familiale. Sa mère se remarie en 1920 avec un charretier, et le futur écrivain participe aux tâches du foyer tout en poursuivant ses études. En mai 1934, il rencontre l’institutrice Marie Ombret, qu’il épouse en 1935 et qui restera sa collaboratrice jusqu’à sa disparition en 2002. Le couple a une fille, Hélène, née le 26 décembre 1943. Sa foi catholique et son intérêt pour la vie sociale et paysanne irriguent ses engagements littéraires et ses interventions publiques.
1 – Lors de son service militaire dans une unité de météorologie à la base aérienne d’Aulnat, il fournit les bulletins météo à un écrivain aviateur avant ses vols.
2 – Son premier roman, Le Chien du Seigneur, consacré à un prêtre-ouvrier, provoque des réactions vives dans le clergé local et lui vaut un sermon de l’archevêque de Clermont.
3 – Le succès du roman Une pomme oubliée, publié en 1969 et adapté pour la télévision, constitue un tournant en orientant durablement son œuvre vers des récits situés en Auvergne.
4 – Installé à Ceyrat près de Clermont-Ferrand, il conserve une discipline d’écriture quotidienne, travaillant chaque jour à son bureau y compris très âgé.
5 – Un cercle « Jean-Anglade » et un prix littéraire portant son nom ont été créés pour distinguer des premiers romans reprenant certaines thématiques présentes dans ses livres.
Les principaux lieux de référence associés à Jean Anglade couvrent le hameau des Bonnets à Escoutoux, sa commune natale, la ville de Thiers où il passe son enfance, et Clermont-Ferrand où il enseigne et décède. Sa maison de Ceyrat, près de Clermont-Ferrand, constitue un lieu central de son travail littéraire, tout comme le cimetière de Ceyrat où ses cendres sont déposées.
Jean Anglade meurt le 22 novembre 2017 à l’âge de 102 ans, à Clermont-Ferrand, après plusieurs épisodes de santé fragilisant son autonomie. Sa fin de vie se déroule entourée de sa famille, de proches et du personnel soignant. Une cérémonie d’hommage est célébrée en la cathédrale de Clermont-Ferrand. Il est crématisé et ses cendres sont déposées au cimetière de Ceyrat.
• Métier(s) : écrivain, romancier, essayiste, traducteur, professeur de français, professeur d’italien
• Résidence principale : Ceyrat, France
• Relations : Marie Ombret (épouse, 1935-2002)
• Enfants : Hélène (née 1943)
• Distinctions : Prix du roman populiste (1957), Prix des Libraires (1962), Prix de l’Académie française (1971), Chevalier du Mérite de la République italienne (1985), Officier des Arts et Lettres (2010)